Je suis parti à la rencontre virtuelle de deux Thudiniennes, Pauline et Elisa qui ont comme ambition de lancer une section locale Jeunes MR au sein de leur commune. Une interview en vue d’en apprendre un peu plus sur la création en cours afin de vous motiver, vous aussi, à vous lancer dans l’aventure ! Par Cyril Marlier, journaliste Piccolo Petite présentation en guise d’introduction. Pauline a 27 ans et elle possède un Master en Administration publique. Elle est aujourd’hui Attachée parlementaire au Gouvernement Wallon. Thuin a toujours été au centre de ses préoccupations et c’est pour cette raison qu’elle participe à des actions citoyennes. Ancienne animatrice scoute, elle s’implique dans un nouveau service club de femmes de moins de 40 ans. Elisa a 22 ans et est encore aux études (Administration publique à l’UCLouvain). Sa ville compte beaucoup pour elle et elle veut la défendre coûte que coûte. Elisa est animatrice scoute également, ce qui lui demande un grand investissement en temps et en énergie en plus de ses études. Elle est « tombée » dans la politique toute jeune grâce à sa marraine qu’elle a toujours soutenue et aux côtés de qui elle a beaucoup appris. Les parcours de Pauline et Elisa sont presque identiques, que ce soient leurs études ou leurs activités ; on peut dire qu’elles se sont parfaitement trouvées. Quand elles discutent entre elles, leurs objectifs et leurs projets fusionnent parfaitement. Thuin faisait auparavant partie de la section d’Arrondissement de la Haute Sambre, qui est en train de s’éteindre. Elles ont donc pris la décision de lancer une section propre à leur commune. Pourquoi vouloir créer une section locale ? Le principal objectif pour l’avenir est de recruter un maximum de jeunes et de créer ainsi un groupe dynamique et impliqué. Dans la future section locale, Elisa insiste sur l’importance de permettre l’échange autour des valeurs libérales sans obligatoirement être engagé politiquement. Pour les deux jeunes femmes, créer un mouvement de jeunes libéraux à Thuin est important. Leurs activités permettraient de donner aux jeunes un espace pour échanger autour des valeurs communes à défendre. Elles ont déjà plusieurs projets en tête, comme la distribution de chocolats dans les Maisons de Repos, la collaboration avec le CPAS afin d’aider les enfants ou encore des Afterworks sur des sujets divers. Au vu de l’actualité, la création de leur section est malheureusement en pause. Mais ce n’est que partie remise ! De plus, elles souhaitent aussi aller plus loin et créer une synergie avec tous les mouvements de jeunesses libéraux de la région afin de mettre en place des activités en commun. Déjà des idées pour le prochain Congrès national des Jeunes MR ? Vivant dans des régions très rurales, Pauline et Elisa veulent défendre les agriculteurs lors du prochain Congrès et proposer des motions concrètes pour les aider. Tant pour Elisa que pour Pauline, l’égalité homme-femme est également un combat qu’elles comptent mener à bien. Cette période nous rappelle aussi que beaucoup de personnes âgées se retrouvent isolées. Une solitude qui les touche particulièrement. Avec 1 million d’€ pour votre future section, que feriez-vous ? Si les deux jeunes Thudiniennes avaient 1 million d’euros pour leur section… l’une achèterait des masques et l’autre installerait un ascenseur entre la ville basse et la ville haute… Plus sérieusement, Elisa a un projet qui lui tiendrait à cœur si elle en avait les moyens. Thuin est une ville avec une population privilégiée mais ce n’est pas le cas de tous. Alors, il s’agirait de créer un lieu de rencontre, d’accueil où les jeunes en difficulté pourraient venir et être écoutés. Elisa voudrait un endroit ludique où tout le monde pourrait trouver sa place. En conclusion Elisa fera un remerciement au personnel du Home “Le Gai Séjour”. Elle souligne l’engagement de celui-ci face à la crise que nous vivons actuellement. Elle prend conscience de la charge de travail des soignants en allant y travailler chaque weekend. Merci aux infirmiers, aux assistants sociaux, aux responsables et aux cuisiniers. Envie de participer à la création de la section de Thuin avec elles ? Si tu habites dans la région de Thuin et que tu souhaites t’investir dans ta ville, n’hésite pas à contacter Elisa Moreau (https://www.facebook.com/elisa.moreau.75) et Pauline Desmet (https://www.facebook.com/pauline.desmet.14) sur les réseaux sociaux en message privé. Envie de créer ta propre section locale dans ta commune ? Si tu souhaites créer une structure Jeunes MR propre à ta commune, n’hésite pas à envoyer un email à info@jeunesmr.be ! Nous te guiderons, étape par étape, et nous t’aiderons à mettre sur pied et à faire reconnaitre officiellement ta section. Précédent Suivant
Jour : 1 mai 2020
Durant cette période difficile de confinement, beaucoup de salariés se retrouvent au chômage temporaire et beaucoup d’indépendants se voient contraints de diminuer ou d’arrêter leurs activités. Malgré une aide de l’Etat envers les indépendants et l’octroi d’allocations de chômage aux salariés, beaucoup voient leurs revenus diminuer et cela a un impact important sur le budget des Belges. C’est pourquoi le Ministre des finances, Alexander De Croo (OpenVld), en accord avec la Banque Nationale Belge et Febelfin (Fédération Belge du Secteur Financier) a décidé de permettre aux Belges de suspendre temporairement le remboursement de leurs crédits hypothécaires pendant une période maximale de 6 mois. L’une des conditions est que le total des actifs mobiliers sur le compte à vue et le compte épargne soit inférieure à 25 000 euros. Pour les personnes ayant des revenus nets inférieurs ou égaux à 1700 euros, aucun intérêt supplémentaire ne sera calculé. Pour tous les autres emprunteurs, les intérêts seront reportés. C’est une bonne mesure qui permettra d’alléger le budget d’une partie des Belges, car cette mesure ne concerne que les Belges propriétaires de leur habitation et non les locataires. Par Melis Oz, journaliste Piccolo
Aujourd’hui , munie de mon plus joli masque je suis partie à la rencontre de Christine De Scheemaeker, mandataire à Neupré (Province de Liège). Qui est cette personne pétillante et pleine d’énergie ? Quel est son parcours ? Qu’est-ce qui l’anime ? C’est ce que nous allons découvrir ensemble. Propos recueillis par Julie Labeille. Christine De Scheemaeker Directrice du CPAS de Clavier, Conseillère de l’action sociale au CPAS de Neupré et Coach de vie L’interview PEUX-TU TE PRÉSENTER ? Je m’appelle Christine De Scheemaeker, j’ai 46 ans, j’habite Neuville-en-Condroz depuis presque onze ans, mais je suis originaire de Bruxelles. Précédemment, j’habitais Nandrin mais aujourd’hui je vis à Neupré avec mon fils de quinze ans. QUELLE EST TA PROFESSION ? Je suis Directrice Générale du CPAS de Clavier depuis huit ans et demi. J’ai aussi une activité d’indépendante complémentaire dans le secteur du coaching et parallèlement à tout cela, j’occupe le poste de trésorière de l’association « Aide Action Médiation » (qui s’occupe des personnes en médiation de dettes). QUEL MANDAT AS-TU À NEUPRE, DEPUIS COMBIEN DE TEMPS ? Je suis conseillère de l’action sociale au CPAS de Neupré depuis janvier 2019. DEPUIS COMBIEN DE TEMPS ES-TU ENGAGÉE EN POLITIQUE ET QUEL EST TON PARCOURS ? Avant ce mandat-ci à Neupré, j’étais aussi conseillère de l’action sociale mais pour le CPAS de Nandrin, puisque je vivais là avant. J’ai eu ce mandat de 2006 à 2009. Ma vie professionnelle a toujours touché à la politique puisque j’ai longtemps travaillé comme attachée parlementaire, tant au Sénat qu’à la Chambre. C’est d’ailleurs un parlementaire pour lequel je travaillais qui m’a encouragée à faire campagne dans ma Commune. Quand je me suis installée à Nandrin, la section locale m’avait contactée, puisqu’ils étaient à la recherche de nouveaux membres, et de fil en aiguille j’ai mené ma première campagne électorale et eu mon premier mandat. De 2009 à 2019, je n’ai pas eu de mandats politique mais mes activités professionnelles étant directement liées à la politique, je ne m’en suis jamais vraiment éloignée. QU’EST CE QUI T’AS MOTIVÉ À T’ENGAGER EN POLITIQUE ? Ce qui m’a motivé dans cet engagement politique c’est ma vie professionnelle. Comme je l’ai dit précédemment, j’ai toujours été en contact avec ce monde-là et de fil en aiguille c’est devenu une évidence pour moi de m’impliquer dans la vie de ma Commune. C’est grâce aux encouragements que j’ai reçus d’une part d’un parlementaire, d’autre part de ma Commune que j’ai décidé de sauter le pas et de faire campagne. FAIRE DE LA POLITIQUE C’EST PAS MAL DE STRESS.QUE FAIS-TU DE TON TEMPS LIBRE? Au niveau d’un mandat de conseillère au CPAS, je n’ai pas vraiment envie de parler de gros stress. C’est beaucoup de responsabilités, nous prenons des décisions sur des dossiers qui touchent des humains donc oui, c’est important. Ce n’est pas non plus un mandat d’Echevin où là, ils ont des grosses responsabilités, des grosses décisions à prendre quant à la gestion d’une Commune. Ici c’est encore autre chose, mais il est vrai que ça demande beaucoup d’énergie quand on veut le faire correctement. J’essaye d’être présente le plus possible aux réunions, j’aime prendre connaissance des dossiers, en plus de ceux de mon travail, alors pour évacuer les tensions, je me tourne vers le sport. COMMENT ARRIVES-TU À COMBINER VIE POLITIQUE ET VIE PRIVÉE ? Je pense que c’est le grand dilemme de pas mal de monde. C’est important de se mettre des balises et de pouvoir se garder des plages horaires pour soi. Il faut se dire qu’à côté de la vie professionnelle et des mandats politiques, il y a aussi la vie privée, qui ne faut pas perdre de vue. QUEL DOSSIER POLITIQUE SOUHAITES-TU METTRE EN AVANT ? Cela va dans la logique de ma formation, de mon métier et du mandat que j’occupe. J’ai très envie de prioriser tout ce qui a trait à l’action sociale, c’est quelque chose qui me tient à cœur, surtout au niveau local, où elle prend toute son importance. Cela passerait selon moi par un meilleur accompagnement de tous les demandeurs qui se tournent vers les CPAS, notamment en luttant contre les stigmatisations liées au CPAS et en facilitant l’accès des centres aux personnes qui en ont besoin. Pour moi c’est important de pouvoir accompagner les demandeurs, sachant que de plus en plus de personnes se tournent vers nous puisque les missions du CPAS s’élargissent et se développent. Par exemple, à l’heure où nous avons la chance de posséder des mécanismes de réinsertion social, je trouve que c’est important de les mettre à disposition des demandeurs d’emploi, via les Centres Publics d’Actions Sociales. EN QUOI CETTE THÉMATIQUE EST-ELLE IMPORTANTE AU NIVEAU COMMUNAL ? Chaque Commune dispose d’un CPAS, il est le bras social de la Commune. Nous n’avons pas vocation à faire du profit, ce n’est pas notre raison d’exister. Nous développons des services et des projets pour nos concitoyens. Nous recevons une grosse partie de notre dotation de la Commune, elle est importante pour nous. Les autres niveaux de pouvoir aussi interviennent, d’ailleurs le Fédéral a augmenté sa participation ces dernières années. Y AURAIT-IL D’AUTRES MESURES À APPLIQUER POUR CONCRÉTISER CE QUE TU SOUHAITES METTRE EN AVANT ? D’autres mesures non. Il faudrait principalement renforcer les mécanismes qui sont en œuvre et je pense que nous sommes sur la bonne voie. Ces dernières années nous avons eu une augmentation des subsides pour que nous puissions être un vrai moteur social au niveau local. QUE FAISAIS-TU AUX JEUNES MR ? J’ai eu la chance d’y être pendant les années où j’étais attachée parlementaire, d’ailleurs quand j’ai fait ma première campagne électorale j’avais encore l’âge d’être « Jeune MR » (rires). J’ai des beaux souvenirs de cette campagne où nous faisions des photos de groupe sous la bannière « Jeunes MR », il y avait une belle énergie. Je n’y avais pas de rôle en particulier mais j’ai pu participer à toute cette belle dynamique. Quand je vois aujourd’hui