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Chars occidentaux en approche !

La 25 janvier 2023, la nouvelle tombe. Les Etats-Unis donnent leur feu vert pour la livraison des chars M1 Abrams. Cette annonce suit celle de l’Allemagne qui après des semaines d’hésitation a donné enfin son aval pour l’envoi de ses chars lourds du nom de Léopard II à l’Ukraine. Le feu vert est également donné aux pays de l’Otan qui disposent de ces chars de production allemande. Le Royaume-Uni lui aussi enverra ses chars du nom de Challenger II.  Les chars occidentaux peuvent-ils changer le cours de cette guerre ?   Les chars qui seront livrés prochainement à l’Ukraine sont très puissants. Mundo Frank Ledwidge, ancien officier de l’armée britannique et actuellement professeur de stratégie et de capacité militaires à l’université de Portsmouth en Angleterre, a confié à la BBC que les meilleurs chars du monde sont allemands, britanniques et américains. Ces chars vont apporter une très grande aide aux hommes qui se battent sur le front.  Cette action implique-t-elle l’OTAN dans ce conflit armé ? L’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord garantit une sécurité qui repose sur un engagement sans failles en faveur de la défense collective, ce qui assure aux Alliés une sécurité lors de l’envoi des armes à l’Ukraine. Leur sécurité ne sera pas compromise. En d’autres termes, les pays membres de l’OTAN qui fournissent une aide militaire, financière à l’Ukraine ne seront pas impliqués directement dans ce conflit qui oppose l’Ukraine (pas encore membre de l’OTAN) et la Russie.  Comment évoluera ce conflit à l’est de l’Europe ? L’Ukraine s’approche-t-elle d’une victoire ? Combien va durer cette guerre ? Deux ans ? Cinq ans ? L’avenir nous le dira. Wiktoria Wojslawowicz Sources : https://www.bbc.com/afrique/articles/ceqg7de1901o https://www.nato.int/cps/fr/natohq/topics_192648.htm https://www.nato.int/cps/fr/natohq/topics_133127.htm https://www.touteleurope.eu/l-ue-dans-le-monde/guerre-en-ukraine-ou-en-est-l-union-europeenne/

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Rencontre avec Olivier Chastel

Rencontre avec Olivier Chastel   Le Débrief’Mag est parti à la rencontre de Olivier Chastel, eurodéputé et membre de Renew Europe.     Comment est-ce qu’on passe de pharmacien à homme politique et député européen ?   De manière assez simple. D’abord, on est intéressé par la chose publique et puis il faut ce brin de hasard, ou de chance, qui te fait rencontrer la bonne personne et ça a été mon cas. L’anecdote veut que ma mère fût pharmacienne à Charleroi et un jour en rentrant de l’université, je passe derrière le comptoir de la pharmacie et là devant quelqu’un que je n’avais jamais vu, mais qui lui demande si elle veut bien être candidate aux élections communales qui s’annoncent. Ma mère dit « non, absolument pas. Je suis sympathisante du parti libéral, mais je n’ai pas le temps de m’occuper de ça.» Et, moi, en blaguant, je dis au type qui est là devant : « Si elle veut pas, moi je veux bien ». Je continue ma route sans attendre, parce que je le faisais vraiment en blaguant. Et 3 jours après, cette personne m’a rappelé en disant : « Oui, j’étais celui qui se trouvait devant votre maman. Est-ce qu’on peut se voir pour en discuter [des élections communales] ? » Pour moi, c’était en blaguant. Mais il voulait quand même en parler. Toute cette histoire démarre de cette anecdote puisque j’ai été candidat aux élections communales de 1988. Si je suis encore candidat en 2024, c’est peut-être bien ma septième élection. Puis de là, les élections législatives, d’abord comme suppléant, puis comme effectif. Ensuite une carrière ministérielle à différents niveaux jusqu’à même président du Mouvement Réformateur, puis député européen. C’est une suite de concours de circonstances, mais évidemment un intérêt pour la chose publique.     De manière un peu plus générale, on dit souvent que la jeunesse est désintéressée de la politique et particulièrement celle européenne. Comment est-ce qu’on peut faire pour intéresser cette jeunesse à la politique en générale et européenne ?     Je pense que, très globalement, notre population s’intéresse, si on en croit les études et opinions, de moins en moins à la politique. Probablement, parce qu’ils sont déçus, qu’ils ne se sentent pas concernés ou parce qu’ils ne se reconnaissent plus dans ceux qui sont élus. J’ai la faiblesse de penser que moins on maîtrise le niveau de pouvoir, à la fois dans son institutionnel et dans son mode de décision; nos citoyens ne s’y retrouvent plus, la jeunesse en particulier. C’est donc ce qui pose problème au niveau européen. Ce niveau est plus éloigné de nos concitoyens et de nos jeunes en particulier. On peut débattre de ça car c’est tout l’inverse, tout ce qui se discute au niveau européen est retranscrit dans les lois et législations fédérales. C’est aussi le niveau de pouvoir où la complexité institutionnelle est redoutable.    Qui décide en Europe ? C’est toujours la bonne question. Parfois, il n’y a qu’un siège pour deux, on l’a vu dans des circonstances particulières et donc, plus le niveau de pouvoir est éloigné, plus le niveau institutionnel est éloigné et plus le mode de décision est compliqué. Il n’y a pas plus compliqué qu’une décision européenne, puisqu’on sait que si la commission propose un certain nombre de texte, pour que ces derniers entrent en application dans les 27 états membres, il faut que le parlement et le conseil européen tombent d’accord sur un texte de compromis tout en sachant que pour certaines matières, il faut que tous les membres soient d’accords entre eux. Il faut avouer que quand on additionne les trois paramètres, l’éloignement, l’institutionnel et le mode de décision, on ne peut qu’être éloigné de nos concitoyens et des jeunes, même si l’Europe donne beaucoup d’énergie à faire connaître les thématiques qu’elle aborde. On a eu à la suite de cette législature, avec la pandémie de Covid, une bonne occasion de montrer à nos concitoyens tout l’intérêt de l’Union Européenne, le fait d’être solidaire, d’être soudé et prendre des décisions rapides et communes. L’Europe a des atouts pour montrer qu’elle s’occupe d’un certain nombre de sujets qui touchent au plus proche de nos concitoyens et qu’elle sait être efficace. C’est vrai qu’on constate qu’elle est très forte après une crise ou pour répondre à une crise.    Pourquoi est-elle surtout efficace à l’occasion d’une crise ?    Parce que c’est à l’occasion d’une d’entre-elle que 27 chefs d’états crient au secours. Sinon, dans le fonctionnement normal de l’Union Européenne, les différents chefs et ministres d’états ont surtout comme motivation de faire en sorte que les décisions prises favorisent le pays qu’ils représentent. Ce n’est pas avec cet état d’esprit qu’on prend des décisions responsables, cohérentes, solidaires sur l’ensemble du territoire européen. Par contre, en temps de crise, quand on se rend compte que tout seul, on est pas grand chose (même pour des grands pays européens), c’est à ce moment là qu’on commence à se serrer les coudes jusqu’à prendre – et on l’a vécu dans la foulée du Covid – des décisions historiques qu’on aurait pas imaginé il y a quelques années. La manière de financer le plan de relance, c’est-à-dire faire en sorte que les 27 États membres soient solidaires dans des emprunts contractés ensembles dans l’Union Européenne. Les crises permettent à l’Union d’avancer. Ce qu’on doit faire, c’est valoriser notre capacité de solidarité ensemble sur l’Union Européenne. C’est en mettant en avant des succès, comme ceux qu’on a vécu durant la crise Covid, qu’on peut faire comprendre aux gens  que l’Union Européenne est ce qu’on fait de mieux sur notre continent.   Mais justement, vous parlez de crise et d’atouts, si on devait faire un check-up « santé », comment se porte l’Europe maintenant ? Bien, pas bien, encore des améliorations à faire ?   Ni très bien, ni très mal. Comme je viens de le dire, on a pas inventé mieux comme démocratie et efficacité européenne. Je pense que l’Europe doit évoluer pour montrer à

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Les Russes se moquent de nous !

Par Gauthier JACQUES

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Le Haut Karabagh: éternel conflit dans les montagnes du Caucase

Par Olivier Humblet

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Une femme en politique…

Par Gauthier Jacques

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Le revenu universel selon Thomas Paine

Thomas Paine, intellectuel, pamphlétaire, philosophe révolutionnaire britannique, américain et français, naquit en 1737 en Grande-Bretagne et décéda à Greenwich Village (New York) en 1809. Il est mondialement connu pour son engagement durant la révolution américaine (1775-1783) en faveur de l’indépendance des treize colonies britanniques en Amérique du Nord. Il a exposé ses positions dans un célèbre pamphlet intitulé Le Sens commun, publié quelques mois avant la signature de la Déclaration d’indépendance américaine en 1776. Dans Le Sens commun (Common sens de son titre original), Paine dénonce l’administration britannique. Le révolutionnaire trouvait anormal qu’une île règne sur un continent. Il sera le précurseur, comme l’évoque l’historien Howard Zinn (1922-2010), à de ce qu’on appel en droit international « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » (ou droit à l’autodétermination). C’est un principe selon lequel chaque peuple dispose ou devrait disposer du choix libre et souverain de déterminer la forme de son régime politique, indépendamment de toute influence étrangère.   Dans son ouvrage pamphlétaire, Thomas Paine propose que les États-Unis se munissent d’une constitution ainsi qu’un canevas à suivre afin de rédiger une Charte des Colonies Unies. Cette charte serait en quelque sorte un Magna Carta américaine. Pour rappel, la Magna Carta originale désigne plusieurs versions d’une charte arrachée pour la première fois par le baronnage anglais au roi Jean sans Terre en juin 1215 après une courte guerre civile qui culmine par la prise de Londres. Les barons, excédés par les demandes militaires et financières du roi et par les échecs répétés en France, y imposent, dans un esprit de retour à l’ordre ancien, leurs exigences : la libération d’otages retenus par le roi, le respect de certaines règles de droit propres à la noblesse, la reconnaissance des franchises ecclésiastiques et bourgeoises, le contrôle de la politique fiscale par un Grand Conseil.   Dans son ouvrage Justice agraire, l’auteur « propose un impôt de dix pourcents sur les transmissions de terre lors des successions et d’utiliser les sommes récoltées pour verser à chaque personne à l’âge de 21 ans une dotation de 15 livres puis à toutes les personnes âgées de plus de 50 ans 10 livres par an à vie » (Van Parijs, 2005). Sources: Damon Julien, Pauvreté et précarité en chiffres, Les Cahiers français, n° 390, 2016, pp. 8-14. Lacroix, Jean-Michel. Histoire des États-Unis, PUF, coll. « Quadrige », 2006, p. 74. Ferry, Jean-Marc. 2016. L’allocation universelle: pour un revenu de citoyenneté. Nouvelle éd. Lexio. Paris: les Éditions du Cerf. Spence, Thomas.  The Rights of Infants. 1797, p.87. Vanderborght, Yannick. Van Parijs, Philippe. L’allocation universelle. 2005. Repères 412. Paris: la Découverte

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L’utilisation des armes à feu aux États-Unis, le combat face au lobbying

L’utilisation des armes à feu aux États-Unis, le combat face au lobbying Le mardi 24 mai dernier, un individu âgé de 18 ans a ouvert le feu dans une école élémentaire du Texas. Ce dernier a tué 21 personnes, deux adultes et dix-neuf enfants. Cet événement a bien évidemment choqué une multitude de personnes. Chaque année, de nombreuses attaques visant des écoles ont lieu. En moyenne, il y a 1,75 tueries par jour aux États-Unis. Le président américain, Joe Biden, et la vice-présidente Kamala Harris ont affirmé qu’ils lutteront contre les armes à feu : « trop c’est trop » a martelé la vice-présidente. Mais est-ce aussi simple que ça ? Les États-Unis d’Amérique sont l’un des pays qui vendent le plus d’armes au monde. Dans le pays de l’oncle Sam, on considère qu’avoir une arme est un droit inaliénable. La lutte s’annonce compliquée. Avant tout, il est nécessaire de rappeler quelques chiffres. Chaque année, aux États-Unis, en moyenne, 40.620 personnes meurent à cause des armes à feu. Soit 111 personnes par jour. De nombreuses victimes sont dues à des homicides. En 2021, il y avait 45.010 morts, dont 20.920 pour homicide, soit 46%. Les tueries de masses sont omniprésentes et la situation ne s’améliore pas. De nombreuses voies, dont celle du président Joe Biden, se lèvent pour tenter de réduire la vente d’armes. Toutefois, elles doivent faire face à un puissant lobby : la NRA ou National Rifle Association of America. Cette puissante organisation a été créée en 1871. À son début, elle regroupait des chasseurs. Aujourd’hui, l’association compte six millions d’adhérents. Son but est de protéger le second amendement de la Constitution qui donne à chacun le droit de posséder une arme. La NRA a une énorme influence au sein du paysage politique américain. En effet, l’association soutient de nombreux candidats du parti Républicain qui sont assez conservateurs. La NRA n’hésite pas à donner des dons à des sénateurs. Elle compte parmi ses rangs de forts soutiens comme Donald Trump ou Chuck Norris. À chaque tuerie, la NRA n’implique pas les armes à feu mais les « personnes instables qui détiennent des armes ». Ce puissant lobby bloque les nouvelles démarches dont l’objectif est de régulariser la vente l’utilisation d’armes à feu aux États-Unis. Toutefois, des associations se mettent en place et de plus en plus de personnes tiennent tête au lobby des armes à feu. Malgré tout, la situation n’est pas encourageante. Les Américains achètent toujours plus d’armes. Actuellement, 400 millions d’armes sont en circulation. La lutte ne fait donc que de commencer. Sources: https://information.tv5monde.com/info/etats-unis-pourquoi-la-nra-le-lobby-des-armes-americain-continue-de-dicter-sa-loi-458260?amp https://amp.france24.com/fr/amériques/20220527-après-la-tuerie-d-uvalde-le-tout-puissant-lobby-des-armes-tient-son-assemblée-annuelle https://www.moustique.be/actu/monde/2022/05/25/usa-les-chiffres-terrifiants-de-la-violence-par-arme-a-feu-239044?amp=1 https://www.lemonde.fr/international/article/2022/05/25/l-amerique-sous-le-choc-d-une-nouvelle-tuerie-dans-une-ecole-au-texas_6127575_3210.html https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/fusillades-aux-etats-unis/etats-unis-quinze-morts-dont-quatorze-enfants-dans-une-fusillade-dans-une-ecole-primaire-au-texas_5157031.html https://www.tf1info.fr/amp/international/fusillade-d-uvalde-au-texas-aux-etats-unis-deplore-t-on-deja-251-tueries-de-masse-depuis-le-1er-janvier-2221105.html