Le point de vue d’une mandataire publique au coeur de l’action pour lutter, au niveau local, contre le coronavirus, nous le recevons d’Alice Leeuwerck. Elle est bourgmestre Jeune MR de Comines-Warneton depuis 2018. Cindy Claeys, notre journaliste Piccolo, l’a rencontré pour faire le point sur la gestion de cette crise. Quelles mesures as-tu prises à Comines-Warneton pour lutter contre la crise sanitaire? La commune de Comines-Warneton a connu un grand élan de solidarité durant la crise, que ce soit pour la confection de masques ou la livraison de courses à domicile. Mon objectif principal au début de la pandémie était de toucher tout le monde avec une communication précise, que ce soit les jeunes via Internet mais aussi les personnes plus âgées et isolées sans télévision et sans Internet. Une grande partie de cette communication en ligne est passée par les réseaux sociaux (compte Instagram de la ville, etc.). Nous avons également créé plusieurs supports comme des bandes dessinées ou des communiqués que nous diffusions régulièrement. Nous faisions aussi circuler les informations issues des autres niveaux de pouvoir pour que nos citoyens et citoyennes soient au courant de tout. Dans ce travail de communication, nous avons aussi édité avec l’aide de l’asbl “Comines Contact Culture” des petits journaux d’informations avec des lettres et des jeux. A la mi-mars, nous avons aussi lancé l’initiative “Masque citoyen”. Il s’agissait d’un réseau de bénévoles qui confectionnaient des masques. Les autorités communales fournissaient les matériaux nécessaires ainsi qu’un mode d’emploi à destination des habitants pour expliquer comment porter ces masques. C’était la commune qui s’occupait également de les distribuer. En tout, c’est plus de 14.000 masques qui ont été confectionnés pour plus ou moins 18.500 habitants. Cette initiative bénévole nous a permis de réagir rapidement et d’éviter de perdre du temps en passant par les procédures classiques de marché public et gérer les ruptures de stock. Nous avons également mis en place une ligne téléphonique pour appeler régulièrement les aînés pour prendre de leurs nouvelles et leur proposer de l’aide. L’école des devoirs s’est aussi impliquée notamment en livrant à domicile des exercices pour les enfants qui en avaient besoin et en faisant une remédiation via Facebook pour les jeunes. De plus, une fois par semaine, tous les jeudis, je participais à une émission live d’une radio locale pour répondre aux questions de nos citoyens et citoyennes. Quelle collaboration as-tu développée avec les villes voisines belges et françaises? En période de crise, c’est la solidarité qui prime. Avec la marge de manœuvre que nous avons en tant que bourgmestre pour agir sur le local, j’ai contacté les autorités voisines belges et françaises pour savoir comment elles s’organisaient. Vu que Comines-Warneton fait partie du bassin de la Wallonie picarde, nous avions créé au début de la pandémie un groupe Whatsapp réunissant les bourgmestres de cette région, toutes tendances politiques confondues. Cela nous a permis de pouvoir échanger sur une série de problèmes que nous rencontrions dans chacune de nos communes respectives. Je pense notamment à la distribution des masques, et à la diffusion de l’information. A l’initiative du ministre Jean-Luc Crucke et avec les bourgmestres des communes avoisinantes de Comines-Warneton, nous avions lancé une collaboration avec les responsables syndicaux pour préparer un retour sécurisé au travail lors du déconfinement. Que penses-tu des mesures prises par le gouvernement fédéral? Les décisions prises au début de la crise avaient un aspect plus scientifique que politique. Ces mesures ont été choisies en concertation avec un comité d’experts en épidémiologie, de médecine, de psychologie, etc. De ce fait, je pense qu’il était important de les respecter même si certaines mesures pouvaient nous surprendre, notamment celle qui conseillait le port du masque lors de la reprise des cours pour les élèves de maternel et de primaire. Que penses-tu de la gestion de la crise sanitaire et de la complexité du système institutionnel belge, autant au niveau de la communication du gouvernement fédéral que des autres partis politiques? Pendant cette crise, il y a eu plusieurs étapes. Au début, il y avait une communication bien concertée et contrôlée. En tant que bourgmestre, je savais quand notre Première Ministre allait parler et je savais rapidement les décisions qui étaient prises. Le problème fut la latence entre l’annonce des mesures et leurs traductions en arrêtés ministériels. Il a fallu parfois attendre une semaine entre les déclarations de la Première Ministre et la réception de l’arrêté ministériel. C’était compliqué à gérer car sur le terrain, nous savions qu’il fallait rapidement prendre des mesures mais nous n’avions pas encore de bases légales et juridiques pour le faire. Il y a eu aussi des communications chaotiques du PS et de la N-VA où nous nous demandions si l’objectif était de gérer la crise sanitaire ou de faire tomber le gouvernement de Sophie Wilmès. Une autre difficulté en tant que bourgmestre, apparue lors de la transition confinement/déconfinement, était le manque de clarté dans la communication de certains ministres régionaux et communautaires ainsi que certaines institutions. Des mesures ont fuité à plusieurs reprises dans la presse ou lors d’interviews de mandataires en dehors des Conseils nationaux de sécurité. C’est comme s’il fallait constamment avoir l’oreille branchée sur les médias alors que nous étions déjà occupés à gérer la situation sur le terrain. Quels sont les impacts de la crise sur ton travail et ta vie privée? Quelles leçons en tires-tu? Quand la crise a débuté, la liste des dossiers prioritaires à traiter a complètement changé. Gérer cette pandémie devenait la priorité absolue. De ce fait, j’ai commencé à lire et à penser au coronavirus à longueur de journée. Même si le Collège continuait de se rassembler toutes les semaines, tout tournait autour du Covid-19. Pendant près de 2 mois, il n’y avait que ce virus qui était dans mon agenda. Je devais prendre plusieurs grandes décisions tout au long de cette crise comme adopter une bonne communication, s’assurer de la confection et la distribution de masques. Cette crise a également modifié l’agenda local pendant plusieurs mois car tous les
Auteur/autrice : Lisa Michaux
Pour ce troisième article dans la rubrique « Eclairage », notre journaliste Piccolo Pierre-Antoine Meurisse a réalisé l’interview de Pierre André, Président de la Fédération des Jeunes Agriculteurs (FJA) et de Guillaume Van Binst, le Secrétaire Général. Nous avons voulu mieux comprendre quelles étaient les difficultés que rencontraient les jeunes agriculteurs et si ce métier attirait encore les jeunes. De plus, avec la reprise des négociations en 2019 sur le traité de libre-échange du MERCOSUR, nous avons demandé à la FJA quelle était leur position sur cet accord et, plus largement, sur la Politique Agricole Commune européenne (PAC) et la consommation de viande bovine en Belgique. Si vous voulez en savoir plus sur la FJA, vous pouvez vous rendre sur leur site Internet via ce lien: http://www.fja.be/ Par Pierre-Antoine Meurisse, journaliste Piccolo et Julien Liégeois, rédacteur en chef https://piccolomag.be/wp-content/uploads/2021/01/20201207_Montage-ITW-GuillaumeVanBinst-2.mp4https://piccolomag.be/wp-content/uploads/2021/01/20201207_Montage-ITW-PierreAndré-3.mp4
Par Gauthier Jacques, journaliste Piccolo Le féminisme ne date pas d’hier, tant s’en faut, et heureusement devrais-je dire. Nous n’allons évidemment pas retracer l’histoire du féminisme, bien qu’intéressante, car ce n’est pas le propos de cet article. Il est toutefois important de comprendre qu’une personne dite féministe n’est pas une vieille lesbienne avec des poils en-dessus des bras comme certains pensent. Nous sommes toutes et tous féministes, ou du moins nous devrions l’être dans une moindre mesure, même si nous n’osons – je ne sais pour quelles raisons – pas nous définir comme tel. La révolution féministe a pris un tournant mondial grâce à l’apparition du mouvement #Metoo qui a permis une certaine transcendance intergénérationnelle mondiale. En effet, ce mouvement transcende les classes sociales, les couleurs de peau, etc. Ce mouvement est capital dans la lutte féministe car les femmes ont pu se rendre compte qu’elles n’étaient pas seules et que, à un endroit de la terre, une autre femme a, elle aussi, partagé cette même expérience : agressions verbales, agressions physiques, viols, etc. D’autres mouvements ont aidé la propagation des idées féministes, parfois de manière violente même. C’est notamment le cas des FEMEN, groupe féministe d’origine ukrainienne, fondé à Kiev en 2008 par Hanna Hutsol, Oksana Chatchko et Oleksandra Shevchenko. Bien que je ne sois pas particulièrement en faveur de leurs méthodes – que je trouve trop violentes – je pense que ce mouvement a remis en question la dualité du sein féminin. Jadis, nous avions tantôt, un sein nourricier, tantôt, un sein sensuel, dédié aux plaisirs charnels. Les FEMEN rajoutent ce que j’appellerais le sein politique. En effet, ces dernières utilisent leurs poitrines pour y inscrire des messages politiques, courts, mais percutants. Petite parenthèse quant à cette poitrine qui choque toujours autant. Prenons l’exemple d’un homme qui se promène torse nu – nous voyons déjà bien facétie langagière car nous pourrions très bien parler de poitrine, certes non-développée chez l’homme, mais bon – il ne recevra probablement aucune critique dans la rue. Or, si nous prenons une femme qui se promène, tout comme l’homme, seins nus… mon dieu… les insultes, sifflements, regards obscènes sortent à profusion… Pour terminer avec ce mouvement, j’aimerais nuancer mon propos. Je ne suis pas contre le mouvement en tant que tel mais contre les pratiques utilisées pour leurs revendications. En effet, je ne trouve pas utile d’exposer ces seins avec un slogan politique. Je pense même que cette attitude peut desservir leur cause car cela renforce les propos de certains machistes qui diront « regardez, vous voyez bien, ce sont des sauvages ». Alors que non, ce sont des personnes exaspérées par les conditions sociales, politiques, économiques, psychologiques, dans lesquelles elles vivent. Tous ces mouvements montrent, cependant, que nous vivons toujours dans une société phallocrate, misogyne, où les femmes n’ont pas toutes les mêmes droits tout simplement à cause d’un fait biologique simple : être femme. Inutile de vous mentionner les conditions horribles, ineffables, que ces femmes vivent quand on leur ajoute de simples adjectifs comme : noires, lesbiennes, obèses, transgenres, et la liste est encore longue. Nonobstant, si le féminisme est loin d’être velléitaire, il ne doit pas – selon moi – perdre son temps à des idioties contemporaines. En effet, bien que je sois en faveur de la féminisation de professions, je suis – d’un point de vue linguistique – purement contre l’écriture inclusive. Elle rend la lecture incompréhensible et, selon moi, peut avoir un effet contreproductif et, donc, nuire à l’image positive escomptée par cette action. Enfin, pour conclure, je dirais que la conscience féministe devrait, toutes et tous, nous habiter et que la lutte ne fait que de commencer. Mais nous, féministes, femmes et hommes, respectueuses et respectueux d’autrui, nous mènerons le combat et ça sera, un jour ou l’autre, payant !
Par Bélinda Gérard, co-Présidente des Jeunes MR d’Ixelles. Jeune MR depuis plus de 7 ans, je représente actuellement les jeunes libéraux ixellois au titre de co-Présidente des Jeunes MR d’Ixelles. Co-présidence que j’ai tenue à conduire cette année car active depuis plus de 4 ans au sein du comité des jeunes MR d’Ixelles comme Secrétaire Politique et membre active, je souhaitais apporter mon optimisme et représenter notre jeunesse, si diversifiée, au sein du territoire d’Ixelles. Être libérale et militante de “Black Lives Matter” était pour moi un moyen d’exprimer certains droits et l’expression de libertés importantes pour la communauté afropéenne le 7 juin dernier. Cette manifestation mondiale portait plusieurs messages pour les droits civiques et la justice sociale des afro du monde entier. Le point déclencheur de ces différentes manifestations fut l’écho de la mort tragique d’un homme noir sous le genou d’un policier blanc dans la situation sociale et politique que connaît encore les États-Unis d’Amérique. Les manifestants du monde entier et les différentes marques de solidarités postées sur les réseaux sociaux en soutien aux souffrances connues par ces communautés ont amenées le monde à prendre conscience des inégalités sociétales et spécifiquement celles vécues par les hommes et les femmes noirs aux Etats-Unis. Des centaines de milliers de personnes sans clivages de couleurs et solidaires à l’histoire de George Floyd ont témoignés à travers les réseaux des gestes de solidarités sous différentes formes. Le MR, sous la Présidence de Georges-Louis Bouchez, a aussi tenu à afficher le visage de Martin Luther King, une figure hautement reconnue pour avoir prôné les droits des Afro-Américains et leur intégration égalitaire dans la société américaine. Les origines du mouvement “Black Lives Matter” Le mouvement “Black Lives Matter” traduit en français comme « la vie des Noirs compte » est un mouvement né en 2013 aux USA pour les droits civiques des Afro-Américains. Ce mouvement politique et militant porte la voix des Afro-Américains témoignant de nombreuses histoires de victimes de violences policières, de profilage racial et d’inégalités raciales à l’encontre des Noirs aux États-Unis d’Amérique. Comme nous le savons, l’histoire de cette opposition raciale n’a pas de cesse depuis la ségrégation des suprémacistes blancs sur les communautés afro-américaines qui existaient dans les années 1960. L’histoire de George Floyd et de l’agent représentant les autorités de la ville de Minneapolis (USA), Derek Chauvin, en pleine épidémie de coronavirus s’est répandue comme une traînée de poudre à travers les réseaux sociaux, réveillant les mémoires sur les trop nombreux faits de violences policières et de familles endeuillées connues dans les communautés afro des Etats-Unis. Ma sensibilité de jeune libérale afropéenne m’a donné l’envie de manifester auprès de la population belge venue de toutes les régions de notre pays brassant les diversités de notre nation en âges, en couleurs de peaux, en confessions religieuses, en langues au regard de cette histoire. Cette expression démocratique après le 1er confinement a été un geste témoignant de la solidarité envers un homme représentant une cause noble et le désir enfin de plusieurs citoyens de revenir à la liberté d’exprimer collectivement la volonté d’un avenir commun meilleur dans l’appel à revoir les égalités de société. Une lutte et des figures internationales Dans cette lutte pour l’égalité des droits et l’intégration de chacun dans une vie sociale et économique non-violente, plusieurs figures majeures de l’histoire des droits des hommes et des genres ont marqué le monde dans le rapport au changement pour une meilleure vie en collectivité. Je voudrais citer ici pour exemple le Mahatma Gandhi, René Cassin, Hend Amry ; des personnalités qui ont rayonné sur la scène internationale pour leurs actions humanistes et primé pour leur militantisme. En ce qui concerne les droits spécifiques à l’intégration des Noirs au sein des sociétés, plusieurs acteurs majeurs du changement ont également ouvert des brèches apportant aux communautés afro du monde entier la possibilité de contribuer et de manifester le changement. Dorothy Counts, figure de proue de la lutte pour l’éducation ; la première Afro-Américaine à intégrer le lycée Harding de Charlotte réservé aux Blancs, en 1957. Un événement, trois jours seulement après la décision de la Cour suprême de mettre fin à la ségrégation à l’école. Martin Luther King figure mondiale de la lutte des droits Afro-Américains et pour la justice sociale et économique des Afros. Martin Luther King a de nombreux succès dont la Marche de Selma à Montgomery conduite le 21 mars 1965 en faveur des droits de vote des Noirs. Cette marche a réuni 25 000 personnes. Au départ de cette marche 3000 militants partaient de Selma et, portés par le soutien d’autres militants, sympathisants blancs, religieux et laïcs, cette marche a été un succès collectif et solidaire. Le cortège a pu franchir sans encombre le comté de Montgomery, grâce à la protection du pouvoir fédéral. Nelson Mandela, homme d’État d’Afrique du Sud, il s’est battu toute sa vie pour la lutte contre la ségrégation sociale, l’oppression et la pauvreté ce qui lui a valu de faire 20 ans de prison pour ses convictions et son militantisme pacifique. En 1993, il reçoit des mains de son Président Frederik Klerk, le prix Nobel de la paix pour avoir mis fin au régime de l’apartheid conjointement et pacifiquement. En 1994, Nelson Mandela devient le premier Président noir de l’Afrique du Sud. En effet, toutes ces figures ont été des acteurs majeurs du changement pour la lutte pour l’intégration des Noirs dans une société sociale et économique internationale. Cependant, ces changements ne sont pas faits sans relever certaines difficultés vécues et affronter bien des défis. La manifestation pacifique du 7 juin 2020 à Bruxelles en soutien au mouvement « Black Lives Matter » a réuni plusieurs associations. Plus de 10 000 personnes se sont mobilisées pour soutenir toutes les victimes de meurtres raciaux dénombrés ces dernières années aux États-Unis, en Europe et plus proche de nous en Belgique. La principale revendication de ce rassemblement était de stopper le racisme systémique contre les Afro-descendants et contre les personnes racisées en Belgique. Il a également été réclamée justice pour les familles
Par Gauthier Jacques, journaliste Piccolo Le sommet du G20 (19 pays et l’UE) a eu lieu, ce week-end du 21/11, à Riyad (Arabie Saoudite). Certes, les principaux chefs d’États de ce cénacle réunissant les plus grands pays (90 % du produit mondial brut) dans le but de promouvoir le dialogue entre pays industrialisés et pays émergents ne se rencontreront pas dans la capitale saoudienne, Covid-19 oblige, ils se contenteront de visioconférences. D’aucuns sauteront comme des carpes car ils évitent la traditionnelle photo « de famille » avec, notamment Mohamed Ben Salmane, surnommé MBS. Ouf ! En effet, toutes les organisations internationales, compétentes en matière des droits humains, s’accordent à dire que MBS ne respecte rien. Ce dernier déploie, sans aucun doute, moult efforts pour moderniser son pays (Vision30, p.ex.), mais rien n’y fait, la chape de plomb imposée sur les droits individuels continue d’asphyxier le peuple saoudien. Nous nous souvenons toutes et tous de l’affaire Khashoggi, assassiné le 2 octobre 2018. Les femmes sont également les victimes principales de ces injustices. Certes, MBS veut développer son pays et le moderniser – il a notamment accordé le droit de conduire aux Saoudiennes – mais le phallocrate reste toujours très autoritaire. Mécontentes ? Une réponse : prison. Malgré toutes les pressions de la communauté internationale, le sommet aura bien lieu. Rien n’y fait ! MBS a encore gagné… Sources: https://vision2030.gov.sa/ https://plus.lesoir.be/338975/article/2020-11-20/le-g20-riyad-le-sommet-de-la-honte https://www.amnesty.fr/pays/arabie-saoudite https://www.rtbf.be/info/monde/detail_une-petition-pour-les-droits-humains-transmise-a-l-ambassade-d-arabie-saoudite-en-belgique?id=10635484
Par Arthur Martin, journaliste Piccolo En Australie, la saison 2019-2020 fut l’une des plus dévastatrices à cause des nombreux incendies de brousse. Des chercheures de l’université de Sydney avancent plusieurs chiffres: plus de 10 millions d’hectares de végétations sont partis en fumée. De plus, les animaux n’ont malheureusement pas été épargnés par cette catastrophe vu qu’1,25 millions d’entre eux ont perdu la vie. Suite à ce désastre écologique, l’association WWF a décidé de réparer les dégâts causés par les feux grâce à la technologie. En effet, leurs drones seront capable de planter jusqu’à 40 000 graines par jour. Ce qui permettra, à terme, de restaurer la nature car le but est aussi de faire revenir les animaux dans leurs milieux naturels, dont les koalas. Cependant, les changements sur la faune et la flore ne seront pas encore visible avant un petit temps. Cette expérience a pour but, à terme, de doubler la population de koalas sur la côte Est. Sources et photos: https://www.7sur7.be/ecologie/des-drones-pour-restaurer-l-habitat-des-koalas-apres-les-incendies-en-australie~a37bf972/ https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/incendie-mega-incendies-australie-ont-tue-pres-3-milliards-animaux-79023/
Par Julia Pirlot, journaliste Piccolo Coronalert est une application gratuite pour notre téléphone portable. Elle nous aide à nous protéger mutuellement et à freiner la propagation du coronavirus. L’application Coronalert utilise la technologie pour accélérer la détection des contacts en Belgique. Comment ça marche ? Lorsqu’un utilisateur de Coronalert est contaminé, il publie anonymement dans une base de données centrale les “codes” que son téléphone a émis au cours des derniers jours. Plusieurs fois par jour, Coronalert compare les “codes” anonymes du serveur central avec les “codes” anonymes présents sur votre téléphone, en provenance des téléphones des autres personnes avec lesquelles vous avez été en contact étroit les derniers jours. S’il s’avère que votre téléphone se trouvait pendant au moins 15 minutes à moins de 1,5 mètres du téléphone d’un utilisateur Coronalert contaminé, vous recevez une alerte indiquant que vous avez eu un contact à risque. Protection des données personnelles Le système DP-3T (présent dans l’appli) est spécialement conçu pour minimiser la collecte et le traitement des données. Lors de l’utilisation de l’application de suivi des contacts, seules les données qui permettent d’informer l’utilisateur qu’il a pu être exposé au virus sont collectées. L’application de suivi des contacts ne révèle pas à l’utilisateur qui était le contact potentiellement contagieux, ni quand et où exactement le contact a eu lieu. Les données stockées dans le téléphone de chaque utilisateur et dans le serveur central sont automatiquement supprimées après 14 jours. L’application de suivi des contacts sera en tout cas désactivée à la date déterminée par la loi belge applicable. Pour retrouver l’application sur Internet, allez sur https://coronalert.be/fr/
Rencontre en ligne avec les Jeunes MR Huy (Liège), une section qui n’est pas en reste pour porter les voix de la jeunesse libérale dans leur commune ! Par Julien Liégeois, rédacteur en chef Qui sont les Jeunes MR de Huy? Anthony Somville, 23 ans, est indépendant paysagiste et travaille dans l’aménagement sportif. Il est Président de la section. Pierre-Emmanuel Dengis, 24 ans, est indépendant dans la restauration. Il occupe la Vice-présidence. Adrien Ansseau, 28 ans, actuaire travaillant dans les assurances à Bruxelles et est Trésorier. Olivier Humblet, 27 ans, diplômé en sciences-politique, travaille au SPF Intérieur à Bruxelles. Il est le Secrétaire politique de la section. Laura Humblet, 31 ans, diplômée en communication et relations publiques, travaille dans une étude notariale. Elle occupe le mandat de Secrétaire administrative. Estelle Maton, 19 ans, est étudiante dans l’immobilier et fait partie du conseil étudiant des Rivageois de Liège. Avec Laura Humblet, elle est en charge de la communication. Adrien Roba, 29 ans, est serveur dans une brasserie et il est, avec Pierre-Emmanuel, Délégué événementiel. Nombre de membres: 15 Anthony Somville Président 23 ans, est indépendant paysagiste et travaille dans l’aménagement sportif. Pierre-Emmanuel Dengis Vice-président 24 ans, est indépendant dans la restauration. Adrien Ansseau Trésorier 28 ans travaille dans les assurances à Bruxelles. Olivier Humblet Secrétaire politique 27 ans a fait des études en sciences-politique et travaille au SPF Intérieur à Bruxelles. Laura Humblet Secrétaire administrative 31 ans, a fait des études en communication, et travaille comme secrétaire dans une étude notariale. Estelle Maton Délégué communication 19 ans, est étudiante dans l’immobilier et fait partie du conseil étudiant des Rivageois de Liège. Adrien Roba Délégué événementiel 29 ans, est serveur dans une brasserie. la section est composée de : 0 membres Quel est l’historique de la section? Le bureau est rentré en fonction le 10 février 2020. La section s’est mise en place suite à une réflexion entre Anthony, Estelle et Adrien au sujet du développement d’une nouvelle section. L’idée ayant mûrie et convaincue d’autres jeunes motivés, la section Jeune MR Huy a vu le jour le 10 février 2020. Quelles activités avez-vous organisés? C’est avec beaucoup de motivation et de projets que la section a commencé. Nous avions l’envie de participer à plein d’activités (Foire du Livre, Salon des institutions, Week-end dédié aux Femmes,…) et d’organiser plein d’autres activités (barbecue, petits déjeuners locaux,…) pour rencontrer la communauté locale. Par exemple, une fois le confinement levé en juin, une réflexion commune avec les autres jeunesses de l’arrondissement Huy-Waremme autour de l’organisation d’un apéro a émergé. Cette rencontre devait avoir lieu début août mais malheureusement annulée en raison des nouvelles restrictions sanitaires. Ce n’est que partie remise. Nous restons positifs à l’idée que cet événement aura bien lieu. La première activité à laquelle la section a participé est l’événement « Wallonie Plus Propre ». Il s’agit d’un grand nettoyage de l’espace public impliquant des citoyens, des écoles, des mouvements de jeunesse, etc. se déroulant en Wallonie. Initialement prévu fin du mois de mars, le « nettoyage de Printemps » a été déplacé au mois de septembre (toujours suite au Covid). Durant le week-end des 26 et 27 septembre, la section a réussi à mobiliser une douzaine de membres motivés répartis en deux groupes afin de respecter les règles sanitaires. Notre objectif : ramasser le plus de déchet possible et conscientiser les citoyens de tous âges à cette dimension écologique. La lutte contre la malpropreté ambiante est l’une des valeurs que nous chérissons en tant que jeunes et Jeunes libéraux aussi. La dernière participation de la section remonte au lundi 28 septembre où le député communautaire Charles Gardier a présenté en compagnie de Corentin de Salle la nouvelle réforme portée par le MR sur le statut des artistes. Nombreux ont été les Jeunes MR de l’Arrondissement à se rendre à Modave suite à l’invitation de la section de Huy. Le prochain événement auquel la section locale compte participer est le débat sur la modification des statuts du MR initialement prévu le 20 octobre à la Centrale de Tihange. Bien que reporté pour l’instant, le débat ne manquera pas de susciter notre intérêt. Comment organisez-vous vos réunions? Depuis la création de la section locale, les réunions avaient lieu en présentiel dans la salle mise à la disposition des libéraux de Huy par la taverne « Le Chez Nous ». En fonction de l’évolution Covid, nous nous sommes adapté aux réunions digitales via la plateforme ZOOM, mais ce n’est pas l’idéal. L’après corona virus sera plus que certainement l’un de nos prochains débats. Quelles relations entretenez-vous avec la section locale MR? Nous avons de bons contacts avec le président de la section et nous avons même la chance d’y être représentés : Laura y est trésorière et Anthony y représente les Jeunes MR. Ces représentations facilitent les échanges d’informations entre sections, des Jeunes vers la Locale et vice-versa. En plus de ça, Olivier, Anthony et Laura font partie du Bureau Politique des Jeunes de l’Arrondissement Huy-Waremme. Laura est également membre du Bureau Politique de la section provinciale des Jeunes, présidée par Victoria Vandeberg. Etre présent à ces 3 échelons favorise le relai des informations, notamment en ce qui concerne les préoccupations des Jeunes hutois. Quelles sont les derniers éléments d’actualité au sein de votre commune et comment votre section se positionne-t-elle sur ce(s) sujet(s)? Le dernier événement ayant suscité notre intérêt dans la vie communale à Huy est le changement de bourgmestre suite à la nomination de Christophe Collignon en tant que Ministre Wallon des Pouvoirs locaux. En tant que section locale Jeunes MR, nous respectons les choix de la majorité, mais nous n’hésitons pas à les analyser… Cette position nous permet de marquer notre indépendance vis-à-vis de la section locale. Pour le prochain congrès des Jeunes MR, quelle(s) résolution(s) aimeriez-vous introduire? Suite à l’arrêt des réunions de la section locale en présentiel, il a été difficile pour nous d’en discuter en détails. Par conséquence, aucune proposition de résolution n’a été introduite ; nous y travaillerons dès que la situation sanitaire s’améliore. Si vous aviez 1 million
Tu en as sûrement entendu parler, l’affaire Chovanec fut un des sujets de l’actualité de cet été. Il s’agit du décès de Jozef Chovanec, un Slovaque, quelques jours après son arrestation musclée et son enfermement à l’aéroport de Charleroi. En plus des images des interventions policières, ce qui a choqué fut également le salut nazi d’une policière au sein même de la cellule. Nous te proposons un retour en perspective pour bien comprendre les dessous de cet histoire controversé qui a éclaboussé à la fois le fonctionnement de la police et des services judiciaires ainsi qu’une partie du monde politique. Par Arthur Martin, journaliste Piccolo et Julien Liégeois, rédacteur en chef. Que s’est-il passé? Remontons d’abord à la nuit du 23 au 24 février, à l’aéroport de Charleroi. Un homme d’origine slovaque, Jozef Chovanec, 39 ans, souhaite embarquer sur un vol Ryanair direction Bratislava, là où l’attend son épouse Henrieta Chovancova et leur petite fille de 2 ans. Il se fait rapidement remarqué car l’embarquement dans l’avion fut déjà assez agité… Après avoir oublié smartphone, portefeuille et carte d’identité au contrôle de sécurité, il est précipitamment monté dans l’appareil sans présenter son billet au comptoir de check-in. Il bouscule même une hôtesse, ce qui poussera le commandant de bord à ne pas vouloir décoller tant que Jozef Chovanec est à bord. Suite aux refus de quitter l’appareil, le personnel contacte la police aéroportuaire afin de l’escorter à l’extérieur. Il accepte et suit les policiers sans résistance. Il est également important de souligner que plusieurs témoignages de passagers insistent sur le fait qu’il n’était pas violent durant toute cette série d’évènements. Quoiqu’il en soit, une fois de retour sur le tarmac, les policiers demandent un renfort et ils procèdent à une “mise au sol”. Il s’agit d’une technique de plaquage ventral, permettant aux policiers d’immobiliser un individu et de le menotter. Par la suite, Jozef, récalcitrant à marcher debout, se laisse traîner et est emmené dans une des cellules du commissariat de l’aéroport. Élément important: cette cellule est surveillée en permanence par une caméra qui n’enregistre aucun son. La motivation de cet enfermement? Il est accusé de rébellion non armée. Quelques temps plus tard, l’officier de police administrative et la parquetière de garde, après avoir eu connaissance de la situation, décident de restreindre la liberté de Jozef Chovanec pendant 24 heures. D’autres décisions judiciaires sont prises: saisir les images caméras de son parcours, le faire voir par un médecin, et reporter son audition au lendemain. De plus, il refuse l’aide d’un avocat. Une aide médicale intervient vers 23h25, après avoir été appelée vers 20h05. Après une vingtaine de minutes, le médecin, qui n’est pas rentré dans la cellule, stipule que Jozef peut y rester toute cette nuit. Vers 23h30, son beau-frère Pavel et 2 amis débarquent au commissariat de l’aéroport. Ils avaient été prévenus par l’épouse de Jozef Chovanec car elle n’avait plus de nouvelles de lui. Le beau-frère transmet aux policiers des informations le concernant: il souffre de problèmes psychiatriques (schizophrénie) mais sans traitement depuis 2017, il a été renvoyé de son travail, il prend des médicaments pour la thyroïde et aurait consommé de l’alcool le jour-même. Pavel n’a pas pu rentrer en contact avec Jozef car on lui aurait rétorqué qu’il était en train de dormir. Ce n’était absolument pas le cas. Ce qui suit est une série d’évènements et d’interventions policières et médicales qui commencent vers 23h et qui se terminent vers 5h30, heure à laquelle il est conduit à l’hôpital Marie Curie de Lodelinsart. A plusieurs reprises cette nuit-là, Jozef est violent et s’attaque à la porte de sa cellule ainsi qu’à lui-même, notamment en se frappant la tête de nombreuses fois. Ces périodes de violence sont entre coupées de tentatives de la police pour le calmer, ce qui marche temporairement mais cela finit à chaque fois en une manifestation de violence. Finalement, sa cellule est maculée de sang tellement il s’est blessé. La police, avec l’aide des pompiers, intervient après 4h30 pour l’empêcher de mettre sa vie en danger. Cette intervention est compliquée tant l’homme est agité et hors de contrôle. Ici aussi, le plaquage ventral est utilisé pour l’immobiliser. Plusieurs fois encore, il se débat puis se calme et ce jusqu’à l’intervention, vers 5h du matin, d’un médecin et d’une infirmière du smur (Service mobile d’urgence et de réanimation) pour lui injecter un calmant. Il fait ensuite un arrêt cardiaque et est réanimé quelques minutes plus tard. Pour finir, il est emmené à l’hôpital Marie Curie et y décédera le 27 février, malgré des soins intensifs pour le soigner. Les procédures judiciaires et le Comité P Plusieurs procédures judiciaires sont impliquées dans l’affaire Chovanec, ce qui peut la rendre plus compliquée à comprendre. Il y a tout d’abord le parquet. Il s’agit d’une instance réunissant les magistrats qui représentent la société et en défendent les intérêts. La mission du parquet n’est pas de représenter un suspect ou une victime mais de s’assurer de l’application de la loi par les cours et tribunaux. Par exemple en demandant d’appliquer la loi pénale. Dans ce cas-ci, le parquet, via la magistrate de garde à l’aéroport de Charleroi, est intervenu parce que Jozef Chovanec était suspecté de rébellion non armée. D’où sa privation de liberté judiciaire. Il y a également une juge d’instruction qui est impliquée pour mener l’enquête. Il s’agit d’un juge professionnel dont la mission est d’obtenir un maximum d’informations avant un procès pénal. On dit d’ailleurs qu’il instruit le dossier. Il est le seul à pouvoir poser certains actes comme faire des perquisitions ou délivrer un mandat d’arrêt. Il intervient dans une affaire parce qu’il a été saisi par la partie civile. Dans ce cas-ci, il s’agit de l’épouse de Jozef Chovanec, Henrieta Chovancova. Pour mener une enquête, le juge d’instruction est aidé par la police. Il peut également collaborer avec le Comité P, le comité permanent de contrôle des services de police. C’est un élément très important car, dans l’affaire Chovanec, l’instruction initiée par
Un peu avant les vacances, notre journaliste Piccolo Cindy Claeys a eu l’occasion d’interviewer Tess Minnens, la présidente des Jong VLD. Tess s’est exprimée sur 4 thématiques en lien avec la crise sanitaire du coronavirus: les décisions du gouvernement fédéral pour lutter contre le Covid-19 avec en première ligne des ministres libéraux, les menaces qui pèsent sur la liberté et la vie privée et la collaboration entre nos 2 mouvements de jeunesse politique, Jeunes MR et Jong VLD. Alors active les sous-titres et geniet ervan! Par Cindy Claeys, journaliste Piccolo https://youtu.be/BaLLHFATXM8https://youtu.be/_NHc2_EfqEchttps://youtu.be/TxK7xLNaFb0https://youtu.be/g7AIWI4GQyU