Par Olivier Humblet, journaliste Piccolo. Retour sur les évènements de ces dernières semaines « Il s’agit d’un échec de l’ensemble de la stratégie occidentale conduite au cours des deux dernières décennies ». Voici comment Nicolas Gosset, spécialiste de l’Asie centrale à l’institut royal supérieur de défense, définit la situation actuelle en Afghanistan. Nous sommes les témoins d’un renversement complet du régime mis en place par les Occidentaux il y a de cela plus de 20 ans. Les derniers évènements ont pris un coup d’accélérateur quand le président américain Joe Biden a annoncé le retrait définitif des troupes américaines le 14 avril dernier. Suite à cette annonce et au retrait progressif des troupes US, les Talibans n’ont fait que prendre des territoires. Districts après districts, villes après villes, ils ont enchaîné les victoires sur les forces militaires et policières gouvernementales afghanes. L’armée régulière en déroute et exsangue laisse derrière elle l’équipement qui est utilisé par les Talibans pour accélérer la prise du pays. A la surprise des Occidentaux, le président Ashraf Ghani fuit le pays et les Talibans entrent dans Kaboul le 15 août 2021 créant la panique dans la capitale. Tous les calendriers sont bousculés et commence la cohue pour fuir le pays de la part des nombreux ressortissants étrangers et leur famille ainsi que les Afghans ayant collaboré de près ou de loin avec les Américains et leurs Alliés. C’est à l’aéroport de Kaboul, seul vivier encore sous protection occidentale, que se cristallise cet exode moderne. Se masse alors des milliers de candidats au départ créant des scènes de chaos qui ont fait le tour du monde. C’est à la lumière de ces images qui nous sont parvenues par les réseaux sociaux principalement que nous pouvons évaluer la crainte que représente l’arrivée des forces talibanes au sommet du pouvoir. Les foules se déplacent, les gens s’accrochent aux carlingues, les jeunes courent après les avions qui quittent le tarmac et nous comptons déjà les premiers décès. Le 20 août, une source de l’OTAN fait état d’une vingtaine de personnes décédées lors de ces évènements. S’est alors organisé plusieurs opérations occidentales conjointes pour rapatrier les ressortissants et les personnes candidates à l’exil. La Belgique se joint à l’opération via sa propre mission Red Kite qui a pour but d’évacuer les Belges d’Afghanistan. Des ponts aériens entre Kaboul et la capitale pakistanaise Islamabad ont été créés. Cette opération menée par la Belgique a permis d’évacuer 1400 personnes à bord des vieux C-130 de la Défense, pourtant voués à enrichir nos musées. Malgré les évacuations qui allaient bon train, deux éléments rendent la situation délicate aux abords de l’aéroport de Kaboul. Premièrement, la date définitive du retrait des troupes américaines, dernières garantes de la sécurité des missions d’évacuation, est fixée et confirmée par J. Biden au 31 août 2021. Or les candidats au départ sont extrêmement nombreux et massés aux entrées de ce que représente la dernière porte de sortie du pays. Il commence à se faire entendre que tout le monde n’aura pas une place dans l’avion. Le deuxième élément est la menace d’une attaque terroriste qui plane depuis plusieurs jours. En effet, Didier Leroy, chercheur à l’institut royal supérieur de défense, estime que le paysage politique morcelé de l’Afghanistan se prête à un jeu de pouvoir et d’influence entre les groupes islamistes qu’ils soient d’Al-Qaïda, des Talibans ou de l’Etat Islamique. Ce jeu d’influence pourrait donc mener un de ces groupes et notamment l’Etat Islamique à perpétrer un attentat dans cette foule agglutinée aux abords de l’aéroport. Pour le chercheur, l’occasion serait ici « trop belle » pour l’EI de perpétrer une attaque qui déforcerait les Talibans vainqueur de la guerre d’Afghanistan, mettrait en lumière l’impuissance américaine et aurait un potentiel de publicité énorme tant la situation afghane actuelle est médiatisée. C’est exactement ce qui arriva le 26 août dernier. Un attentat suicide a été perpétré et revendiqué par l’Etat Islamique causant la mort de 180 personnes dont 13 soldats américains et blessant 200 personnes supplémentaires. Cela faisait deux jours que les renseignements occidentaux parlaient d’un risque très élevé d’une attaque de l’EI dans la foule de l’aéroport. Les Américains ont, la veille de l’explosion, exhorté les candidats à l’exil de quitter la zone. Mue par une crainte encore plus forte de rater un éventuel vol pour fuir le régime taliban, la foule est restée campée là dans l’espoir d’un voyage. Nous sommes le 31 août 2021 à l’heure d’écrire ces lignes et les derniers soldats américains ont quitté le pays, détruisant leur matériel militaire resté sur place, et laissant un peuple voué à son propre destin. Les tirs de victoire des Talibans dans la capitale afghane marquent ainsi la fin d’une guerre initiée en 2001 à la suite des attentats du World Trade Center de New-York. Eléments historiques d’une catastrophe annoncée Faisons un retour dans le temps pour comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation chaotique de ces dernières semaines. Déjà en 1979, en pleine guerre froide, l’Afghanistan se retrouve au centre d’un conflit décentralisé qui oppose les deux superpuissances de l’époque, l’URSS et les USA. Marc Epstein revient sur la guerre d’Afghanistan de 1979 à 1989. Il fait ressortir un point intéressant dans l’analyse des évènements qui ont eu lieu en ce mois d’août 2021, soit 40 ans plus tard. Le casus belli de la guerre de 1979 est l’entrée sur le territoire afghan de l’armée rouge voulant porter secours à la branche communiste de la politique afghane et ainsi assurer la pérennité de la République Démocratique d’Afghanistan. Avec la même logique qui a poussé les USA à intervenir en Corée, au Vietnam, ou en Chine, les Américains sont également intervenus en Afghanistan pour éviter que le pays tombe dans le camp communiste. Pour se faire, ils ont favorisé un soutien à des combattants locaux et non l’intervention militaire pure. Ainsi, plus de 7 milliards de dollars ont été dépensés par les USA, au travers de l’opération Cyclone de la CIA, et l’Arabie Saoudite pour le financement de la résistance
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Du 7 au 14 septembre, les Jeunes MR voteront pour élire leur nouveau président ainsi que 2 nouveaux vices-présidents! Cette fois-ci, il y a 2 tickets nationaux qui se présentent à vous et en voici un: le ticket de Gilles, Mathilde et Annelise! Pour tout connaître de leur programme et des projets qu’ils ont en tête pour le futur de notre mouvement, n’hésitez pas à vous rendre sur le site des Jeunes MR dédié aux élections présidentielles: http://www.jeunesmr.be/electionsinternes/ #getupandvote
Du 7 au 14 septembre, les Jeunes MR voteront pour élire leur nouveau président ainsi que 2 nouveaux vices-présidents! Cette fois-ci, il y a 2 tickets nationaux qui se présentent à vous et en voici un: le ticket de Laura, Guillaume et Antoine! Pour tout connaître de leur programme et des projets qu’ils ont en tête pour le futur de notre mouvement, n’hésitez pas à vous rendre sur le site des Jeunes MR dédié aux élections présidentielles: http://www.jeunesmr.be/electionsinternes/ #getupandvote
Par Gauthier Jacques, journaliste Piccolo. Sommes-nous entrés dans un monde post-industriel ? On pouvait lire il y a quelques jours que sur la seule journée du mercredi 28 juillet 2021, le Groenland a perdu 8,5 milliards de tonnes de glace en surface. Il en va de même pour le lendemain, jeudi 29, avec 8,4 milliards de tonnes. Au total, ce sont donc 16,9 milliards de tonnes de glace qui ont fondu au Groenland en 48 heures. Pour donner un ordre de grandeur, Polar Portal indique que toute cette eau pourrait recouvrir la Floride sous 10 cm. Si ce parallèle ne vous suffit pas, le calcul vis-à-vis de la Belgique est lui aussi frappant. Avec 30.689 km² de superficie, notre pays est près de 6 fois plus petit que l’État du sud-est des États-Unis (170.312 km²). Cela veut donc dire que la glace qui a fondu en deux jours au Groenland pourrait mettre tout notre pays sous plus de 50 cm d’eau. Cependant, bien que ces phénomènes semblent se répéter depuis quelques mois voire quelques années, et ce fut encore le cas il y a quelques semaines avec les inondations en Belgique, ils étaient prévus ! Nous savons exactement quel sera notre avenir depuis 1972. En effet, à cette date, un petit groupe de chercheurs du MIT avait anticipé ces scénarios : incendies dévastateurs, pandémie galopante de coronavirus, inondations dantesques et autres dérèglements climatiques liés au réchauffement, autant de fléaux que la plupart d’entre nous n’imaginait pas devoir affronter il y a quelques années encore. Tout se trouve dans l’ouvrage intitulé The limits to growth (Les limites à la croissance, rapport appuyé par le Club de Rome [groupe de réflexion préoccupé des problèmes complexes auxquels doivent faire face toutes les sociétés]). La conclusion est simple : si l’humanité continue à poursuivre sa croissance économique sans tenir compte des coûts environnementaux, elle va droit dans le mur. Mais ce n’est pas tout, sans un changement de comportement radical, la baisse de nourriture disponible, l’épuisement des ressources naturelles et la pollution galopante impacteraient tellement violemment et durablement la qualité de la vie sur Terre dans les décennies à venir, que la population humaine diminuerait drastiquement avant même la moitié du XXI siècle. Pour comprendre comment fonctionne cette théorie, les chercheurs (Donella Meadows, Dennis Meadows, Jørgen Randers, William W. Bahrens III) se sont appuyés sur cinq facteurs : la population, les ressources, la production industrielle, la pollution et la nourriture. Les chercheurs ont donc généré différents scénarios de développement à l’aide de World3 (modèle de simulation) en faisant varier les hypothèses sur notamment l’innovation, les ressources non renouvelables ou les priorités sociétales. Si divers scénarios en sont sortis, les plus sombres, ceux qui se sont soldés par de fortes baisses de la population, se sont en fait révélés les plus en phase avec l’évolution réelle de ces 50 dernières années. Les quatre scénarios sont les suivants : Nom BAU : Business as usual Graphique Description Rien ne change dans nos comportements (par rapport au passé). Résultat Effondrement de la civilisation dû à un épuisement des ressources naturelles. Nom BAU2 : Business as usual 2 Graphique Description On double les ressources naturelles par rapport au premier modèle. Résultat Effondrement de la civilisation dû à une pollution excessive ainsi que des conditions climatiques extrêmes. Nom CT (comprensive technologies) Graphique Description On double les ressources naturelles par rapport aux premiers modèles mais on parvient à développer et à utiliser des technologies exceptionnellement développées et élevées permettant de limiter la pollution et d’augmenter les ressources. Résultat Augmentation des coûts des technologies, déclin de la civilisation mais pas d’effondrement. Nom ST (Stabilized world) Graphique Description CT + changement dans les valeurs et dans les priorités sociétales. Résultat Tout se stabilise. Malheureusement, nous sommes à l’heure actuelle dans le modèle BAU2 : Diminution drastique des ressources, croissance démographique incontrôlable, etc. S’il veut espérer pouvoir vivre sur Terre encore quelques siècles, l’être humain se doit donc de créer une société dans laquelle il s’impose des limites à lui-même et à sa production de biens matériels pour atteindre un état d’équilibre, sans quoi il risque bien de sombrer. Sources : https://fr.businessam.be/en-deux-jours-la-glace-du-groenland-a-tellement-fondu-quelle-pourrait-inonder-toute-la-belgique-sous-50-cm-deau/?fbclid=IwAR3-kPE8ewlODysTn4qzbW7dZcTKEicNGrU1TcOjr3vy5A5ukiqLd0BPLlc http://polarportal.dk/en/greenland/surface-conditions/#c8397 https://fr.businessam.be/fonte-des-glaces-nous-sommes-desormais-dans-le-pire-des-scenarios/ https://www.rtbf.be/info/societe/detail_en-1972-un-modele-du-mit-a-predit-l-effondrement-de-notre-civilisation-pour-2040-et-jusqu-ici-il-ne-s-est-presque-pas-trompe?id=10814350&fbclid=IwAR201h66gurnmL0Q3eGVTC5Y-eIeCdBAweXofvwyXNoLTxR2Q0BlUsf0UCg https://dash.harvard.edu/bitstream/handle/1/37364868/BRANDERHORST-DOCUMENT-2020.pdf?sequence=1&isAllowed=y http://www.donellameadows.org/wp-content/userfiles/Limits-to-Growth-digital-scan-version.pdf https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Limites_%C3%A0_la_croissance#Propositions Donella Meadows, Dennis Meadows, Jørgen Randers et William W. Behrens, The Limits to Growth, Universe Books, 1972. Graham Turner, Cathy Alexander, Limits to growth was right, new research shows we’re nearing collapse , The Guardian, 2 septembre 2014 (consulté le 1 août 2021).
Par Julien Liégeois, rédacteur en chef du PiccoloMag. Ce mardi 20 juillet marque une journée de deuil national en Belgique en commémoration des victimes des terribles inondations qui ont eu lieu la semaine dernière dans l’est du pays. Bien que le bilan ne soit pas encore définitif, les autorités avancent le nombre de 31 personnes décédées. Il reste encore 127 autres personnes qui sont portées disparues et, malheureusement, plus les jours avancent et plus leurs chances de survie se rétrécissent. Pourtant, comme l’indique Mathieu Golinvaux, journaliste à L’Avenir, les services de secours ont déployé des moyens importants ces derniers jours pour aider le plus de personnes possibles: 5000 policiers mobilisés, 4000 agents locaux et 1000 agents fédéraux sur le terrain ainsi que 350 effectifs de l’armée. N’oublions pas que l’aide fut aussi européenne avec le soutien de la France, de l’Italie, de l’Autriche, des Pays-Bas et du Luxembourg qui ont prêté main forte au plus profond de la crise en envoyant 300 sauveteurs, 50 bateaux et 2 hélicoptères. Face à l’ampleur de cette catastrophe, une minute de silence sera observée à 12h pile. L’heure sera donc au recueillement dans tout le pays. Sources dont photo: https://www.lesoir.be/384955/article/2021-07-20/deuil-national-apres-les-inondations-le-programme-de-la-journee https://www.lavenir.net/cnt/dmf20210719_01598779/les-chiffres-fous-de-deux-jours-de-lutte-face-a-la-montee-des-eaux https://www.francetvinfo.fr/meteo/inondations/en-images-rues-devastees-en-allemagne-evacuations-en-belgique-les-degats-impressionnants-des-inondations-en-europe_4703401.html
Retrouvez Gauthier Jacques, journaliste Piccolo, en compagnie de notre invitée, Nadia Geerts, chroniqueuse et nouvelle recrue du Centre Jean Gol. Au menu de ce jour: la place de la religion dans notre société, le port des signes convictionnels dans les écoles et les universités et la laïcité en tant que garant de nos libertés! Comme d’habitude, n’hésitez pas à liker, partager et à vous abonner à la chaîne des Jeunes MR! On se retrouve tout bientôt pour la suite! #staytuned
Pour cette nouvelle interview en plusieurs capsules, notre journaliste Piccolo Gauthier Jacques a rencontré en ligne Nadia Geerts, essayiste sur le féminisme et la neutralité de l’Etat ainsi que la laïcité, chroniqueuse et nouvelle recrue du Centre Jean Gol. Au menu de ce jour, une présentation de notre invitée sur sa formation, son parcours professionnel ainsi que sur sa vision du libéralisme et du progressisme. Comme d’habitude, n’hésitez pas à liker, partager et à vous abonner à la chaîne des Jeunes MR! On se retrouve tout bientôt pour la suite! #staytuned
Par Gauthier Jacques, journaliste Piccolo Depuis quelques temps, nous pouvons voyager à nouveau ! Si cela a réjoui un grand nombre d’entre nous, ce n’est peut-être pas le cas de tout le monde ! La tragédie shakespearienne est sur le devant de la scène ! Le balcon en-dessous duquel, comme le laisse entendre la légende, Roméo courtisa Juliette est sans aucun doute le balcon le plus photographié et le plus célèbre d’Italie voire du monde. Avant la pandémie et toutes ces règles sanitaires, plus de 1000 personnes s’agglutinaient dans les 400m2 de la cour de la maison de Juliette. Par ailleurs, le nombre de visiteurs s’élève annuellement à environ trois millions. Au cours des dix dernières années, les différents maires de la ville de Vérone ont essayé de contrôler ce flux de personnes mais c’est là que le bât blesse. Les propriétaires du bâtiment s’y opposent fermement par crainte de nuire à leur « gagne-pain ». En effet, ils y ont également installé deux magasins de souvenirs ainsi qu’un Bed & Breakfast. L’actuel maire de la ville avait instauré un système de réservations en ligne ainsi qu’un scan à l’entrée afin de limiter le nombre de visiteurs. Amertume pour les propriétaires, ils ont déposé une plainte devant le tribunal qui a rendu son verdict. Propriété privée, le maire n’a rien à dire ! Affaire à suivre. En espérant que la fin soit moins tragique que l’ouvrage de notre cher William. Source: El Balcón de Romeo y Julieta, objeto de disputa para [sic] la avalancha de turistas. Revue : Vocable, 13-26 mai, n°834. Texte traduit et adapté par Gauthier Jacques.
Pour cette troisième et dernière capsule vidéo, vous retrouvez notre journaliste Piccolo Gauthier Jacques et son invité de marque, Denis Ducarme, Député fédéral MR et ancien Ministre fédéral. Nous terminons cette interview sur un dossier particulièrement important pour Denis Ducarme. Il s’agit des solutions qu’il propose pour soutenir les Indépendants durant cette double crise sanitaire et économique. Par exemple: des baisses de fiscalité, la « Class action », primes, etc. Enjoy et surtout, n’oubliez pas de vous abonner à la chaîne des Jeunes MR!
Pour cette nouvelle interview, vous retrouvez Gauthier Jacques, notre journaliste Piccolo, en présence de Denis Ducarme, Député fédéral et ancien Ministre fédéral. Nous commençons cette série de 3 capsules vidéos par vous présenter le parcours personnel de M. Ducarme ainsi que l‘implication des jeunes en politique. Alors nous te retrouvons vite pour la suite! #staytuned