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La nouvelle Drôle de guerre

24 février 2022, 4h. Vladimir Poutine déclare désormais ouvertement son intention d’intenter à la souveraineté nationale de l’Ukraine en affichant sa volonté de, nous citons, « dénazifier l’Ukraine». Article de Garry Moës.

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Féminisme, genre, identité: rencontre avec Petra De Sutter

Par Camille Wartique

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L’ours, le roi de la jungle !

La politique étrangère de Vladimir Poutine exhume la doctrine Brejnev des décombres de l’Union soviétique. Une doctrine qui habilita Moscou à intervenir dans la question de souveraineté des pays satellites. Certes, parler actuellement des pays satellites de l’URSS est légèrement anachronique mais nous ne pouvons pas négliger la marée que provoque la Russie sur les pays comme le Kazakhstan, l’Ukraine, la Biélorussie etc. Selon Vladimir Poutine, la chute de l’Union soviétique est la plus grande catastrophe géopolitique du XXème siècle. Il est charmé par l’ancien régime dans la mesure où même le nationalisme que son gouvernement promeut est un nationalisme soviétique. Par exemple, comme le dit Dominique Arel, professeur et titulaire de la Chaire en études ukrainiennes, pour le Kremlin, le nationalisme ukrainien est un complot occidental et l’Ukraine est unie organiquement avec la Russie. L’intérêt que Poutine montre à l’ancien gouvernement du Bloc de l’Est peut être à la fois un point fort et un point faible pour lui. Fort, dans le sens où il contribue à la popularisation de ses politiques et faible car son échec s’est vu une fois en 1991 avec la dislocation de l’URSS. Pour Irina Lazarevna, historienne russe, la seule façon de traverser cette situation et d’atteindre la démocratie est de passer par Staline et le système qu’il a créé. In effectum, dans un tel contexte, l’Union européenne peut jouer un rôle important. L’UE, en tant qu’un des porte-drapeau de la démocratie dans le monde en soutenant les militants des droits de l’homme et les pays voisins de la Russie, peut renforcer les tendances démocratiques dans la région et dans le pays. De l’autre côté, l’homme le plus puissant de Russie n’est pas seulement fasciné par la pensée de Staline, il est également envouté par Ivan Iline, philosophe russe. Poutine en imitant Iline, insiste sur la supériorité des russes sur les européens. Il pense qu’à l’avenir l’Union Eurasienne conçue par la Russie l’emportera sur l’Union Européenne. Autrement dit, Staline et lline semblent être la latte et le crayon avec lesquels Poutine fait l’ingénierie de ses politiques. La dernière définition que nous puissions lui donner est celle de David Bell, historien américain, qui reconnaît Poutine comme un Césariste. En d’autres mots, il a fondé son régime en grande partie sur la victoire militaire et à ce titre nous pouvons citer les victoires sur la République tchétchène, la Géorgie et la Crimée. Sources: https://www.theguardian.com/commentisfree/2019/jul/10/vladimir-putin-russia- rehabilitating-stalin-soviet-past https://www.nybooks.com/articles/2018/04/05/god-is-a-russian/ https://www.eurozine.com/fascism-or-caesarism/

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La FEF, monopole de la représentativité étudiante… ou pas!

Par Simon Liegeois et Wiktoria Ewa Wojslawowicz Le lundi 1 novembre, nous apprenions avec stupéfaction certes, mais beaucoup de satisfaction, la désaffiliation du Bureau des Étudiants Administrateurs (BEA), conseil étudiant de l’ULB, de la Fédération des Étudiants Francophones (FEF). Si cette décision a pu s’avérer surprenante pour de nombreux étudiants, elle résulte néanmoins d’un système de représentativité dépassé, voire sclérosé au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Qu’en est-il réellement ? Comment fonctionnent les conseils étudiants et les organisations représentatives communautaires dans l’enseignement supérieur ?   Pour comprendre l’enjeu d’une telle décision de désaffiliation de la FEF, il est important d’expliquer pour commencer le fonctionnement d’un conseil étudiant et d’une organisation représentative communautaire (ORC), ainsi que le rôle de ces instances dans la représentativité des étudiants de l’enseignement supérieur. D’une part, le conseil étudiant est une instance présente dans chaque établissement supérieur. Pour qu’il puisse opérer, il doit se composer d’au moins sept membres élus lors des élections pour lesquelles les étudiants de l’université sont invités à voter. Parmi les sept membres élus, chaque faculté ou domaine d’étude devra avoir un représentant. Ainsi, ces élections estudiantines mènent à la réunion des étudiants de première année jusqu’à la troisième année du bachelier autour du conseil étudiant. Dans le cas d’une démission d’un membre, celui-ci est remplacé par son suppléant. Si l’un des étudiants membre du conseil perd sa qualité d’étudiant régulièrement inscrit, il sera automatiquement considéré comme étant démissionnaire. En pratique, le conseil étudiant doit communiquer la liste des représentants tant effectifs que suppléants à l’établissement d’enseignement supérieur au sein duquel il opère. D’une autre part, les ORC agissent en tant qu’organisations représentatives des étudiants à l’échelle communautaire. Une ORC s’assure à représenter tous les étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur en veillant à défendre et à promouvoir leurs intérêts, mais également, comme des associations telles Jeunes MR aspirent à le faire, de former des CRACS (Citoyens Responsables, Actifs, Critiques et Solidaires). Les conseils étudiants dans les universités peuvent faire le choix de s’affilier à une ORC ou de garder leur indépendance. Pour qu’une ORC puisse exister, elle doit disposer de statuts qui respectent le décret et garantir le pluralisme politique et philosophique au sein de sa structure. Elle doit également représenter au moins 15% des étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur, et ce, dans au moins trois provinces. Si un conseil étudiant décide de s’affilier Rétrospective sur la FEF et l’Unécof   La FEF a été créée en 1973 afin de représenter les étudiants francophones de Belgique. L’Unécof est quant à elle, née en 1996, et issue du Bureau des étudiants administrateurs de l’ULB, du Conseil des étudiants de la Haute École Francisco Ferrer et des étudiants de la Haute École Robert Schuman. À l’époque, elle se revendiquait pluraliste et représentative du monde étudiant dans toute sa diversité. Lorsque le décret participation a été signé en 2012, la FEF (Fédération des Étudiants Francophones) et l’Unécof (Union des Étudiants de la Communauté française) étaient les deux organisations majeures qui représentaient les étudiants au sein de la Communauté française (actuelle Fédération Wallonie-Bruxelles). Bien qu’une collaboration entre les deux organisations aurait pu sembler alléchante, celles-ci n’ont pas toujours privilégié les mêmes moyens afin de défendre les intérêts des étudiants.  En ce sens, la FEF s’est vue reprocher des méthodes militantes contreproductives sur des dossiers clés, mais également, sa proximité avec le PTB et les jeunesses militantes communistes telles le COMAC. À titre d’exemple, le président du parlement interne de la FEF a été contraint en 2011 de démissionner car celui-ci exerçait un autre mandat pour le PTB. L’Unécof, quant à elle, ne parvenait pas à représenter suffisamment d’étudiants en plus d’endosser un double rôle lourd à porter. En effet, celle-ci, en plus de son statut d’ORC était également reconnue comme OJ (Organisation de Jeunesse). Ce poids l’a finalement conduite vers sa fin en 2019, laissant la FEF seule pour défendre les intérêts des étudiants. Où est la place du libéralisme ?   Bien que la FEF ait mis en place de nouvelles règles, notamment l’interdiction pour leurs représentants de cumuler des responsabilités avec un parti politique, ou encore de se présenter à des élections, le manque de pluralité et de représentativité ainsi que l’utilisation de moyens ne prenant pas en compte les diverses sensibilités, orientations philosophiques et politiques des étudiants, lui ont été reprochés de plus en plus au fil des années. Si certains se sont étonnés de la décision du BEA de l’ULB de quitter la FEF, cette initiative du conseil étudiant de l’université s’inscrit pourtant dans un contexte plus large et complexe, laissant entrevoir un dysfonctionnement au sein de sa structure interne. Le manque de représentativité, ainsi que le manque de neutralité sont les points ayant mené vers la fin de collaboration avec celle-ci. Pourtant, la nécessité de rester fidèle avec sa vocation principale, qui est celle de représenter l’ensemble des étudiants de l’enseignement supérieur, n’a pas pour autant mis en exergue pour la FEF l’indispensabilité d’un discours davantage neutre et inclusif de toutes les orientations philosophiques et politiques qu’elle entend ironiquement défendre. L’hypocrisie est épinglée. Cette problématique n’est pourtant pas récente. Les deux points abordés ci-dessus ont effectivement été recensés quelques années après la création de la FEF (1973).  Il va sans dire qu’au sein des différentes hautes-écoles et universités du royaume, les étudiants ne partagent pas une seule orientation politique, qui est dans ce cas, celle orientée à gauche. Le manque d’anticipation et de compréhension du besoin de représentativité de la moitié du spectre philosophique et politique des étudiants qu’elle représente se retrouve en ce sens au centre de cette dernière décision ayant secoué le paysage estudiantin.    EN RÉSUMÉ… Si la FEF se targue souvent d’être le seul organisme représentatif à faire porter la voix des étudiants en Fédération Wallonie-Bruxelles, nous remarquons surtout que leur système est usagé. Le spectre militant d’extrême-gauche n’inclut à fortiori pas l’ensemble des étudiants, ni les moyens employés pour parvenir à ses fins, tandis qu’ils se sont vus reprocher à de nombreuses reprises leur manque de

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L’essor de la démocrature

Par Kourosh Leperse

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La crise du Covid dans les écoles, ou comment rendre les choses toujours plus compliquées.

Par Nathan EYNATTEN Depuis mars 2020, et l’annonce de la fermeture totale des écoles pendant une période indéterminée, il est évident que le rythme scolaire a totalement été bouleversé. Tous les acteurs de l’enseignement s’accordent à le dire : rien n’est plus comme avant ! Effectuons un petit tour d’horizon sur ce qui a changé et sur les conséquences désastreuses que cela peut avoir… Première étape : suspension des cours Cette mesure, prise dans l’urgence, nous ne pouvons pas fondamentalement la critiquer ; qui pourrait prétendre ce qu’il était bon de faire dans une situation de crise comme celle qu’a dû gérer notre ancien gouvernement, alors que l’ensemble des experts annonçaient une catastrophe épidémiologiste en cas d’inaction. Cependant, aujourd’hui, nous pouvons constater les dégâts, en termes d’apprentissages, qui ont été causés par cette fermeture des institutions scolaires. Les enseignants n’ont pas pu terminer le programme de l’année en cours ; il revenait donc aux enseignants de l’année suivante de terminer les apprentissages essentiels pour continuer à accumuler des compétences. La fermeture totale des écoles a également eu comme impact une énorme cassure dans le rythme scolaire, à tous les niveaux de l’enseignement (de l’école maternelle jusqu’à la dernière année de master universitaire). En effet, les élèves se levaient quand ils le souhaitaient, n’étaient pas contraints de travailler pour l’école … c’était, en quelques sortes, de belles vacances supplémentaires. Comment revenir à un rythme plus ou moins régulier par la suite ? Surtout que, nous allons y venir, l’école n’a jamais réellement repris… Deuxième étape : reprise partielle des cours Avant la fin de l’année scolaire 2020-2021, certains élèves ont pu retourner à l’école : les élèves ayant des difficultés d’apprentissage et nécessitant un accompagnement privilégié – bonjour le système discriminatoire, Madame Désir. Les autres devaient apprendre à utiliser une plateforme numérique tout en gérant le travail que les professeurs leur donnaient. Notons à ce stade que les professeurs, plus que jamais, ont été également sollicités d’une manière inédite : ils ont dû adapter en un temps record l’ensemble de leurs cours en version numérique pour garantir les bases solides de l’enseignement de base. Perte de motivation, lacunes dans les apprentissages et essoufflement du corps professoral ne sont que trois exemples de conséquences que les élèves ou leurs enseignants ont pu ressentir pendant cette fin d’année scolaire. Malheureusement, ils n’étaient pas au bout de leur peine… Troisième étape : entre le « vert pastelle » et le « rouge sang » – un arc-en-ciel de couleurs liberticides Nous exagérons le trait, bien entendu, lorsque nous parlons de « couleurs liberticides », veillez nous en excuser, Madame la Ministre, mais… malgré tout… vous admettrez que votre code couleur qui avait pour vocation de réguler les ouvertures/fermetures des écoles dès la rentrée 2020-2021, n’avait rien de clair. Au départ, nous avions envie de croire que l’épidémie était dernière nous : nous rentrions en code vert ! Ce code vert n’aura, in fine, duré que quelques jours puisque la situation épidémiologique s’aggravait : passage au code orange amorcé ! Les écoles étaient donc invitées à organiser les cours en hybridation – sauf pour les élèves du primaire et du premier degré secondaire. Il fallait donc trouver un moyen d’organiser les cours à moitié à l’école et à moitié à la maison. Les parents devenaient donc des enseignants, pendant qu’eux aussi ils télétravaillaient, les élèves jonglaient avec l’ordinateur et leurs cours, enfin… s’ils y arrivaient, et ce sans aucun stresse car, comme l’année précédente, la ministre de l’Enseignement obligatoire l’avait déjà annoncé : lors des délibérations, les enseignants et les directions seront amenés à considérer l’hybridation et donc à être indulgents. Traduction : vous passerez tous, sauf grosses exceptions. L’année 2020-2021 a été une succession de changements de couleur, en fonction d’abord de la situation en FWB, puis au niveau régional, puis au niveau local … bref un casse-tête sans nom que personne ne comprenait. Quatrième étape : qu’en est-il aujourd’hui ? Depuis le début de cette année scolaire, les écoles sont ouvertes et les élèves peuvent suivre les cours à temps plein en classe. Sauf que, dans les faits, les choses ne sont pas aussi simples. Le virus est toujours présent, donc il n’est pas impossible qu’une quarantaine soit exigée pour un élève, et donc c’est au professeur de s’adapter : donner cours en se filmant pour être en direct chez les élèves absents. Tenter, tant bien que mal, de gérer les apprentissages malgré les lacunes accumulées. Essayer de redonner aux élèves le plaisir d’apprendre, et surtout de leur réapprendre la vie à l’école, car comme expliqué ci-dessus, les deux dernières années scolaires n’a pas aidé nos jeunes dans leur rythme… Une peur règne dans les écoles : le retour à l’hybridation ou – pire encore – une nouvelle fermeture totale des écoles. L’enseignement est un secteur qui aurait toujours dû être considéré comme essentiel, et qui pourtant, aujourd’hui, est mal mené. Les Jeunes MR plaident pour un retour à la normalité dans les écoles, un retour aux apprentissages réels et efficaces, une vraie considération des enseignants et de leurs élèves. Nous encourageons nos dirigeants à prendre en compte la réalité du terrain avant d’annoncer sur un plateau de télévision des mesures qui sont encore loin d’être prises. Les directions des écoles sont à bout de souffle, ils attendent avec impatience les nouvelles circulaires dans lesquelles ils risquent d’apprendre que leur rôle va encore changer. Vont-ils devenir médecins, agent de tracing ? Vont-ils être amenés à devoir, une nouvelle fois, organiser un sens de circulation dans l’école ou vont-ils devoir investir dans des logiciels pour permettre une hybridation ? Bref, quand vont-ils retrouver leur fonction principale : gérer un établissement scolaire où l’objectif est de garantir à chacun des élèves un épanouissement et une qualité d’apprentissage ? Nous encourageons également nos enseignants à tenir le coup, les jeunes MR savent qu’ils sont sur le front chaque jour pour faire du mieux qu’ils peuvent. Leur objectif reste l’accompagnement des jeunes dans la réussite, et pour cela nous leurs sommes reconnaissants ! Enfin nous pensons à chacun d’entre nous, jeune élève, jeune étudiant ou jeune diplômé, qui doivent, chaque jour, augmenter notre capacité d’adaptation. En résumé :

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Le politiquement correct… on en crève !

Par Gauthier Jacques, journaliste Piccolo. Tout le monde a déjà été confronté à ce politiquement correct mais que devons-nous en penser ? La dernière idiotie est récente. Comme vous le savez, chaque année, une cinquantaine d’États, dont la Belgique, font la démonstration d’une belle coopération européenne à travers l’organisation des « Journées européennes du Patrimoine » dans le but de rapprocher les trésors patrimoniaux du public. En Wallonie, ces journées auront lieu les 11 et 12 septembre sur le thème « Femmes et Patrimoine ». Elles mettront précisément en valeur les femmes en évoquant leur rôle, leur fonction, leur apport personnel et collectif, leur gestion, leur empreinte ou alors tout simplement leur souvenir. Par ailleurs, seront également mis en avant les biens patrimoniaux wallons en lien avec l’évolution des droits sociaux et politiques des femmes en Belgique. Tout semble fonctionner comme sur des roulettes mais le socialiste bruxellois Pascal Smet de Vooruit est tombé dans les griffes de ce politiquement correct. En effet, il souhaiterait changer le nom et le rebaptiser de « Heritage days ». Pourquoi ce changement ? Selon le Secrétaire d’Etat, cette appellation est purement sexiste puisque le mot « patrimoine » dérive directement du substantif latin patrimonium, évoquant un héritage paternel et donc masculin. L’idiotie humaine ne cessera jamais de m’impressionner. Je pense que personne n’avait jamais pensé à cette étymologie latine aux « allusions sexistes ». Par ailleurs, je pense même que toutes les personnes qui utilisait le mot patrimoine n’ont jamais pensé « asservir » les femmes. Ce changement d’appellation pose, en réalité, deux problèmes. Nous créons, d’une part, un problème où il n’y en a pas. D’autre part, nous utilisons des mots anglais alors que nous avons des équivalents en français. L’incorporation de substantifs étrangers dans une langue ne me dérange absolument pas à condition qu’ils soient nécessaires. Le cas échéant, utilisons les mots dont nous disposons. Le politiquement correct nous plonge non seulement dans une décadence linguistique mais également dans une constante crainte de « mal parler ». Une personne aveugle voit-elle mieux quand on l’appelle « malvoyante » ? Le politiquement correct nous plonge dans un marasme dont nous ne pourrons plus sortir. Le politiquement correct nous plonge dans une société décadente. Y souscrire, c’est renoncer à sa liberté ! Pour moi, c’est donc un grand « non » ! Sources (dont image): https://www.lalibre.be/debats/ripostes/2021/08/25/pascal-smet-a-t-il-eu-raison-de-rebaptiser-les-journees-du-patrimoine-en-heritage-days-BLNMA5Z4CNG4HBVN2KQ6MGMR6Y/?fbclid=IwAR2SvOa_fQ0a47eTJFqo0T300lNE17Rk2ZAdVlJInsFX7v2H1_j_p9GCUpc

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La décadence post-linguistique

Par Gauthier Jacques, journaliste Piccolo. De nos jours, certains mouvements de gauche – toutes gauches confondues d’ailleurs – tentent d’améliorer et de moderniser notre société contemporaine grâce à des changements aussi futiles que loufoques. Dans cet article d’opinion pamphlétaire et contestataire, je me contenterai de mentionner l’écriture dite non-genrée ou non-binaire. Cette écriture, directement inspirée du politiquement correct, nous plonge dans une décadence post-linguistique. D’ailleurs, dans l’Identité malheureuse, Alain Finkielkraut déclarait : « Le politiquement correct, c’est le conformisme idéologique de notre temps. La démocratie, en effet, c’est-à-dire le droit de tous à la parole, produit du conformisme. L’homme démocratique pense comme tout le monde en croyant penser par lui-même. Il ne se contente pas d’adhérer au jugement du public, il l’épouse jusqu’à ne plus pouvoir le discerner du sien propre » (Finkielkraut, 2013). Ne vous méprenez pas, je ne suis point contre cet homme démocratique, tant s’en faut, mais bien contre toutes les personnes qui tentent de révolutionner le monde à travers de fausses bonnes idées. Bien que la culture soit un des domaines où se déroule une activité spirituelle et créatrice, pour reprendre une autre citation de notre Académicien, cette activité ne doit en aucun cas pourfendre l’hérésie linguistique.  Reconnaissons que la langue française est très complexe. Entre sa grammaire et son orthographe, les apprenants de la langue de Molière peuvent éprouver de réelles difficultés. Alors pourquoi encore entraver leur apprentissage ?  L’écriture non-binaire peut se définir comme une forme linguistique neutre, entendez par-là que les notions de « masculin » et « féminin » disparaissent. Cependant, la complexité ne s’arrête pas là puisque le neutre grammatical n’est pas la même chose que le genre neutre (également nommé neutrois). On peut, donc, par exemple être agenre (personne n’ayant aucun genre), demi-garçon, demi-fille, bispirituel (avoir un esprit féminin et un esprit masculin cohabitant en même temps), genre-fluide, etc. et utiliser le neutre grammatical pour se désigner. D’un point de vue purement linguistique, cette non-binarité entrave la compréhension et probablement l’apprentissage de la langue française, bien que cette information ne soit pas scientifiquement vérifiée, étant donné la nouveauté de ce phénomène. Cependant, nous pouvons supputer que cette nouvelle écriture entrave la compréhension d’une langue déjà complexe. J’en veux pour exemple les différentes manières d’écrire le phonème [ɛ̃] en français. On peut l’écrire avec /in/ (intéressant), /im/ (important), /ein/ (ceinture), /ain/ (pain), /aim/ (faim), /yn/ (lynx), /ym/ (symbole). Il existe une pléthore d’autres exemples mais nous nous contenterons de celui-ci. Si l’écriture non-binaire souhaite éviter les discriminations, elle en génère indubitablement par sa complexité. Comme le montre le tableau suivant, la langue française connaîtra de nouvelles formes lexicales, verbales, etc.  Source : http://uniqueensongenre.eklablog.fr Autrement dit, par souci d’inclusion, nous préférons compliquer la langue française mais nous n’avons pas pensé un seul instant que nous allions discriminer toutes les personnes éprouvant déjà des difficultés lors de leur apprentissage. Certains linguistes seront opposés à cet avis mais je prendrai l’exemple suivant pour montrer la complexité et l’idiotie de cette nouvelle écriture.  Exemple 1 : « Il est beau » (français standard). Exemple 2 : « Ille est belleaux » (français dit « non-binaire »).  La première question qui se pose est la suivante. Comment prononcer Ille ? Rien de plus simple. Ce mot se prononce comme le Il (du français standard). Pour une écriture qui souhaite éviter toutes discriminations mais qui garde la même prononciation phonétique masculine, pardonnez ce satisfecit, mais je trouve cela quelque peu étrange. Ensuite, la forme belleaux est identique au singulier et au pluriel. Certains y verront une facilité, j’y vois une incompréhension. Admettons. L’hérésie linguistique ne s’arrête pas là. La terminaison des noms féminins et masculins, pour les professions par exemple, sont remplacés par /x/. « Un avocat » s’écrira donc « Um avocax ». Un chanteur et une chanteuse s’écrira désormais « chateureuse ». Peut-on me garantir qu’il n’y aura aucun caractère humoristique quand nous dirons que lu (la) chanteureuse est triste. Le maitre et la maîtresse – qui avait déjà posé problème lors de la féminisation des professions pour avoir deux acceptions dont une quelque peu péjorative – s’écrira désormais « maitré ». Nous pourrions continuer avec une kyrielle d’exemples mais ce n’est pas le but de cet article.  Une langue doit évoluer sinon elle meurt ! C’est une évidence ! On peut déplorer quotidiennement la disparition des langues comme le relate Claude Hagège dans son ouvrage, paru en 2000, Halte à la mort des langues. Cependant, nous devrions nous attarder sur d’autres aspects linguistiques afin de faciliter l’apprentissage de cette langue et non complexifier ce dernier… Sources :  Finkielkraut, Alain. 2013. L’identité malheureuse. Paris: Stock. Hagège, Claude. 2000. Halte à la mort des langues. Paris: O. Jacob.

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La flexibilité au travail, facteur d’épanouissement professionnel et privé

S’il y a bien un sujet sur lequel les idéologies politiques s’entrechoquent, c’est à propos du travail. Non seulement les solutions proposées sont aux antipodes mais même les constats divergent. Pire encore, depuis l’entre-deux-guerres et les célèbres revendications telles que la semaine de 40 heures, les deux premières semaines de congés payés ou la reconnaissance du droit syndical par exemple, les avancées ont été nettement moins spectaculaires. Bien que, paradoxalement, le monde du travail n’ait jamais autant évolué que depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Si l’entre-deux-guerres a connu une légifération accrue du cadre du travail, il ne faut pas oublier que certaines de ces revendications étaient portées depuis… 1886 aux Etats-Unis ! C’est le cas de la journée de travail de 8H, composant le triptyque – travail, sommeil et loisirs -, représenté dans les manifestations par le triangle rouge, celui de l’égalité horaire entre ces trois parties de journée. On le voit donc, le respect des droits des travailleurs, notamment celui d’un temps de travail maximum, était l’un des premiers fers de lance du mouvement ouvrier.   Et pourtant, à cause de la crise de la Covid-19, le monde du travail a expérimenté un bouleversement sans précédent. Cela s’entend, nous parlons ici du télétravail imposé à bon nombre de travailleurs et pratiquement tous les étudiants. Le télétravail a également illustré un autre phénomène lié à l’emploi : la flexibilité. Ce même télétravail qui floute la frontière entre vie privée et professionnelle et qui vient bousculer le triptyque parfait des 8-8-8.   Dès lors, en ce 1er mai 2021, journée de la Fête du travail, plutôt que de s’attarder sur comment augmenter le taux d’emploi, nous avons souhaité présenter nos solutions pour mieux concilier vie professionnelle et vie privée.  L’impact de la Covid-19 sur nos vies professionnelle et académique Aujourd’hui, la Covid-19 impacte les différents aspects de nos vies : qu’elle soit privée, professionnelle, étudiante, ou bien sur nos loisirs, nos droits et nos libertés fondamentales. Les libertés et droits fondamentaux liés au travail, passés rapidement en revue ci-dessus, ont notamment été frappés de plein fouet par la crise sanitaire que nous traversons. Incontestablement, la notion de télétravail a évolué en l’espace de quelques semaines de manière significative. Ce privilège est rapidement devenu la norme, voire même l’obligation. Le salon, la table à manger, la cuisine, autrefois espaces de convivialité et de partage, deviennent presque du jour au lendemain notre nouvel espace de travail qu’il faut se réapproprier autrement. Fini l’open-space et les pauses sympathiques à la machine à café. Les collègues sont devenus le compagnon, les enfants, les animaux de compagnie, le bruit ou parfois même à l’inverse, la solitude, le silence. Le temps de travail est lui aussi chamboulé. Là où nous avions un cadre horaire bien défini, aujourd’hui, l’employé est tenté de réduire son heure de table ou de faire des heures supplémentaires. Ici, nous pouvons nous attendre à une évolution concernant la prise en compte de la santé, de la charge mentale, du bien-être au travail (en télétravail), avec une prise de conscience de l’environnement de travail et de l’amélioration de l’équipement technologique au quotidien. D’ailleurs, parlons-en de la technologie, au cœur de tous ces changements et qui a un rôle de premier ordre dans l’organisation du (télé)travail, de l’enseignement à distance, des réunions et examens en visioconférence. La communication digitalisée a accéléré en l’espace de quelques semaines seulement bien plus qu’en l’espace de ces dix dernières années pour nous permettre de poursuivre nos activités professionnelles et académiques. Quant à l’enseignement, même combat. Dans tous les pays, des écoles maternelles aux universités, tous les enfants et étudiants se sont retrouvés chez eux, confinés. Reconnaissons la capacité d’adaptation des jeunes face à cette pandémie impliquant l’accélération de l’enseignement à distance. Faire de la flexibilité un droit pour le travailleur écrit noir sur blanc La réduction du temps de travail est un concept qui revient souvent sur la table. Cette idéologie, faussement alléchante, reviendrait à diminuer son temps de travail afin de réduire le nombre de demandeurs d’emploi et impliquerait une baisse conséquente des revenus.  Il apparaît donc difficile de dégager une majorité en faveur de telles politiques. Et si, la prochaine grande avancée dans le monde du travail n’était plus la réduction du temps de travail mais l’adaptation du monde du travail à nos nouveaux modes de vie ? C’est là qu’intervient la flexibilité. Et celle-ci est multiforme.  Prenons l’exemple de la flexibilité salariale. Trop souvent, celle-ci a été synonyme de salaire fixe auquel s’additionnent des éventuelles primes. La flexibilité salariale repensée serait un salaire réellement rémunérateur et « fixe ». On utiliserait un pourcentage du salaire sous divers avantages qui seraient choisis par le travailleur selon son mode de vie. Dès lors, ce pourcentage « optionnel » pourrait être sous forme de voiture de société, d’un abonnement de transport en commun, d’accès au logement… Adapter le cadre juridique pour le travailleur serait utile afin de jouir des avantages de la flexibilité. En effet, de bonnes conditions de travail rendent celui-ci plus efficace et impliquent un sentiment de bien-être plus élevé.  Il est donc important de prévoir un cadre légal plus large pour qu’un employé et un employeur puissent, sur base volontaire et avec un accord des deux parties, faire convenir le travail aux réalités de chacun. Il pourrait offrir la possibilité de travailler 38 heures par semaine en réduisant le nombre de jours. Il serait possible de prester la même charge de travail en 4 jours au lieu de 5 jours actuellement. Le bénéfice d’un rythme de travail quotidien plus long est la possibilité d’avoir un jour de congé supplémentaire sans perte de salaire. Adapter ses horaires pour améliorer sa qualité de vie privée est un enjeu essentiel d’attractivité pour un travailleur. Pour l’employeur, le fait d’avoir un travailleur satisfait de ses conditions a un impact sur la productivité au quotidien.  La notion de flexibilité et de travail concerne aussi les étudiants. Améliorer la flexibilité dans l’enseignement aurait une répercussion sur la disponibilité des étudiants jobistes. Le

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Les vaccins… un fiasco total !

Par Gauthier Jacques, journaliste Piccolo Comment en finir avec le triste spectacle auquel nous assistons toutes et tous ? La fin des brevets, vrais obstacles aux vaccins !  Bien qu’elles aient mis au point les vaccins contre la Covid-19, les compagnies pharmaceutiques vendent aux plus offrants, négligeant ainsi la gravité sanitaire dans laquelle  nous sommes toutes et tous plongés depuis plus d’un an déjà. Les vaccins devraient être des biens publics mondiaux ; ça nous aiderait ! Souvenons-nous du Président français, Emmanuel Macron, qui dès le moins de novembre s’interrogeait gravement sur la situation sanitaire : « Serons-nous prêts lorsque le premier vaccin sera mis sur le marché, à en garantir l’accès à  l’échelle planétaire et à éviter à tout prix le scénario d’un monde à deux vitesses où seuls les  plus riches pourraient se protéger du virus […] ». Puis, dès le 18 janvier 2021, Monsieur Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) nous annonce que sur les trente-neuf millions de doses prévues, seules vingt-cinq  avaient été administrées sur un total de quarante-neuf pays. Oui, seulement 25 doses. Que se  passe-t-il donc ?   Il est vrai que l’étonnement est grand au regard des sommes gargantuesques investies pour ce  vaccin. Qui plus est, deux mécanismes avaient été mis en place pour éviter ce genre de fiasco.  Il y avait d’une part le mécanisme Covax qui devait permettre un groupement des achats pour les vaccins afin de garantir, à 90 pays et territoires, un accès juste et équitable au traitement.  Des contrats ont été signés avec Pfizer (40 millions de doses) et AstraZeneca (120 millions de  doses). L’objectif ? 2 milliards de doses d’ici la fin de 2021. Il y avait d’autre part le mécanisme  C-TAP (Covid-19 Technology Access Pool), qui aurait dû garantir le partage de la propriété intellectuelle et des connaissances afin de produire des vaccins à grandes échelles, y compris dans les pays en voie de développement. Résultat ? Coquille vide.  Pourtant, tout semblait fonctionner. Les laboratoires ont été subventionnés à coups de milliards d’euros par les États et la Commission (qui a versé plus de 2 milliards pendant la mise au point  des vaccins). Cependant, malgré ces aides ainsi que des clauses de livraison des plus flexibles,  cela ne fonctionne pas. Nous nous souvenons toutes et tous du désarroi de la Commission  lorsque AstraZeneca lui a annoncé qu’il ne pourrait pas fournir le nombre de doses prévues (80  millions) dans les délais fixés. S’ajoute à ce dysfonctionnement une différence de prix non négligeable. En effet, selon Eva de Bleeker, secrétaire d’État au budget belge, les tarifs négociés par Bruxelles varient entre 1,78 € (pour AstraZeneca), 10 € (pour CureVac) et 14,68€ (pour  Moderna). Et pour couronner le tout, les répartitions au sein même de l’Union européenne est inégalitaire puisque pour les premières livraisons, l’Italie a reçu 9750 doses, la France 19 500  et l’Allemagne 15 125. Même ramenés à la population respective des pays, ces écarts restent inexplicables et semblent montrer que certains pays sont plus égaux que d’autres. Pourtant,  d’autres pays, hors UE, semblent bien s’en tirer. Malgré un départ plus que laborieux, Londres a su organiser une campagne de vaccination dynamique mettant littéralement à mal l’argument  d’une Union européenne protectrice avancé lors du conflictuel Brexit. Au 4 février, le  Royaume-Uni avait administré au moins une dose de vaccin à 16, 2 % de sa population. En  revanche, la Belgique a administré jusqu’à ce jour (5 mars 2021) au moins une dose à 5,54%  de sa population ; l’Espagne, 4,01% ; l’Italie, 3,61%, etc. Comment expliquer de ces  différences ? Les brevets !  Face à la pâmoison, à la prédation des ressources publiques et à la pénurie des vaccins, nombre  de professionnels de la santé, des militants, des membres d’ONG pressent les États d’activer la  licence obligatoire. Ce concept de licence obligatoire ou licence d’office est apparu aux États Unis à la fin du XVIIIe siècle et a été intégré aux normes internationales, dès 1925, grâce à la  Convention de Paris. D’une façon générale, le titulaire d’un brevet est libre d’exploiter  personnellement l’invention protégée ou bien d’autoriser une autre personne à l’exploiter.  Pourtant, lorsque des raisons d’intérêt général le justifient, les autorités publiques nationales peuvent autoriser l’exploitation d’un brevet par une personne tierce sans le consentement du propriétaire. Malheureusement, activer cette licence obligatoire revient à engager un bras de fer  avec diverses puissances souveraines, en particulier les États-Unis, où – rappelons-le – se  trouvent les deux sociétés qui proposent les vaccins les plus performants actuellement.  Bref, l’enjeu économique, l’appât d’un certain profit au détriment d’une crise sanitaire, et la  peur d’une nouvelle situation conflictuelle viennent compliquer la rapidité de cette vaccination européenne. Il faut prendre son mal en patience quand nous savons qu’après le cafouillage des masques, il aura fallu près de deux mois pour relancer la production au printemps 2020. Donc,  patience et longueur de temps font plus que force ni que rage, comme l’aurait dit Jean de La  Fontaine. Sources :  Déclaration de M. Macron sur la lutte contre l’épidémie de Covid-19 et la préparation aux  futures pandémies, le 21 novembre 2020, www.vie-publique.fr (consulté le vendredi 5 mars à  01 :37).  Licence obligatoire sur : https://www.concurrences.com/fr/glossaire-des-termes-de concurrence/licence-obligatoire (consulté le dimanche 7 mars à 00 :48).  Pierru, Frédéric, Frédérick Stamback, y Julien Vernaudon. 2021. «Toute-puissance des  laboratoires: les brevets, obstacles aux vaccins pour tous». Le Monde diplomatique, Mars 2021.