Catégories
ARCHIVE-PICCOLOMAG-Actualités ARCHIVE-PICCOLOMAG-News en bref ARCHIVE-PICCOLOMAG-Politique ARCHIVE-PICCOLOMAG-Relations internationales

Israël et la Palestine: un nouveau conflit à répercussion mondiale ?

Par Gauthier Jacques, journaliste Piccolo Le Conseil de sécurité de l’ONU a tenu ce mercredi 12/5 une nouvelle réunion d’urgence à huis clos sur le conflit opposant les Israéliens et les Palestiniens. D’aucuns auraient pu croire à un certain calme mais c’était sans présager la tempête qui s’annonçait !  Tout allait bien… Les Israéliens célèbraient la Journée de Jérusalem, qui commémore la prise de la ville par les forces israéliennes lors de la guerre de 1967. Soudain, une sirène se déclencha. Une alerte anti-roquettes. La foule se figea, le silence se fit, dominé seulement par le miaulement lugubre. La tension était palpable. Le dôme de fer, le bouclier de défense anti aérien israélien, avait envoyé ses missiles. Cependant, malgré une grande efficacité, certaines roquettes ont passé le bouclier et touché la banlieue sud de Tel-Aviv. Ce Dôme constitue la clé de voûte de la défense militaire israélienne. Son champ d’action couvre un rayon de 4 à 70 kilomètres pour intercepter tout engin volant de courte et moyenne portée (roquette, obus d’artillerie). Il a été déployé pour la première fois en 2011 dans une région à 40 kilomètres de la bande de Gaza, après plusieurs années de mise au point et “dans un contexte de renforcement des courants islamiques et d’attaques répétées du Hamas. Il fallait trouver une solution”, retrace Stéphanie Laithier, historienne chargée de recherche à l’École pratique des hautes études (EPHE) et spécialiste d’Israël. La tension monta de jour en jour. Les brigades Qassam, la branche armée du Hamas – mouvement islamiste palestinien, avaient posé un ultimatum aux autorités israéliennes : retirer les forces de police de l’esplanade des Mosquées et du quartier de Sheikh Jarrah, où des familles palestiniennes sont menacées d’expulsion. Les violences auraient pu s’arrêter là mais en vain… Tout au long de la journée, les autorités israéliennes, pour éteindre le feu qu’elles ont allumé, ont reculé sur trois fronts. Néanmoins, la réponse de Gaza ne s’est pas faite attendre. Barrage de roquettes de Gaza vers Israël, frappes meurtrières de l’État hébreu ciblant le Hamas, et heurts musclés entre policiers israéliens et manifestants palestiniens à Jérusalem-Est : Israël et les Palestiniens étaient engagés ce mardi 11 mai 2021 dans l’une des plus importantes escalades de violences de ces dernières années. Depuis lundi soir, on chiffre à plus de 1000 le nombre de roquettes envoyées de la bande de Gaza vers Israël, dont environ 850 interceptées par le Dôme de Fer. On déplora de nombreux décès de civils. Des décès qui ont déclenché la colère du Premier ministre Binyamin Netanyahou : « Depuis lundi, l’armée a mené des centaines d’attaques contre le Hamas et le Djihad islamique à Gaza (…) Et nous allons encore intensifier la puissance de nos attaques. » Le Hamas va « se prendre une raclée à laquelle il ne s’attend pas », a-t-il déclaré dans une vidéo. Les prochains jours ont donc été scrutés de près : la fête musulmane de l’Aïd El-Fitr se tint ce jeudi 13/5 et samedi 15/5, et les Palestiniens commémorent la Nakba (la « catastrophe », création d’Israël en 1948). La communauté internationale s’est indignée de la montée de violences au Proche-Orient. La ministre belge des Affaires étrangères et ex-Première ministre, Sophie Wilmès, rappelle « sa profonde préoccupation ainsi qu’en appelant à la désescalade et au respect du droit international ». « Notre pays condamne les tirs de roquettes en provenance de Gaza qui, sans distinction, font des victimes et constituent une violation du droit humanitaire international », continue Sophie Wilmès. « Nous avons aussi une pensée pour les victimes civiles tombées lors d’un raid israélien. Nous appelons toutes les parties à faire preuve de retenue et à mettre fin immédiatement aux hostilités. ». Les États-Unis ont également décidé d’intervenir. En effet, Hady Amr, secrétaire adjoint aux affaires israéliennes et palestiniennes au sein du département d’État américain, aura pour mission d’exhorter au nom du président Biden à une désescalade de la violence. Sources dont images:  https://www.la-croix.com/Monde/Conflit-israelo-palestinien-quest-Dome-fer-protege-Israel-roquettes-2021-05-12-1201155390 https://plus.lesoir.be/371389/article/2021-05-10/de-lesplanade-des-mosquees-gaza-lescalade-de-la-violence https://plus.lesoir.be/371652/article/2021-05-11/pluie-de-roquettes-du-hamas-en-direction-de-tel-aviv https://plus.lesoir.be/371664/article/2021-05-11/tensions-jerusalem-pourquoi-le-conflit-sest-deplace-gaza https://plus.lesoir.be/371715/article/2021-05-12/plus-de-1000-roquettes-tirees-de-gaza-vers-israel-depuis-lundi-soir https://plus.lesoir.be/371852/article/2021-05-12/proche-orient-washington-envoie-un-emissaire-pour-exhorter-israeliens-et https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/12/israel-etat-d-urgence-decrete-dans-la-ville-de-lod-apres-des-emeutes-de-la-minorite-arabe_6079917_3210.html https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/12/la-communaute-internationale-deplore-une-escalade-dramatique-entre-israel-et-le-hamas_6080017_3210.html https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/12/la-demonstration-de-force-du-hamas-contre-israel_6079979_3210.html https://www.lecho.be/economie-politique/international/moyen-orient/le-deluge-de-feu-en-israel-fait-craindre-une-guerre-a-grande-echelle/10305367.html https://youtu.be/S4faPBFtRwA https://youtu.be/cje7BY87fzk https://youtu.be/NTjT9NoEFm0

Catégories
ARCHIVE-PICCOLOMAG-Actualités ARCHIVE-PICCOLOMAG-Jeunesse ARCHIVE-PICCOLOMAG-Politique ARCHIVE-PICCOLOMAG-Rencontre ton mandataire ARCHIVE-PICCOLOMAG-Santé

Être jeune pendant la pandémie de Covid-19: la perspective de Georges-Louis Bouchez

Pour cette troisième partie de l’interview de Georges-Louis Bouchez, notre journaliste Piccolo Gauthier Jacques aborde avec notre invité le vécu de cette pandémie de Covid-19 par les jeunes. Qu’ils/elles soient aux études et ne peuvent plus avoir de vie étudiantine ou qu’ils/elles ne travaillent plus à cause du confinement, les jeunes connaissent une période particulièrement difficile et leur vie sociale en souffre. Cependant, bien que leur avenir proche soit encore chamboulé par les règles sanitaires, il faut garder espoir et optimisme une fois que cette pandémie sera terminée! La fin de l’interview arrive alors #staytuned!

Catégories
ARCHIVE-PICCOLOMAG-Actualités ARCHIVE-PICCOLOMAG-Jeunesse ARCHIVE-PICCOLOMAG-News en bref ARCHIVE-PICCOLOMAG-Politique ARCHIVE-PICCOLOMAG-Rencontre ton mandataire ARCHIVE-PICCOLOMAG-Société

L’interview de Georges-Louis Bouchez: l’implication des jeunes en politique

Pour cette deuxième partie de l’interview de Georges-Louis Bouchez, notre journaliste Piccolo Gauthier Jacques aborde l’implication des jeunes en politique notamment sur le long terme. Quel est le rapport des jeunes d’aujourd’hui à la politique et surtout aux partis politiques? Découvrez ce qu’en pense ce Jeune MR Président du MR! La suite de l’interview arrive alors #staytuned!

Catégories
ARCHIVE-PICCOLOMAG-Actualités ARCHIVE-PICCOLOMAG-News en bref ARCHIVE-PICCOLOMAG-Politique ARCHIVE-PICCOLOMAG-Relations internationales

Diviser… et mieux régner ?

Par Gauthier Jacques, journaliste Piccolo Alors que la ministre de l’enseignement supérieur en France souhaite purger l’université de l’islamo-gauchisme, le projet de loi « confortant le respect des principes de la République » a le vent en poupe. À la suite de l’assassinat du professeur Samuel Paty par un fanatique islamiste, le CCIF (Comité contre l’islamophobie en France) a été dissout le 2 décembre dernier. Mais d’où vient cette loi permettant la dissolution administrative de groupes ou groupuscules considérés comme perturbateurs ?  Tout commence le 6 février 1934. Ce jour-là, une grande manifestation est organisée à Paris avec, notamment, les ligues d’extrême droite. Elles protestent toutes contre le renvoi du préfet de police Jean Chiappe (1878-1940), acquis à leurs idées, et dénoncent par la même occasion un régime rongé par la corruption. Malheureusement, la manifestation, au départ pacifique, tourne à l’émeute. Bilan ? 15 morts.  C’est dans ce contexte que naît la loi du 10 janvier 1936 « sur les groupes de combats et milices privées ». Cette nouvelle loi permet au pouvoir exécutif de prohiber une association légalement constituée ou un groupement de fait qui chercheraient à porter atteinte à l’intégrité du territoire national ou à renverser la République. Grâce à ce nouvel outil juridique, les ligues nationalistes sont interdites entre février et juin 1936. Mais cette loi sera utilisée également à d’autres effets. Dès 1937, elle sert notamment à réprimer l’indépendantisme algérien ; dès 1968, la formation d’extrême droite “Occident ”; puis en mai 1970, la “Gauche prolétarienne” subissent le même destin. Au total, entre 1936 et 2013, le juriste Romain Rambaud, a recensé 124 dissolutions administratives prononcées sur la base de cette loi du 10 janvier 1936. Le CCIF serait donc la 125ème. Source:  Pinsolle, Dominique. 2021. « Dissoudre pour mieux régner, quand le pouvoir exécutif interdit des groupes radicaux. » Le Monde diplomatique, Mars 2021.

Catégories
ARCHIVE-PICCOLOMAG-Actualités ARCHIVE-PICCOLOMAG-News en bref ARCHIVE-PICCOLOMAG-Opinion libre ARCHIVE-PICCOLOMAG-Politique ARCHIVE-PICCOLOMAG-Santé

Les vaccins… un fiasco total !

Par Gauthier Jacques, journaliste Piccolo Comment en finir avec le triste spectacle auquel nous assistons toutes et tous ? La fin des brevets, vrais obstacles aux vaccins !  Bien qu’elles aient mis au point les vaccins contre la Covid-19, les compagnies pharmaceutiques vendent aux plus offrants, négligeant ainsi la gravité sanitaire dans laquelle  nous sommes toutes et tous plongés depuis plus d’un an déjà. Les vaccins devraient être des biens publics mondiaux ; ça nous aiderait ! Souvenons-nous du Président français, Emmanuel Macron, qui dès le moins de novembre s’interrogeait gravement sur la situation sanitaire : « Serons-nous prêts lorsque le premier vaccin sera mis sur le marché, à en garantir l’accès à  l’échelle planétaire et à éviter à tout prix le scénario d’un monde à deux vitesses où seuls les  plus riches pourraient se protéger du virus […] ». Puis, dès le 18 janvier 2021, Monsieur Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) nous annonce que sur les trente-neuf millions de doses prévues, seules vingt-cinq  avaient été administrées sur un total de quarante-neuf pays. Oui, seulement 25 doses. Que se  passe-t-il donc ?   Il est vrai que l’étonnement est grand au regard des sommes gargantuesques investies pour ce  vaccin. Qui plus est, deux mécanismes avaient été mis en place pour éviter ce genre de fiasco.  Il y avait d’une part le mécanisme Covax qui devait permettre un groupement des achats pour les vaccins afin de garantir, à 90 pays et territoires, un accès juste et équitable au traitement.  Des contrats ont été signés avec Pfizer (40 millions de doses) et AstraZeneca (120 millions de  doses). L’objectif ? 2 milliards de doses d’ici la fin de 2021. Il y avait d’autre part le mécanisme  C-TAP (Covid-19 Technology Access Pool), qui aurait dû garantir le partage de la propriété intellectuelle et des connaissances afin de produire des vaccins à grandes échelles, y compris dans les pays en voie de développement. Résultat ? Coquille vide.  Pourtant, tout semblait fonctionner. Les laboratoires ont été subventionnés à coups de milliards d’euros par les États et la Commission (qui a versé plus de 2 milliards pendant la mise au point  des vaccins). Cependant, malgré ces aides ainsi que des clauses de livraison des plus flexibles,  cela ne fonctionne pas. Nous nous souvenons toutes et tous du désarroi de la Commission  lorsque AstraZeneca lui a annoncé qu’il ne pourrait pas fournir le nombre de doses prévues (80  millions) dans les délais fixés. S’ajoute à ce dysfonctionnement une différence de prix non négligeable. En effet, selon Eva de Bleeker, secrétaire d’État au budget belge, les tarifs négociés par Bruxelles varient entre 1,78 € (pour AstraZeneca), 10 € (pour CureVac) et 14,68€ (pour  Moderna). Et pour couronner le tout, les répartitions au sein même de l’Union européenne est inégalitaire puisque pour les premières livraisons, l’Italie a reçu 9750 doses, la France 19 500  et l’Allemagne 15 125. Même ramenés à la population respective des pays, ces écarts restent inexplicables et semblent montrer que certains pays sont plus égaux que d’autres. Pourtant,  d’autres pays, hors UE, semblent bien s’en tirer. Malgré un départ plus que laborieux, Londres a su organiser une campagne de vaccination dynamique mettant littéralement à mal l’argument  d’une Union européenne protectrice avancé lors du conflictuel Brexit. Au 4 février, le  Royaume-Uni avait administré au moins une dose de vaccin à 16, 2 % de sa population. En  revanche, la Belgique a administré jusqu’à ce jour (5 mars 2021) au moins une dose à 5,54%  de sa population ; l’Espagne, 4,01% ; l’Italie, 3,61%, etc. Comment expliquer de ces  différences ? Les brevets !  Face à la pâmoison, à la prédation des ressources publiques et à la pénurie des vaccins, nombre  de professionnels de la santé, des militants, des membres d’ONG pressent les États d’activer la  licence obligatoire. Ce concept de licence obligatoire ou licence d’office est apparu aux États Unis à la fin du XVIIIe siècle et a été intégré aux normes internationales, dès 1925, grâce à la  Convention de Paris. D’une façon générale, le titulaire d’un brevet est libre d’exploiter  personnellement l’invention protégée ou bien d’autoriser une autre personne à l’exploiter.  Pourtant, lorsque des raisons d’intérêt général le justifient, les autorités publiques nationales peuvent autoriser l’exploitation d’un brevet par une personne tierce sans le consentement du propriétaire. Malheureusement, activer cette licence obligatoire revient à engager un bras de fer  avec diverses puissances souveraines, en particulier les États-Unis, où – rappelons-le – se  trouvent les deux sociétés qui proposent les vaccins les plus performants actuellement.  Bref, l’enjeu économique, l’appât d’un certain profit au détriment d’une crise sanitaire, et la  peur d’une nouvelle situation conflictuelle viennent compliquer la rapidité de cette vaccination européenne. Il faut prendre son mal en patience quand nous savons qu’après le cafouillage des masques, il aura fallu près de deux mois pour relancer la production au printemps 2020. Donc,  patience et longueur de temps font plus que force ni que rage, comme l’aurait dit Jean de La  Fontaine. Sources :  Déclaration de M. Macron sur la lutte contre l’épidémie de Covid-19 et la préparation aux  futures pandémies, le 21 novembre 2020, www.vie-publique.fr (consulté le vendredi 5 mars à  01 :37).  Licence obligatoire sur : https://www.concurrences.com/fr/glossaire-des-termes-de concurrence/licence-obligatoire (consulté le dimanche 7 mars à 00 :48).  Pierru, Frédéric, Frédérick Stamback, y Julien Vernaudon. 2021. «Toute-puissance des  laboratoires: les brevets, obstacles aux vaccins pour tous». Le Monde diplomatique, Mars 2021.

Catégories
ARCHIVE-PICCOLOMAG-Actualités ARCHIVE-PICCOLOMAG-Éclairage ARCHIVE-PICCOLOMAG-News en bref ARCHIVE-PICCOLOMAG-Politique

L’investiture américaine, encore une tradition chamboulée par Trump ?

Un peu d’histoire  L’investiture américain est un événement important si pas essentiel dans la vie politique des Etats-Unis. C’est d’ailleurs une des rares occasions, en plus de l’Etat de l’Union, qui rassemble le Président, le Vice-Président, les deux chambres législatives (Sénat et Chambre des Représentants) ainsi que les juges de la Cour Suprême.  Depuis la ratification du 20ème amendement de la Constitution des Etats-Unis le 6 février 1933, la date de l’investiture est fixée au 20 janvier suivant l’ « election day ». Il y a eu trois exceptions :  Dwight D. Eisenhower en 1957, Ronald Reagan en 1985 et Barack Obama en 2013. S’agissant pour ces 3 occasions de réélections, le protocole est moins strict que lors de l’investiture d’un nouveau Président. Qui assiste à l’Investiture ?  En plus de réunir les différentes composantes de l’Etat (Gouvernement, les deux chambres législatives, la Cour Suprême), sont aussi présents le jour de l’investiture les différents représentants des forces armées (le président américain est le commandant en chef des armées) ainsi que les anciens présidents et les premières dames. L’absence de Donald Trump et Melania à l’investiture de Joe Biden ne fut pas discrète même si elle était prévue. En effet, Trump n’a pas marqué son mandat avec un respect des traditions ou du protocole. Mais l’investiture américaine n’est pas seulement un moment politique, c’est l’attachement d’un ancien Président, d’une nation entière à un transfert paisible des pouvoirs, un attachement à la démocratie tout simplement. Il serait cependant naïf de croire que « the Donald » est le premier Président a laissé son orgueil prendre le pas sur la préservation de la démocratie. D’autres présidents comme John Adams (2ème Président), Andrew Johnson (17ème président) ou Woodrow Wilson (28ème Président) ont également boudé la cérémonie d’investiture de leur successeur. Le dernier en date fut Richard Nixon (37ème président) qui n’a pas assisté à la prestation de serment de Gerald Ford en 1974. L’impeachment ayant donné lieu à sa démission est peut-être une raison plus que valable pour que Nixon ne se soit pas éternisé à Washington. L’investiture américaine transcende les idéologies politiques Démocrates ou Républicains, conservateurs ou progressistes, tous mettent leur opinion politique de côté pour assister à ce qu’on appelle dans le jargon une « peaceful transition of power » (transition paisible des pouvoirs). Pourquoi une telle tradition ? Tout simplement parce que la fonction de président transcende les hommes qui l’occupent. En effet, les Américains peuvent ne pas être d’accord avec les idées d’un président ou d’un autre mais il y a un respect presque solennel de la fonction de Président et en cela de la démocratie américaine. Ce respect peut être retrouvé dans « l’allégeance au drapeau », un serment au drapeau des Etats-Unis et surtout un serment à ce qu’il représente. Il n’est alors pas difficile de comprendre pourquoi les Présidents Obama, Clinton et Bush ont tenu non seulement à être présent lors de l’Investiture de Joe Robinet Biden (fallait le mettre en entier une fois) mais également pour être ces garants d’une paisible transition des pouvoirs puisque Trump n’était pas présent pour le faire. Il est également bon de rappeler que malgré les grandes divergences politiques entre Joe Biden et Mike Pence (Vice-Président de Donald Trump), ce dernier était lui présent lors de l’Inauguration.  Pour finir cet article, il me semble judicieux de terminer par une histoire. Fait historique ou légende urbaine, je vous laisserai en décider mais nul doute que cela décrit admirablement l’esprit derrière ces différentes traditions que nous venons d’évoquer. Quand Benjamin Franklin quitta l’Independance Hall (Philadelphie) juste après la deuxième version de la Constitution des Etats-Unis, une femme l’approcha et lui demanda « quelle forme de gouvernement nous avez-vous légué Monsieur Franklin ? » et Benjamin Franklin répondit « une République Madame, si vous pouvez la garder ».  Par Alexandre Servais, journaliste Piccolo et délégué Jeunes MR aux relations internationales.

Catégories
ARCHIVE-PICCOLOMAG-Actualités ARCHIVE-PICCOLOMAG-News en bref ARCHIVE-PICCOLOMAG-Politique ARCHIVE-PICCOLOMAG-Santé

Aux Pays-Bas, des émeutes contre un confinement inévitable

Des violences ont eu lieu dans la nuit du lundi 25 janvier au mardi 26 dans différentes villes aux Pays-Bas. Pour le pays qui compte plus de 5000 cas de Covid-19 par jour, c’était la deuxième soirée où la violence était présente dans les rues. Les raisons de ces troubles: de nouvelles restrictions nationales pour lutter contre le Covid-19, comme par exemple le couvre-feu qui commence à 21h et se finit à 4h30 du matin.  De nombreux affrontements ont eu lieu entre les manifestants et les forces de l’ordre. La police avait déjà arrêté plus de 200 personnes le dimanche 24 janvier. Pourquoi tant de violence ? Aux Pays-Bas, toutes ces restrictions, notamment le couvre-feu, remontent à la deuxième guerre mondiale. Cela a donc motivé les manifestants à descendre dans les rues pour exprimer leur mécontentement. D’autres manifestants dans  plusieurs autres pays d’Europe comme la France et l’Espagne ont commencé aussi à exprimer leur saturation vis-à-vis du manque de liberté. Alors que l’Europe essaie de résister aux différents variants en resserrant la visse, serait-ce devenu trop dur pour certaines personnes ? Par Arthur Martin, journaliste Piccolo Sources (dont image): https://www.ladepeche.fr/2021/01/27/covid-19-pays-bas-espagne-liban-les-emeutes-contre-les-restrictions-se-multiplient-9336635.php https://www.rtbf.be/info/monde/detail_coronavirus-aux-pays-bas-deuxieme-nuit-d-emeutes-apres-l-imposition-d-un-couvre-feu?id=10682536

Catégories
ARCHIVE-PICCOLOMAG-Actualités ARCHIVE-PICCOLOMAG-News en bref ARCHIVE-PICCOLOMAG-Politique ARCHIVE-PICCOLOMAG-Relations internationales ARCHIVE-PICCOLOMAG-Société

La démocratie américaine… menacée ?

Le mercredi 6 janvier 2020, le Capitole, fief du pouvoir législatif américain, a été pris d’assaut par des Trumpistes déçus et exacerbés. En effet, le Congrès des États-Unis a suspendu en urgence une session destinée à certifier la victoire de Joe Biden à la présidentielle après l’irruption de milliers de manifestants pro-Trump dans le Capitole : les deux chambres, Sénat et Chambre des représentants, ainsi que dans la rotonde du Capitole, où du gaz lacrymogène a été utilisé.Des agents de la police du Capitole ont dégainé leurs armes, rapporte l’élu démocrate Dan Kildee qui dénonce une « attaque contre l’Amérique ». Donald Trump, qui avait appelé un peu plus tôt ses sympathisants à se diriger vers le Congrès pour faire pression sur les élus républicains afin qu’ils s’opposent à cette certification, les a depuis appelés à éviter toute violence. « Soutenez la police du Capitole et les forces de l’ordre. Ils sont du côté de notre pays. Restez pacifiques !», a-t-il tweeté. La maire de Washington a depuis ordonné un couvre-feu à 18h00 (23h00 GMT) dans la capitale fédérale, qui doit durer jusqu’au lendemain, jeudi 7 janvier 06h00 (11h00 GMT). Une manifestante enceinte, touchée par balle à la poitrine, est décédée lors des altercations, affirment plusieurs médias américains NBC, CNN, etc. Depuis sa lourde défaite de novembre dernier, le magnat de l’immobilier ne cesse de commettre des impairs ; tantôt des appels téléphoniques compromettants, tantôt des tweets déplacés… La démocratie américaine serait-elle en déclin ? Par Gauthier Jacques, journaliste Piccolo Sources: https://www.lci.fr/international/chaos-au-capitole-scenes-choquantes-atteinte-grave-contre-la-democratie-des-reactions-indignees-a-travers-le-monde-2174808.html https://www.levif.be/actualite/international/violents-incidents-a-washington-le-capitole-envahi-par-des-manifestants-partisans-de-trump/article-normal-1377023.html?cookie_check=1609974637 https://www.franceinter.fr/monde/photos-les-inimaginables-images-de-la-prise-du-capitole-par-les-manifestants-pro-trump https://www.lesoir.be/347464/article/2021-01-06/trump-appelle-ses-partisans-rentrer-chez-eux-direct https://www.lesoir.be/347482/article/2021-01-07/couvre-feu-instaure-garde-nationale-mobilisee-le-capitole-et-washington

Catégories
ARCHIVE-PICCOLOMAG-Actualités ARCHIVE-PICCOLOMAG-News en bref ARCHIVE-PICCOLOMAG-Politique ARCHIVE-PICCOLOMAG-Relations internationales ARCHIVE-PICCOLOMAG-Société

News en Bref… Dans le monde: Comme si de rien n’était

Par Gauthier Jacques, journaliste Piccolo Le sommet du G20 (19 pays et l’UE) a eu lieu, ce week-end du 21/11, à Riyad (Arabie Saoudite). Certes, les principaux chefs d’États de ce cénacle réunissant les plus grands pays (90 % du produit mondial brut) dans le but de promouvoir le dialogue entre pays industrialisés et pays émergents ne se rencontreront pas dans la capitale saoudienne, Covid-19 oblige, ils se contenteront de visioconférences. D’aucuns sauteront comme des carpes car ils évitent la traditionnelle photo « de famille » avec, notamment Mohamed Ben Salmane, surnommé MBS. Ouf ! En effet, toutes les organisations internationales, compétentes en matière des droits humains, s’accordent à dire que MBS ne respecte rien. Ce dernier déploie, sans aucun doute, moult efforts pour moderniser son pays (Vision30, p.ex.), mais rien n’y fait, la chape de plomb imposée sur les droits individuels continue d’asphyxier le peuple saoudien. Nous nous souvenons toutes et tous de l’affaire Khashoggi, assassiné le 2 octobre 2018. Les femmes sont également les victimes principales de ces injustices. Certes, MBS veut développer son pays et le moderniser – il a notamment accordé le droit de conduire aux Saoudiennes – mais le phallocrate reste toujours très autoritaire. Mécontentes ? Une réponse : prison. Malgré toutes les pressions de la communauté internationale, le sommet aura bien lieu. Rien n’y fait ! MBS a encore gagné… Sources: https://vision2030.gov.sa/ https://plus.lesoir.be/338975/article/2020-11-20/le-g20-riyad-le-sommet-de-la-honte https://www.amnesty.fr/pays/arabie-saoudite https://www.rtbf.be/info/monde/detail_une-petition-pour-les-droits-humains-transmise-a-l-ambassade-d-arabie-saoudite-en-belgique?id=10635484

Catégories
ARCHIVE-PICCOLOMAG-Actualités ARCHIVE-PICCOLOMAG-En Europe ARCHIVE-PICCOLOMAG-News en bref ARCHIVE-PICCOLOMAG-Politique ARCHIVE-PICCOLOMAG-Société

News en bref… En Belgique: toujours plus de jeunes qui rendent le monde meilleur!

Aujourd’hui, le jeune que nous présentons s’appelle Merveille Siassia, éducateur au centre Arthur Regnier! Une des difficultés majeures est d’empêcher le Covid-19 de pénétrer dans l’institution pour personnes infirmes moteurs cérébraux. Malgré ce challenge, il reste optimiste quant à l’avenir!