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Le cannabis dans le milieu médical

Saviez-vous qu’il existe une société belge qui extrait des molécules issues de la plante du cannabis pour les utiliser dans le secteur de la santé ? Le groupe de travail santé a eu l’opportunité d’aller à la rencontre de l’un de ces fondateurs, Flora, bio-ingénieur de formation. En collaboration avec deux autres fondateurs, Lionel et Jonathan, tous deux ingénieurs de gestion, Flora a créé CBX medical, il y a deux ans et demi. Cette société belge est spécialisée dans le développement de produits à base de cannabinoïdes, tel que le cannabidiol (CBD). Ces produits sont uniquement disponibles en pharmacie. Les trois fondateurs sont en effet convaincus des bienfaits pour la santé de ces molécules non-stupéfiantes présentes dans la plante de cannabis. Aujourd’hui, ces produits à base de CBD se vendent surtout dans des CBD shop ou sur internet, alors qu’ils devraient se retrouver en pharmacie où une qualité et un conseil de la part de spécialistes peuvent être assurés. Leur but est de ramener ces produits à base de CBD et d’autres cannabinoïdes non stupéfiant comme le cannabigérol (CBG) dans les pharmacies. Pour cela, une grande partie de leur travail est d’aller sur le terrain, présenter leurs produits aux spécialistes de la santé et donner des formations. CBX medical repose sur deux piliers importants, la science et l’éducation. Pour le pilier scientifique, le CBD a été découvert en 1964, suivi de la découverte du système endocannabinoïde. C’est un sujet de recherche en pleine effervescence car il y a encore pleins de choses à découvrir et CBX essaye de le faire de différentes manières. Ils ont par exemple coordonné des mémoires au sein d’universités européennes notamment avec la faculté de pharmacie de l’Université Libre de Bruxelles et l’Université de Gembloux. De plus, ils ont aussi créé une fondation, la « CBX Foundation » dont la première initiative a été de créer un concours pour la recherche académique, qui récompense les meilleurs sujets de mémoire : la « Research Award for cannabis in Europe (RACE) ». La prochaine édition de RACE est prévue en 2024 et les étudiants peuvent déjà s’inscrire. Le but de CBX à travers ces initiatives est de stimuler le corps académique à s’intéresser à la plante de cannabis et toutes ces utilisations pour pousser la recherche en Europe. Pour le pilier éducation, Flora attire notre attention sur le manque de connaissances du monde médical au sujet des cannabinoïdes. Elle nous explique qu’au début du projet, CBX a vite été confronté à des problèmes lors de la présentation de leurs produits dans les pharmacies car ces derniers pensaient soit qu’il s’agissait de drogues soit ils ne savaient pas comment utiliser ces produits. Dans une logique de former ces professionnels, CBX medical a donc mis en place une série de formation pour les professionnels de la santé. Une autre activité complémentaire à leurs 2 piliers est la mise en place d’un champ expérimental l’année passée, dans la région de Chaumont-Gistoux, pour aider à développer la filière au niveau de l’agriculture en Belgique. Ils y ont planté deux variétés autorisées au niveau de l’Europe car elles ont une concentration inférieure à 0,3% de THC. Cette expérience va être réitérée cette année dans la commune de Lasne. A côté de cette plantation, CBX a aussi fait une exposition sur l’utilisation « zéro déchet » de la plante de cannabis, où ils ont illustré l’utilité de toutes les parties de cette plante. En plus d’être acteur dans la recherche, ils ont leur gamme de produits vendus en pharmacie qui répond à trois catégories de besoins : (1) bouger, (2) relaxer et (3) régénérer. Ces produits n’ont pas d’effets planant car ils ne contiennent pas de THC. Par exemple, dans la catégorie « bouger » on retrouve un gel refroidissant à base de CBD, le canflex, et un gel chaud à base de CBG, le canmove, pour les articulations et muscles. Laetitia Tursugian, déléguée santé

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Rencontre avec Olivier Chastel

Rencontre avec Olivier Chastel   Le Débrief’Mag est parti à la rencontre de Olivier Chastel, eurodéputé et membre de Renew Europe.     Comment est-ce qu’on passe de pharmacien à homme politique et député européen ?   De manière assez simple. D’abord, on est intéressé par la chose publique et puis il faut ce brin de hasard, ou de chance, qui te fait rencontrer la bonne personne et ça a été mon cas. L’anecdote veut que ma mère fût pharmacienne à Charleroi et un jour en rentrant de l’université, je passe derrière le comptoir de la pharmacie et là devant quelqu’un que je n’avais jamais vu, mais qui lui demande si elle veut bien être candidate aux élections communales qui s’annoncent. Ma mère dit « non, absolument pas. Je suis sympathisante du parti libéral, mais je n’ai pas le temps de m’occuper de ça.» Et, moi, en blaguant, je dis au type qui est là devant : « Si elle veut pas, moi je veux bien ». Je continue ma route sans attendre, parce que je le faisais vraiment en blaguant. Et 3 jours après, cette personne m’a rappelé en disant : « Oui, j’étais celui qui se trouvait devant votre maman. Est-ce qu’on peut se voir pour en discuter [des élections communales] ? » Pour moi, c’était en blaguant. Mais il voulait quand même en parler. Toute cette histoire démarre de cette anecdote puisque j’ai été candidat aux élections communales de 1988. Si je suis encore candidat en 2024, c’est peut-être bien ma septième élection. Puis de là, les élections législatives, d’abord comme suppléant, puis comme effectif. Ensuite une carrière ministérielle à différents niveaux jusqu’à même président du Mouvement Réformateur, puis député européen. C’est une suite de concours de circonstances, mais évidemment un intérêt pour la chose publique.     De manière un peu plus générale, on dit souvent que la jeunesse est désintéressée de la politique et particulièrement celle européenne. Comment est-ce qu’on peut faire pour intéresser cette jeunesse à la politique en générale et européenne ?     Je pense que, très globalement, notre population s’intéresse, si on en croit les études et opinions, de moins en moins à la politique. Probablement, parce qu’ils sont déçus, qu’ils ne se sentent pas concernés ou parce qu’ils ne se reconnaissent plus dans ceux qui sont élus. J’ai la faiblesse de penser que moins on maîtrise le niveau de pouvoir, à la fois dans son institutionnel et dans son mode de décision; nos citoyens ne s’y retrouvent plus, la jeunesse en particulier. C’est donc ce qui pose problème au niveau européen. Ce niveau est plus éloigné de nos concitoyens et de nos jeunes en particulier. On peut débattre de ça car c’est tout l’inverse, tout ce qui se discute au niveau européen est retranscrit dans les lois et législations fédérales. C’est aussi le niveau de pouvoir où la complexité institutionnelle est redoutable.    Qui décide en Europe ? C’est toujours la bonne question. Parfois, il n’y a qu’un siège pour deux, on l’a vu dans des circonstances particulières et donc, plus le niveau de pouvoir est éloigné, plus le niveau institutionnel est éloigné et plus le mode de décision est compliqué. Il n’y a pas plus compliqué qu’une décision européenne, puisqu’on sait que si la commission propose un certain nombre de texte, pour que ces derniers entrent en application dans les 27 états membres, il faut que le parlement et le conseil européen tombent d’accord sur un texte de compromis tout en sachant que pour certaines matières, il faut que tous les membres soient d’accords entre eux. Il faut avouer que quand on additionne les trois paramètres, l’éloignement, l’institutionnel et le mode de décision, on ne peut qu’être éloigné de nos concitoyens et des jeunes, même si l’Europe donne beaucoup d’énergie à faire connaître les thématiques qu’elle aborde. On a eu à la suite de cette législature, avec la pandémie de Covid, une bonne occasion de montrer à nos concitoyens tout l’intérêt de l’Union Européenne, le fait d’être solidaire, d’être soudé et prendre des décisions rapides et communes. L’Europe a des atouts pour montrer qu’elle s’occupe d’un certain nombre de sujets qui touchent au plus proche de nos concitoyens et qu’elle sait être efficace. C’est vrai qu’on constate qu’elle est très forte après une crise ou pour répondre à une crise.    Pourquoi est-elle surtout efficace à l’occasion d’une crise ?    Parce que c’est à l’occasion d’une d’entre-elle que 27 chefs d’états crient au secours. Sinon, dans le fonctionnement normal de l’Union Européenne, les différents chefs et ministres d’états ont surtout comme motivation de faire en sorte que les décisions prises favorisent le pays qu’ils représentent. Ce n’est pas avec cet état d’esprit qu’on prend des décisions responsables, cohérentes, solidaires sur l’ensemble du territoire européen. Par contre, en temps de crise, quand on se rend compte que tout seul, on est pas grand chose (même pour des grands pays européens), c’est à ce moment là qu’on commence à se serrer les coudes jusqu’à prendre – et on l’a vécu dans la foulée du Covid – des décisions historiques qu’on aurait pas imaginé il y a quelques années. La manière de financer le plan de relance, c’est-à-dire faire en sorte que les 27 États membres soient solidaires dans des emprunts contractés ensembles dans l’Union Européenne. Les crises permettent à l’Union d’avancer. Ce qu’on doit faire, c’est valoriser notre capacité de solidarité ensemble sur l’Union Européenne. C’est en mettant en avant des succès, comme ceux qu’on a vécu durant la crise Covid, qu’on peut faire comprendre aux gens  que l’Union Européenne est ce qu’on fait de mieux sur notre continent.   Mais justement, vous parlez de crise et d’atouts, si on devait faire un check-up « santé », comment se porte l’Europe maintenant ? Bien, pas bien, encore des améliorations à faire ?   Ni très bien, ni très mal. Comme je viens de le dire, on a pas inventé mieux comme démocratie et efficacité européenne. Je pense que l’Europe doit évoluer pour montrer à

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