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Interdire les réseaux sociaux aux jeunes : solution ou illusion ?

Depuis le 10 décembre, les jeunes Australiens de moins de 16 ans n’ont officiellement plus accès aux réseaux sociaux. Une première mondiale qui suscite beaucoup d’attention. Cette initiative pourrait bien annoncer une tendance plus large, car plusieurs pays européens envisagent des mesures similaires. La France s’est déjà engagée dans cette voie. Le 26 janvier dernier, une loi visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans a été adoptée. Son application est prévue entre septembre 2026 et janvier 2027. En Belgique, les ministres Matz et Galant plaident également pour une interdiction similaire au niveau européen. Les dangers des réseaux sociaux pour les jeunes ne sont plus à démontrer. Addiction aux écrans, cyberharcèlement, exposition à des contenus violents ou sexuels ou encore pression sociale permanente font désormais partie des préoccupations majeures. Face à ces risques, l’interdiction apparaît pour certains comme une solution évidente. Mais est-elle réellement efficace pour résoudre ces problèmes ? Aujourd’hui, le seul cas concret que l’on peut analyser est celui de l’Australie, qui applique cette interdiction depuis deux mois. Les plateformes ont dû mettre en place des systèmes de vérification de l’âge des utilisateurs. Les méthodes varient. Certaines demandent des documents d’identité tandis que d’autres utilisent l’intelligence artificielle ou la reconnaissance faciale afin d’estimer l’âge des utilisateurs. Ces technologies restent toutefois imparfaites et soulèvent des questions importantes en matière de protection de la vie privée. La réforme a eu un premier effet immédiat avec la suppression massive de comptes appartenant à des mineurs. Meta a ainsi supprimé environ 544 000 comptes sur ses plateformes. D’autres entreprises, comme Snapchat, ont préféré suspendre les comptes des utilisateurs concernés jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge requis. Au total, les autorités australiennes estiment que près de 4,7 millions de comptes auraient été supprimés ou restreints en un mois. Cependant, cette interdiction a également provoqué des effets collatéraux. De nombreux jeunes se sont tournés vers des plateformes qui ne sont pas concernées par la loi, notamment des messageries comme Messenger ou WhatsApp, mais aussi vers d’autres applications émergentes comme Yope. Par ailleurs, des stratégies de contournement apparaissent rapidement. On observe l’utilisation de VPN, la falsification de dates de naissance ou encore l’emprunt de comptes appartenant à des proches plus âgés. Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives sur l’efficacité de cette réforme. Néanmoins, ces premières observations confirment certaines inquiétudes. Une interdiction ne peut fonctionner que si elle s’accompagne de conditions très strictes. Une vérification fiable de l’identité des utilisateurs serait nécessaire, par exemple via un lecteur de carte d’identité ou un système d’identification numérique comme Itsme. Il serait également important de proposer des alternatives plus sûres. Il apparait en effet primordial de développer des réseaux sociaux alternatifs mieux régulés et idéalement européens, qui offriraient un environnement plus protecteur pour les jeunes utilisateurs. Sans cela, le risque est réel de voir les adolescents se tourner vers des plateformes encore moins encadrées que celles qui existent aujourd’hui. Par ailleurs, une interdiction ne doit pas faire oublier un élément fondamental. L’éducation aux médias et au numérique reste essentielle. Les jeunes, mais aussi les adultes, doivent apprendre à comprendre les mécanismes des réseaux sociaux, leurs droits et leurs responsabilités, ainsi que les conséquences de leurs comportements en ligne. Enfin, une question essentielle se pose. Interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans ne résoudra pas les dérives qui existent déjà sur ces plateformes. Les jeunes y auront de toute façon accès quelques années plus tard et seront alors confrontés aux mêmes comportements que ceux que l’on observe aujourd’hui, souvent alimentés par des adultes eux-mêmes. C’est pourquoi il est également nécessaire de rappeler une règle simple. Le droit s’applique aussi sur Internet et les comportements inacceptables dans la vie réelle ne devraient pas devenir tolérables derrière un écran. Martin De Meulemeester Journaliste

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De la virtualité à la réalité : comment l’éloquence devient un outil essentiel dans notre monde connecté

ON CONTEXTUALISE… Nous sommes en 2023 et les réseaux sociaux ont pris une place importante dans notre vie. Qu’il s’agisse de Facebook, Instagram, TikTok ou encore LinkedIn, nous avons tous une raison d’utiliser ces applications. Toujours est-il qu’une question mérite d’être posée : qu’en est-il du réel ? Pour des jeunes de notre génération, il n’est pas difficile d’avoir une communication correcte et d’élargir notre sphère d’influence pour celles et ceux le souhaitant… mais disposons-nous encore des outils pour prendre la parole aisément et exprimer nos idées de manière percutante ?À mon humble avis, dans le système éducatif, les efforts faits sont largement insuffisants et beaucoup d’étudiants sortent de « rhéto » (cette dernière année du secondaire dont le nom fait référence au fait de bien s’exprimer) dépourvus de cette capacité à exprimer leurs idées correctement. Paradoxalement, nous sommes dans une période où la voix des jeunes à plus d’importance qu’avant, et nous l’avons surtout vu ces dernières années. En effet, la pandémie, le confinement ont grandement conscientisé la société sur l’importance de la jeunesse. C’est donc important que nous puissions disposer des outils pour avoir un impact dans ce que nous voulons en ce qui concerne nos projets personnels, professionnels, et j’en passe.Cette volonté de faire parler davantage et mieux notre jeunesse, c’est la raison pour laquelle j’ai rejoint Felobel, la Fédération d’Éloquence Belge… FELOBEL Felobel, c’est une organisation qui réunit des jeunes de tout âge et de divers horizons autour de la passion de l’éloquence. Nous sommes apartisans politiquement, et cela nous permet encore davantage de placer la diversité comme moteur de notre évolution ! En effet, nous prenons beaucoup de plaisir et tirons beaucoup d’apprentissages à explorer ce qui rend chaque personne unique mais nous explorons aussi de nombreux styles liés à la prise de parole… parce que oui, l’éloquence, ce n’est pas juste ces grands orateurs en costume qui parlent avec des mots complexes de sujets philosophiques ou techniques ! L’éloquence ça peut être effectivement de la plaidoirie, mais aussi du slam, du rap, de la négociation, de l’interprétation, de la poésie, du théâtre, des discours de motivation, des débats parlementaires, des pitch’s entrepreneuriaux, des présentations en classe, et j’en passe !À terme, notre fédération souhaite enraciner l’éloquence au sein de la culture belge, à l’instar de nos voisins français qui ont une culture de l’éloquence plus importante que nous, comme nous avons pu le remarquer lorsque nous sommes partis en délégation à Bordeaux, à la rencontre d’un cercle d’éloquence local, l’année passée.Ceci dit, nous ne cherchons pas la « concurrence », mais nous souhaitons réunir ! Qu’il s’agisse du niveau national en réunissant et en soutenant les organismes d’éloquences locaux, régionaux et nationaux mais aussi au niveau international en établissant des liens d’amitié avec d’autres fédérations à l’étranger et en nous inspirant de ce qu’ils font, en mettant en avant le partage et que tout le monde puisse s’enrichir en expérience. Nous agissons suivant une structure à projets. C’est-à-dire que nous avons de nombreux concepts liés à la prise de parole : EloCoaching (coaching d’organisations externes), FeloTrainings (formations internes), EloJury (venir comme jury lors d’un évènement), etc. Parmi ces concepts, nous avons la possibilité de nous impliquer dans ce que nous voulons. Chaque aspect nécessite une communication, une mise en relation avec des acteurs propres ou extérieurs au milieu de l’éloquence, des manières de procéder, etc.Me concernant, j’ai suivi des formations internes pour acquérir les outils nécessaires au coaching en prise de parole, mais quand je le peux, je me forme en tant que coach lors d’ateliers de coaching pour à terme obtenir une certification de coach en éloquence.En plus de toute cette implication, nous passons aussi beaucoup de temps entre nous pour nous former, renforcer nos liens, etc. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous nous sommes rendus en Toscane, au mois d’avril. Cette « EloDelegation » était un teambuilding de quelques jours où nous avons appris à mieux nous connaitre, à nous amuser, à améliorer nos skills, etc.Nous avons logé dans une villa à proximité de Lucca, une charmante ville toscane que nous avons eu l’occasion de visiter et où nous avons pu pratiquer un peu d’éloquence sur la place publique. Au logement, nous avons eu l’occasion de faire plusieurs ateliers d’éloquence également, de danser et chanter ensemble mais aussi de visiter le village et piqueniquer sur une hauteur où nous avons pu voir un magnifique panorama des environs. Personnellement je me suis super bien amusé, j’ai adoré la visite de Lucca et cette matinée d’ateliers sur la place. Ça nous a appris un peu à sortir de notre zone de confort, les Italiens étaient d’ailleurs très curieux et s’arrêtaient pour nous regarder, nous applaudir, ce fut une chouette expérience dont je me souviendrai ! Nous devions d’ailleurs visiter Florence, mais ironie du sort pour des Belges, nous avons subi une grève des trains sur place ! Cependant, ça nous a permis de voir aussi à quel point nous pouvions aussi improviser quand le plan ne se déroule pas comme prévu et nous amuser malgré tout !Au point de vue culinaire, nous avons évidemment raffolé de moultes pâtes et pizzas !En tout cas, une chose est sûre, je ne compte pas quitter de sitôt Felobel et pour ceux qui souhaitent partager avec nous des moments de formation et de cohésion, nous vous accueillons les bras ouverts ! Nous vous invitons à nous suivre sur les réseaux pour vous tenir informés des prochains évènements mais également des prochaines phases de recrutement ! Simon Liegeois