Retrouvez notre journaliste Piccolo, Gauthier Jacques, en présence d’un invité de marque, Egbert Lachaert, le Président de l’Open VLD, les Libéraux flamands. Au sujet de cette interview, vous entendrez donc notre invité sur prononcer sur diverses thématiques dont, entre autres, la crise Covid-19, les mesures mises en place pour lutter contre le virus ainsi que leurs impacts sur l’économie, la migration ou encore la séparation entre l’Eglise et l’Etat. Petite particularité de cette interview, elle se fait en 2 langues! Certaines questions sont donc posées et répondues en français et d’autres en néerlandais. Alors genietervan et on se retrouve très vite pour une nouvelle vidéo sur notre chaîne Youtube! #staytuned
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Par Gauthier Jacques, journaliste Piccolo. Tout le monde a déjà été confronté à ce politiquement correct mais que devons-nous en penser ? La dernière idiotie est récente. Comme vous le savez, chaque année, une cinquantaine d’États, dont la Belgique, font la démonstration d’une belle coopération européenne à travers l’organisation des « Journées européennes du Patrimoine » dans le but de rapprocher les trésors patrimoniaux du public. En Wallonie, ces journées auront lieu les 11 et 12 septembre sur le thème « Femmes et Patrimoine ». Elles mettront précisément en valeur les femmes en évoquant leur rôle, leur fonction, leur apport personnel et collectif, leur gestion, leur empreinte ou alors tout simplement leur souvenir. Par ailleurs, seront également mis en avant les biens patrimoniaux wallons en lien avec l’évolution des droits sociaux et politiques des femmes en Belgique. Tout semble fonctionner comme sur des roulettes mais le socialiste bruxellois Pascal Smet de Vooruit est tombé dans les griffes de ce politiquement correct. En effet, il souhaiterait changer le nom et le rebaptiser de « Heritage days ». Pourquoi ce changement ? Selon le Secrétaire d’Etat, cette appellation est purement sexiste puisque le mot « patrimoine » dérive directement du substantif latin patrimonium, évoquant un héritage paternel et donc masculin. L’idiotie humaine ne cessera jamais de m’impressionner. Je pense que personne n’avait jamais pensé à cette étymologie latine aux « allusions sexistes ». Par ailleurs, je pense même que toutes les personnes qui utilisait le mot patrimoine n’ont jamais pensé « asservir » les femmes. Ce changement d’appellation pose, en réalité, deux problèmes. Nous créons, d’une part, un problème où il n’y en a pas. D’autre part, nous utilisons des mots anglais alors que nous avons des équivalents en français. L’incorporation de substantifs étrangers dans une langue ne me dérange absolument pas à condition qu’ils soient nécessaires. Le cas échéant, utilisons les mots dont nous disposons. Le politiquement correct nous plonge non seulement dans une décadence linguistique mais également dans une constante crainte de « mal parler ». Une personne aveugle voit-elle mieux quand on l’appelle « malvoyante » ? Le politiquement correct nous plonge dans un marasme dont nous ne pourrons plus sortir. Le politiquement correct nous plonge dans une société décadente. Y souscrire, c’est renoncer à sa liberté ! Pour moi, c’est donc un grand « non » ! Sources (dont image): https://www.lalibre.be/debats/ripostes/2021/08/25/pascal-smet-a-t-il-eu-raison-de-rebaptiser-les-journees-du-patrimoine-en-heritage-days-BLNMA5Z4CNG4HBVN2KQ6MGMR6Y/?fbclid=IwAR2SvOa_fQ0a47eTJFqo0T300lNE17Rk2ZAdVlJInsFX7v2H1_j_p9GCUpc
Par Olivier Humblet, journaliste Piccolo. Retour sur les évènements de ces dernières semaines « Il s’agit d’un échec de l’ensemble de la stratégie occidentale conduite au cours des deux dernières décennies ». Voici comment Nicolas Gosset, spécialiste de l’Asie centrale à l’institut royal supérieur de défense, définit la situation actuelle en Afghanistan. Nous sommes les témoins d’un renversement complet du régime mis en place par les Occidentaux il y a de cela plus de 20 ans. Les derniers évènements ont pris un coup d’accélérateur quand le président américain Joe Biden a annoncé le retrait définitif des troupes américaines le 14 avril dernier. Suite à cette annonce et au retrait progressif des troupes US, les Talibans n’ont fait que prendre des territoires. Districts après districts, villes après villes, ils ont enchaîné les victoires sur les forces militaires et policières gouvernementales afghanes. L’armée régulière en déroute et exsangue laisse derrière elle l’équipement qui est utilisé par les Talibans pour accélérer la prise du pays. A la surprise des Occidentaux, le président Ashraf Ghani fuit le pays et les Talibans entrent dans Kaboul le 15 août 2021 créant la panique dans la capitale. Tous les calendriers sont bousculés et commence la cohue pour fuir le pays de la part des nombreux ressortissants étrangers et leur famille ainsi que les Afghans ayant collaboré de près ou de loin avec les Américains et leurs Alliés. C’est à l’aéroport de Kaboul, seul vivier encore sous protection occidentale, que se cristallise cet exode moderne. Se masse alors des milliers de candidats au départ créant des scènes de chaos qui ont fait le tour du monde. C’est à la lumière de ces images qui nous sont parvenues par les réseaux sociaux principalement que nous pouvons évaluer la crainte que représente l’arrivée des forces talibanes au sommet du pouvoir. Les foules se déplacent, les gens s’accrochent aux carlingues, les jeunes courent après les avions qui quittent le tarmac et nous comptons déjà les premiers décès. Le 20 août, une source de l’OTAN fait état d’une vingtaine de personnes décédées lors de ces évènements. S’est alors organisé plusieurs opérations occidentales conjointes pour rapatrier les ressortissants et les personnes candidates à l’exil. La Belgique se joint à l’opération via sa propre mission Red Kite qui a pour but d’évacuer les Belges d’Afghanistan. Des ponts aériens entre Kaboul et la capitale pakistanaise Islamabad ont été créés. Cette opération menée par la Belgique a permis d’évacuer 1400 personnes à bord des vieux C-130 de la Défense, pourtant voués à enrichir nos musées. Malgré les évacuations qui allaient bon train, deux éléments rendent la situation délicate aux abords de l’aéroport de Kaboul. Premièrement, la date définitive du retrait des troupes américaines, dernières garantes de la sécurité des missions d’évacuation, est fixée et confirmée par J. Biden au 31 août 2021. Or les candidats au départ sont extrêmement nombreux et massés aux entrées de ce que représente la dernière porte de sortie du pays. Il commence à se faire entendre que tout le monde n’aura pas une place dans l’avion. Le deuxième élément est la menace d’une attaque terroriste qui plane depuis plusieurs jours. En effet, Didier Leroy, chercheur à l’institut royal supérieur de défense, estime que le paysage politique morcelé de l’Afghanistan se prête à un jeu de pouvoir et d’influence entre les groupes islamistes qu’ils soient d’Al-Qaïda, des Talibans ou de l’Etat Islamique. Ce jeu d’influence pourrait donc mener un de ces groupes et notamment l’Etat Islamique à perpétrer un attentat dans cette foule agglutinée aux abords de l’aéroport. Pour le chercheur, l’occasion serait ici « trop belle » pour l’EI de perpétrer une attaque qui déforcerait les Talibans vainqueur de la guerre d’Afghanistan, mettrait en lumière l’impuissance américaine et aurait un potentiel de publicité énorme tant la situation afghane actuelle est médiatisée. C’est exactement ce qui arriva le 26 août dernier. Un attentat suicide a été perpétré et revendiqué par l’Etat Islamique causant la mort de 180 personnes dont 13 soldats américains et blessant 200 personnes supplémentaires. Cela faisait deux jours que les renseignements occidentaux parlaient d’un risque très élevé d’une attaque de l’EI dans la foule de l’aéroport. Les Américains ont, la veille de l’explosion, exhorté les candidats à l’exil de quitter la zone. Mue par une crainte encore plus forte de rater un éventuel vol pour fuir le régime taliban, la foule est restée campée là dans l’espoir d’un voyage. Nous sommes le 31 août 2021 à l’heure d’écrire ces lignes et les derniers soldats américains ont quitté le pays, détruisant leur matériel militaire resté sur place, et laissant un peuple voué à son propre destin. Les tirs de victoire des Talibans dans la capitale afghane marquent ainsi la fin d’une guerre initiée en 2001 à la suite des attentats du World Trade Center de New-York. Eléments historiques d’une catastrophe annoncée Faisons un retour dans le temps pour comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation chaotique de ces dernières semaines. Déjà en 1979, en pleine guerre froide, l’Afghanistan se retrouve au centre d’un conflit décentralisé qui oppose les deux superpuissances de l’époque, l’URSS et les USA. Marc Epstein revient sur la guerre d’Afghanistan de 1979 à 1989. Il fait ressortir un point intéressant dans l’analyse des évènements qui ont eu lieu en ce mois d’août 2021, soit 40 ans plus tard. Le casus belli de la guerre de 1979 est l’entrée sur le territoire afghan de l’armée rouge voulant porter secours à la branche communiste de la politique afghane et ainsi assurer la pérennité de la République Démocratique d’Afghanistan. Avec la même logique qui a poussé les USA à intervenir en Corée, au Vietnam, ou en Chine, les Américains sont également intervenus en Afghanistan pour éviter que le pays tombe dans le camp communiste. Pour se faire, ils ont favorisé un soutien à des combattants locaux et non l’intervention militaire pure. Ainsi, plus de 7 milliards de dollars ont été dépensés par les USA, au travers de l’opération Cyclone de la CIA, et l’Arabie Saoudite pour le financement de la résistance
Du 7 au 14 septembre, les Jeunes MR voteront pour élire leur nouveau président ainsi que 2 nouveaux vices-présidents! Cette fois-ci, il y a 2 tickets nationaux qui se présentent à vous et en voici un: le ticket de Gilles, Mathilde et Annelise! Pour tout connaître de leur programme et des projets qu’ils ont en tête pour le futur de notre mouvement, n’hésitez pas à vous rendre sur le site des Jeunes MR dédié aux élections présidentielles: http://www.jeunesmr.be/electionsinternes/ #getupandvote
Du 7 au 14 septembre, les Jeunes MR voteront pour élire leur nouveau président ainsi que 2 nouveaux vices-présidents! Cette fois-ci, il y a 2 tickets nationaux qui se présentent à vous et en voici un: le ticket de Laura, Guillaume et Antoine! Pour tout connaître de leur programme et des projets qu’ils ont en tête pour le futur de notre mouvement, n’hésitez pas à vous rendre sur le site des Jeunes MR dédié aux élections présidentielles: http://www.jeunesmr.be/electionsinternes/ #getupandvote
Par Gauthier Jacques, journaliste Piccolo. Sommes-nous entrés dans un monde post-industriel ? On pouvait lire il y a quelques jours que sur la seule journée du mercredi 28 juillet 2021, le Groenland a perdu 8,5 milliards de tonnes de glace en surface. Il en va de même pour le lendemain, jeudi 29, avec 8,4 milliards de tonnes. Au total, ce sont donc 16,9 milliards de tonnes de glace qui ont fondu au Groenland en 48 heures. Pour donner un ordre de grandeur, Polar Portal indique que toute cette eau pourrait recouvrir la Floride sous 10 cm. Si ce parallèle ne vous suffit pas, le calcul vis-à-vis de la Belgique est lui aussi frappant. Avec 30.689 km² de superficie, notre pays est près de 6 fois plus petit que l’État du sud-est des États-Unis (170.312 km²). Cela veut donc dire que la glace qui a fondu en deux jours au Groenland pourrait mettre tout notre pays sous plus de 50 cm d’eau. Cependant, bien que ces phénomènes semblent se répéter depuis quelques mois voire quelques années, et ce fut encore le cas il y a quelques semaines avec les inondations en Belgique, ils étaient prévus ! Nous savons exactement quel sera notre avenir depuis 1972. En effet, à cette date, un petit groupe de chercheurs du MIT avait anticipé ces scénarios : incendies dévastateurs, pandémie galopante de coronavirus, inondations dantesques et autres dérèglements climatiques liés au réchauffement, autant de fléaux que la plupart d’entre nous n’imaginait pas devoir affronter il y a quelques années encore. Tout se trouve dans l’ouvrage intitulé The limits to growth (Les limites à la croissance, rapport appuyé par le Club de Rome [groupe de réflexion préoccupé des problèmes complexes auxquels doivent faire face toutes les sociétés]). La conclusion est simple : si l’humanité continue à poursuivre sa croissance économique sans tenir compte des coûts environnementaux, elle va droit dans le mur. Mais ce n’est pas tout, sans un changement de comportement radical, la baisse de nourriture disponible, l’épuisement des ressources naturelles et la pollution galopante impacteraient tellement violemment et durablement la qualité de la vie sur Terre dans les décennies à venir, que la population humaine diminuerait drastiquement avant même la moitié du XXI siècle. Pour comprendre comment fonctionne cette théorie, les chercheurs (Donella Meadows, Dennis Meadows, Jørgen Randers, William W. Bahrens III) se sont appuyés sur cinq facteurs : la population, les ressources, la production industrielle, la pollution et la nourriture. Les chercheurs ont donc généré différents scénarios de développement à l’aide de World3 (modèle de simulation) en faisant varier les hypothèses sur notamment l’innovation, les ressources non renouvelables ou les priorités sociétales. Si divers scénarios en sont sortis, les plus sombres, ceux qui se sont soldés par de fortes baisses de la population, se sont en fait révélés les plus en phase avec l’évolution réelle de ces 50 dernières années. Les quatre scénarios sont les suivants : Nom BAU : Business as usual Graphique Description Rien ne change dans nos comportements (par rapport au passé). Résultat Effondrement de la civilisation dû à un épuisement des ressources naturelles. Nom BAU2 : Business as usual 2 Graphique Description On double les ressources naturelles par rapport au premier modèle. Résultat Effondrement de la civilisation dû à une pollution excessive ainsi que des conditions climatiques extrêmes. Nom CT (comprensive technologies) Graphique Description On double les ressources naturelles par rapport aux premiers modèles mais on parvient à développer et à utiliser des technologies exceptionnellement développées et élevées permettant de limiter la pollution et d’augmenter les ressources. Résultat Augmentation des coûts des technologies, déclin de la civilisation mais pas d’effondrement. Nom ST (Stabilized world) Graphique Description CT + changement dans les valeurs et dans les priorités sociétales. Résultat Tout se stabilise. Malheureusement, nous sommes à l’heure actuelle dans le modèle BAU2 : Diminution drastique des ressources, croissance démographique incontrôlable, etc. S’il veut espérer pouvoir vivre sur Terre encore quelques siècles, l’être humain se doit donc de créer une société dans laquelle il s’impose des limites à lui-même et à sa production de biens matériels pour atteindre un état d’équilibre, sans quoi il risque bien de sombrer. Sources : https://fr.businessam.be/en-deux-jours-la-glace-du-groenland-a-tellement-fondu-quelle-pourrait-inonder-toute-la-belgique-sous-50-cm-deau/?fbclid=IwAR3-kPE8ewlODysTn4qzbW7dZcTKEicNGrU1TcOjr3vy5A5ukiqLd0BPLlc http://polarportal.dk/en/greenland/surface-conditions/#c8397 https://fr.businessam.be/fonte-des-glaces-nous-sommes-desormais-dans-le-pire-des-scenarios/ https://www.rtbf.be/info/societe/detail_en-1972-un-modele-du-mit-a-predit-l-effondrement-de-notre-civilisation-pour-2040-et-jusqu-ici-il-ne-s-est-presque-pas-trompe?id=10814350&fbclid=IwAR201h66gurnmL0Q3eGVTC5Y-eIeCdBAweXofvwyXNoLTxR2Q0BlUsf0UCg https://dash.harvard.edu/bitstream/handle/1/37364868/BRANDERHORST-DOCUMENT-2020.pdf?sequence=1&isAllowed=y http://www.donellameadows.org/wp-content/userfiles/Limits-to-Growth-digital-scan-version.pdf https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Limites_%C3%A0_la_croissance#Propositions Donella Meadows, Dennis Meadows, Jørgen Randers et William W. Behrens, The Limits to Growth, Universe Books, 1972. Graham Turner, Cathy Alexander, Limits to growth was right, new research shows we’re nearing collapse , The Guardian, 2 septembre 2014 (consulté le 1 août 2021).
Par Julien Liégeois, rédacteur en chef du PiccoloMag. Ce mardi 20 juillet marque une journée de deuil national en Belgique en commémoration des victimes des terribles inondations qui ont eu lieu la semaine dernière dans l’est du pays. Bien que le bilan ne soit pas encore définitif, les autorités avancent le nombre de 31 personnes décédées. Il reste encore 127 autres personnes qui sont portées disparues et, malheureusement, plus les jours avancent et plus leurs chances de survie se rétrécissent. Pourtant, comme l’indique Mathieu Golinvaux, journaliste à L’Avenir, les services de secours ont déployé des moyens importants ces derniers jours pour aider le plus de personnes possibles: 5000 policiers mobilisés, 4000 agents locaux et 1000 agents fédéraux sur le terrain ainsi que 350 effectifs de l’armée. N’oublions pas que l’aide fut aussi européenne avec le soutien de la France, de l’Italie, de l’Autriche, des Pays-Bas et du Luxembourg qui ont prêté main forte au plus profond de la crise en envoyant 300 sauveteurs, 50 bateaux et 2 hélicoptères. Face à l’ampleur de cette catastrophe, une minute de silence sera observée à 12h pile. L’heure sera donc au recueillement dans tout le pays. Sources dont photo: https://www.lesoir.be/384955/article/2021-07-20/deuil-national-apres-les-inondations-le-programme-de-la-journee https://www.lavenir.net/cnt/dmf20210719_01598779/les-chiffres-fous-de-deux-jours-de-lutte-face-a-la-montee-des-eaux https://www.francetvinfo.fr/meteo/inondations/en-images-rues-devastees-en-allemagne-evacuations-en-belgique-les-degats-impressionnants-des-inondations-en-europe_4703401.html
Par Gauthier Jacques, journaliste Piccolo. De nos jours, certains mouvements de gauche – toutes gauches confondues d’ailleurs – tentent d’améliorer et de moderniser notre société contemporaine grâce à des changements aussi futiles que loufoques. Dans cet article d’opinion pamphlétaire et contestataire, je me contenterai de mentionner l’écriture dite non-genrée ou non-binaire. Cette écriture, directement inspirée du politiquement correct, nous plonge dans une décadence post-linguistique. D’ailleurs, dans l’Identité malheureuse, Alain Finkielkraut déclarait : « Le politiquement correct, c’est le conformisme idéologique de notre temps. La démocratie, en effet, c’est-à-dire le droit de tous à la parole, produit du conformisme. L’homme démocratique pense comme tout le monde en croyant penser par lui-même. Il ne se contente pas d’adhérer au jugement du public, il l’épouse jusqu’à ne plus pouvoir le discerner du sien propre » (Finkielkraut, 2013). Ne vous méprenez pas, je ne suis point contre cet homme démocratique, tant s’en faut, mais bien contre toutes les personnes qui tentent de révolutionner le monde à travers de fausses bonnes idées. Bien que la culture soit un des domaines où se déroule une activité spirituelle et créatrice, pour reprendre une autre citation de notre Académicien, cette activité ne doit en aucun cas pourfendre l’hérésie linguistique. Reconnaissons que la langue française est très complexe. Entre sa grammaire et son orthographe, les apprenants de la langue de Molière peuvent éprouver de réelles difficultés. Alors pourquoi encore entraver leur apprentissage ? L’écriture non-binaire peut se définir comme une forme linguistique neutre, entendez par-là que les notions de « masculin » et « féminin » disparaissent. Cependant, la complexité ne s’arrête pas là puisque le neutre grammatical n’est pas la même chose que le genre neutre (également nommé neutrois). On peut, donc, par exemple être agenre (personne n’ayant aucun genre), demi-garçon, demi-fille, bispirituel (avoir un esprit féminin et un esprit masculin cohabitant en même temps), genre-fluide, etc. et utiliser le neutre grammatical pour se désigner. D’un point de vue purement linguistique, cette non-binarité entrave la compréhension et probablement l’apprentissage de la langue française, bien que cette information ne soit pas scientifiquement vérifiée, étant donné la nouveauté de ce phénomène. Cependant, nous pouvons supputer que cette nouvelle écriture entrave la compréhension d’une langue déjà complexe. J’en veux pour exemple les différentes manières d’écrire le phonème [ɛ̃] en français. On peut l’écrire avec /in/ (intéressant), /im/ (important), /ein/ (ceinture), /ain/ (pain), /aim/ (faim), /yn/ (lynx), /ym/ (symbole). Il existe une pléthore d’autres exemples mais nous nous contenterons de celui-ci. Si l’écriture non-binaire souhaite éviter les discriminations, elle en génère indubitablement par sa complexité. Comme le montre le tableau suivant, la langue française connaîtra de nouvelles formes lexicales, verbales, etc. Source : http://uniqueensongenre.eklablog.fr Autrement dit, par souci d’inclusion, nous préférons compliquer la langue française mais nous n’avons pas pensé un seul instant que nous allions discriminer toutes les personnes éprouvant déjà des difficultés lors de leur apprentissage. Certains linguistes seront opposés à cet avis mais je prendrai l’exemple suivant pour montrer la complexité et l’idiotie de cette nouvelle écriture. Exemple 1 : « Il est beau » (français standard). Exemple 2 : « Ille est belleaux » (français dit « non-binaire »). La première question qui se pose est la suivante. Comment prononcer Ille ? Rien de plus simple. Ce mot se prononce comme le Il (du français standard). Pour une écriture qui souhaite éviter toutes discriminations mais qui garde la même prononciation phonétique masculine, pardonnez ce satisfecit, mais je trouve cela quelque peu étrange. Ensuite, la forme belleaux est identique au singulier et au pluriel. Certains y verront une facilité, j’y vois une incompréhension. Admettons. L’hérésie linguistique ne s’arrête pas là. La terminaison des noms féminins et masculins, pour les professions par exemple, sont remplacés par /x/. « Un avocat » s’écrira donc « Um avocax ». Un chanteur et une chanteuse s’écrira désormais « chateureuse ». Peut-on me garantir qu’il n’y aura aucun caractère humoristique quand nous dirons que lu (la) chanteureuse est triste. Le maitre et la maîtresse – qui avait déjà posé problème lors de la féminisation des professions pour avoir deux acceptions dont une quelque peu péjorative – s’écrira désormais « maitré ». Nous pourrions continuer avec une kyrielle d’exemples mais ce n’est pas le but de cet article. Une langue doit évoluer sinon elle meurt ! C’est une évidence ! On peut déplorer quotidiennement la disparition des langues comme le relate Claude Hagège dans son ouvrage, paru en 2000, Halte à la mort des langues. Cependant, nous devrions nous attarder sur d’autres aspects linguistiques afin de faciliter l’apprentissage de cette langue et non complexifier ce dernier… Sources : Finkielkraut, Alain. 2013. L’identité malheureuse. Paris: Stock. Hagège, Claude. 2000. Halte à la mort des langues. Paris: O. Jacob.
Retrouvez Gauthier Jacques, journaliste Piccolo, en compagnie de notre invitée, Nadia Geerts, chroniqueuse et nouvelle recrue du Centre Jean Gol. Au menu de ce jour: la place de la religion dans notre société, le port des signes convictionnels dans les écoles et les universités et la laïcité en tant que garant de nos libertés! Comme d’habitude, n’hésitez pas à liker, partager et à vous abonner à la chaîne des Jeunes MR! On se retrouve tout bientôt pour la suite! #staytuned
Pour cette nouvelle interview en plusieurs capsules, notre journaliste Piccolo Gauthier Jacques a rencontré en ligne Nadia Geerts, essayiste sur le féminisme et la neutralité de l’Etat ainsi que la laïcité, chroniqueuse et nouvelle recrue du Centre Jean Gol. Au menu de ce jour, une présentation de notre invitée sur sa formation, son parcours professionnel ainsi que sur sa vision du libéralisme et du progressisme. Comme d’habitude, n’hésitez pas à liker, partager et à vous abonner à la chaîne des Jeunes MR! On se retrouve tout bientôt pour la suite! #staytuned