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Au cœur de la propagande masculiniste

Quelle est l’origine des flammes qui brûlent dans le regard de ceux qui nous haïssent … ? Le parfum de cette interrogation nous plonge au cœur d’un univers où les femmes sont méprisées, insultées, violentées voire sauvagement assassinées. Insidieuse et fantomatique, la propagande masculiniste inonde tous les réseaux sociaux. Elle empoisonne les esprits des plus jeunes, elle s’invite dans les écoles et elle détruit nos amours contemporains. La communication entre les hommes et les femmes s’est effritée et nombreuses sont les relations qui en furent brûlées. Le présent article ne cherche pas de responsable. Il poursuit l’ambition de plonger son lecteur dans les abysses d’une brûlante réflexion : quelle est l’origine des flammes qui brûlent dans le regard de ceux qui nous haïssent ? Depuis des temps immémoriaux, la domination masculine est considérée comme un « ordre naturel » voire divin. Il n’est donc pas nécessaire de remonter le temps de quelques siècles pour porter notre regard sur une société quelconque où la situation des femmes semblait condamnée pour l’éternité. Observons plutôt les choses telles qu’elles sont aujourd’hui. Observons ce monde où Vladimir Poutine et Donald Trump considèrent la virilité comme l’essence même de notre société. Observons ce chaos où les hurlements et les souffrances des victimes sont enfouis dans l’oubli. Observons toutes les violences faites aux femmes, qu’elles soient symboliques, sexuelles ou psychologiques. Observons les vertiges causés par les maux qui pourrissent la gent féminine d’aujourd’hui. Et considérons l’évidence suivante : les injustices du passé et celles du présent sesoient conjuguées dans une formule maléfique. Ainsi la question demeure : quelle est l’origine des flammes qui brûlent dans le regard de ceux qui nous haïssent ? C’est peut-être au cœur de la « manosphère » que l’on trouvera des pistes. Cette dernière se définit comme un réseau de sites Web et de forums en ligne. Une constellation de la misogynie. Protégés par l’anonymat, des milliers d’hommes échangent des conseils, discutent stratégies de conquête, se vantent de maltraiter les femmes et publient des commentaires sexistes, homophobes et racistes. Parmi toutes les idées vantant la manipulation voire la destruction de la gent féminine, on retrouve, lorsque l’on est attentif, des éléments intéressants. A savoir des peurs, des secrets et des souffrances que les hommes se chuchotent entre eux : « Pourquoi aucune femme ne veut de moi ? ». « Peut-on sortir avec une belle femme lorsque l’on est pauvre ? ». « Serais-je un jour performant sur le plan sexuel ? ». « Pourquoi toutes les femmes me trouvent moches ? ». « Comment devenir riche et musclé ? ». « Pourquoi les femmes sont-elles horribles avec nous ? ». « Comment devenir un mâle alpha ? ». « Après des millénaires de puissance, d’autorité et de domination, que reste-t-il aux hommes ? ». Revenons-en à notre interrogation initiale : quelle est l’origine des flammes qui brûlent dans le regard de ceux qui nous haïssent ? Nous pourrions évoquer des facteurs culturels, juridiques,historiques, religieux voire économiques. Mais notre réflexion perdrait de sa substance. Car les réponses les plus pertinentes sont parfois les plus inaccessibles. En effet, les confidences partagées en ligne trouvent leurs racines dans les larmes des hommes. Ces informations lacrymales sont sources de richesses et de révélations susceptibles d’enrichir notre compréhension. Malheureusement, la manosphère impose l’idée selon laquelle un homme, un « vrai », ne pleure jamais. Et pourtant, … la plus belle force que l’homme peut revendiquer est celle d’avouer sa vulnérabilité. Source :Quelles sont les causes de la violence fondée sur le genre ? – Questions de genre « Mâles in USA », la revanche des hommes blancs en colère Sur les réseaux sociaux, la pensée masculiniste de la « manosphère » cible les jeunes adolescents Mélissa Tshinyama Rédactrice

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Quand la sécurité devient un privilège : pourquoi les dispositifs d’urgence échouent face à la diversité des besoins ?

Que faire lorsqu’on est confronté à une situation d’urgence — une crise médicale, une agression, un incendie — sans pouvoir appeler les secours ? C’est une réalité pour de nombreuses personnes sourdes, malentendantes ou ayant des troubles de locution. Pour répondre à ce besoin, le 112 a mis en place une application dotée d’un chat, censé permettre de contacter les services d’urgence par message écrit. Ce dispositif, pensé comme une solution d’égalité d’accès à la sécurité, devait offrir une alternative aux appels téléphoniques classiques. Au moment critique, le chat a échoué. Cette défaillance technique peut entraîner des conséquences graves, laissant la personne porteuse d’un handicap sensoriel ou verbal sans assistance. Dès que le problème a été médiatisé, la députée Julie Tatton a interpellé le gouvernement en commission parlementaire. Peu après, le ministre Bernard Quintin a annoncé qu’une « attention particulière » serait portée à la résolution de ce problème : « Nous renforçons les possibilités d’interaction non verbale lors des appels d’urgence, notamment pour les personnes malentendantes (sourdes et ayant des troubles de communication), et nous menons des actions pour le faire connaître au public. » Cette déclaration constitue une reconnaissance politique du problème. Mais elle met également en lumière une faille institutionnelle : pourquoi une défaillance dans un service destiné à une population vulnérable n’a-t-elle été détectée qu’après une médiatisation publique ? Ce n’est pas seulement une question de gestion technique : c’est le signe d’un modèle institutionnel centré sur une norme dominante, où l’accès à la sécurité reste conditionné à la capacité de fonctionner dans le cadre de cette norme. Une réponse politique ponctuelle, mais une défaillance systémique La mise en place du chat du 112 répondait à une volonté politique légitime : rendre les services d’urgence accessibles aux personnes qui ne peuvent pas utiliser la voie téléphonique classique. Cependant, le fait que le dispositif ait été opérationnel sans véritable contrôle ni test approfondi révèle une faille dans la gestion des services publics. L’accessibilité est trop souvent pensée comme une correction secondaire, et non comme une composante essentielle du dispositif de sécurité. Les services d’urgence sont conçus prioritairement pour les usagers « standardisés », capables de s’exprimer verbalement, laissant les autres à une prise en charge de second ordre. Le sociologue Robert Castel a théorisé ce modèle d’exclusion implicite dans son analyse des sociétés modernes : « La protection sociale repose sur un modèle d’intégration où la reconnaissance des droits est fondée sur la conformité à un modèle dominant de citoyenneté. Toute déviation par rapport à ce modèle crée une situation de vulnérabilité structurelle. » Autrement dit, l’accès aux services publics reste conditionné à la capacité de se conformer à une norme d’interaction sociale. Ce n’est pas une exclusion explicite, mais une incapacité systémique à concevoir la sécurité comme un droit fondamental garanti à toutes et tous. Une nouvelle initiative, un ancien schéma d’exclusion Le 8 mars dernier, lors de la Journée Internationale des Droits des femmes, le ministre Yves Coppieters a annoncé une série de mesures pour renforcer la lutte contre les violences conjugales. En visite au Pôle de Ressources Spécialisées en Violences Conjugales et Intrafamiliales à Liège, il a présenté deux axes stratégiques : L’augmentation des moyens alloués au Pôle DIViCo (Dispositif de Lutte contre les Violences dans le Couple) ; La création d’un numéro d’appel unique à trois chiffres pour simplifier et centraliser la prise en charge des victimes. C’est là que réside le cœur du problème systémique : cette nouvelle initiative est pensée pour répondre aux besoins de la majorité — des victimes capables de passer un appel vocal en cas d’urgence. Les victimes sourdes, malentendantes, ou ayant un trouble de locution, pourtant exposées à un risque accru de violences intrafamiliales, risquent d’être laissées de côté dans la conception du dispositif. L’idée d’un numéro d’appel unique à trois chiffres repose sur un principe d’accès facilité : une solution simple à mémoriser, rapide à composer, et censée garantir une réponse immédiate en cas d’urgence. Mais une telle initiative, bien qu’efficace pour la majorité, soulève une question fondamentale : Faciliter l’accès le rend-il réellement accessible à toutes et tous ? les femmes porteuses d’un handicap sensoriel ou verbal, incapables d’utiliser un appel vocal classique, seront-elles prises en compte dans la mise en œuvre de cette initiative ? Ce paradoxe, entre une volonté d’accessibilité et une exclusion persistante, est d’autant plus problématique que ces femmes sont justement plus exposées au risque de violences. Les femmes en situation de handicap sont deux fois plus menacées par les violences domestiques que les autres femmes. En France, une étude de la DREES, publiée en juillet 2020, a révélé que 9 % des femmes handicapées ont été victimes de violences physiques et/ou sexuelles, contre 5,8 % des femmes sans handicap. Cette vulnérabilité accrue découle directement d’une structure institutionnelle centré sur une norme fonctionnelle standardisée, ignorant leurs besoins spécifiques en matière de sécurité et d’efficacité dans la prise en charge. Cette tendance à négliger la diversité des profils des victimes se reflète également dans le fonctionnement concret des dispositifs de protection : Données clés sur les violences conjugales (2023) 82 interventions du dispositif DIViCo en un an 13 067 appels à la ligne d’écoute spécialisée (soit une moyenne de 36 appels/jour) 22 % des appels effectués par des proches ou des professionnels 2 % des appels émanant des auteurs de violences Mais combien de ces appels concernent des victimes en situation de handicap ? L’absence de ces données reflète la lacune institutionnelle dans la prise en compte des besoins spécifiques. Si ces dispositifs échouent pour les victimes en situation de handicap, c’est précisément parce que le système est calibré pour répondre uniquement au standard majoritaire. Un modèle d’exclusion ancré dans l’organisation du système. Cette logique d’exclusion systémique n’est pas une simple faille technique : elle est le produit d’une organisation institutionnelle qui laisse systématiquement en marge les besoins des minorités vulnérables. On observe une dynamique similaire dans l’accès à la santé : selon une étude du Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE), les personnes en situation de

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Le cannabis dans le milieu médical

Saviez-vous qu’il existe une société belge qui extrait des molécules issues de la plante du cannabis pour les utiliser dans le secteur de la santé ? Le groupe de travail santé a eu l’opportunité d’aller à la rencontre de l’un de ces fondateurs, Flora, bio-ingénieur de formation. En collaboration avec deux autres fondateurs, Lionel et Jonathan, tous deux ingénieurs de gestion, Flora a créé CBX medical, il y a deux ans et demi. Cette société belge est spécialisée dans le développement de produits à base de cannabinoïdes, tel que le cannabidiol (CBD). Ces produits sont uniquement disponibles en pharmacie. Les trois fondateurs sont en effet convaincus des bienfaits pour la santé de ces molécules non-stupéfiantes présentes dans la plante de cannabis. Aujourd’hui, ces produits à base de CBD se vendent surtout dans des CBD shop ou sur internet, alors qu’ils devraient se retrouver en pharmacie où une qualité et un conseil de la part de spécialistes peuvent être assurés. Leur but est de ramener ces produits à base de CBD et d’autres cannabinoïdes non stupéfiant comme le cannabigérol (CBG) dans les pharmacies. Pour cela, une grande partie de leur travail est d’aller sur le terrain, présenter leurs produits aux spécialistes de la santé et donner des formations. CBX medical repose sur deux piliers importants, la science et l’éducation. Pour le pilier scientifique, le CBD a été découvert en 1964, suivi de la découverte du système endocannabinoïde. C’est un sujet de recherche en pleine effervescence car il y a encore pleins de choses à découvrir et CBX essaye de le faire de différentes manières. Ils ont par exemple coordonné des mémoires au sein d’universités européennes notamment avec la faculté de pharmacie de l’Université Libre de Bruxelles et l’Université de Gembloux. De plus, ils ont aussi créé une fondation, la « CBX Foundation » dont la première initiative a été de créer un concours pour la recherche académique, qui récompense les meilleurs sujets de mémoire : la « Research Award for cannabis in Europe (RACE) ». La prochaine édition de RACE est prévue en 2024 et les étudiants peuvent déjà s’inscrire. Le but de CBX à travers ces initiatives est de stimuler le corps académique à s’intéresser à la plante de cannabis et toutes ces utilisations pour pousser la recherche en Europe. Pour le pilier éducation, Flora attire notre attention sur le manque de connaissances du monde médical au sujet des cannabinoïdes. Elle nous explique qu’au début du projet, CBX a vite été confronté à des problèmes lors de la présentation de leurs produits dans les pharmacies car ces derniers pensaient soit qu’il s’agissait de drogues soit ils ne savaient pas comment utiliser ces produits. Dans une logique de former ces professionnels, CBX medical a donc mis en place une série de formation pour les professionnels de la santé. Une autre activité complémentaire à leurs 2 piliers est la mise en place d’un champ expérimental l’année passée, dans la région de Chaumont-Gistoux, pour aider à développer la filière au niveau de l’agriculture en Belgique. Ils y ont planté deux variétés autorisées au niveau de l’Europe car elles ont une concentration inférieure à 0,3% de THC. Cette expérience va être réitérée cette année dans la commune de Lasne. A côté de cette plantation, CBX a aussi fait une exposition sur l’utilisation « zéro déchet » de la plante de cannabis, où ils ont illustré l’utilité de toutes les parties de cette plante. En plus d’être acteur dans la recherche, ils ont leur gamme de produits vendus en pharmacie qui répond à trois catégories de besoins : (1) bouger, (2) relaxer et (3) régénérer. Ces produits n’ont pas d’effets planant car ils ne contiennent pas de THC. Par exemple, dans la catégorie « bouger » on retrouve un gel refroidissant à base de CBD, le canflex, et un gel chaud à base de CBG, le canmove, pour les articulations et muscles. Laetitia Tursugian, déléguée santé

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La Foire du livre de Bruxelles

Amies lectrices, amis lecteurs, elle vous avait manqué, vous l’aviez attendue : la Foire du Livre de Bruxelles s’est tenue à Tour et Taxis du 30 mars au 2 avril dernier. Ce ne sont pas moins de 300 exposants, auteurs et éditeurs qui se sont rassemblés pour le plus grand plaisir des férus de lecture. Nous avons eu la chance d’être invités à la Soirée d’inauguration par le Centre Jean Gol. Son stand, au cœur de la fraichement rénovée Gare Maritime, valait certainement le détour. Nous avons pu y découvrir ouvrages et publications d’actualité. La présence de plusieurs personnalités politiques du Mouvement, notamment pour des séances de dédicaces, semblait également ravir les invités.  Le thème de cette édition, Osons l’imaginaire, nous a transporté au fil des allées, de rencontres en rencontres, vers un monde magique, formé de papiers et de mots. Nous avons, notamment, eu le plaisir de rencontrer le Verviétois Christian Janssen-Déderix, qui nous a parlé, avec passion, de son ouvrage ‘La Lignée Dorval’. La Foire du Livre, c’est aussi ça, des rencontres, des visages, des histoires et une ode à la culture et au partage. L’impressionnante foule présente et l’enthousiasme criant qu’elle dégageait nous ont rappelé à quel point le livre papier a encore de belles années devant lui. A l’heure de la technologie, il est cependant crucial de le promouvoir et de le préserver. Conservant ceci à l’esprit, nous attendons d’ores-et-déjà la prochaine édition avec impatience.  Alison Clément

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Rencontre avec Géraldine Demaret

C’est sur une note positive que le bilan de la Loterie Nationale s’est terminé en 2022. 1,48 milliard d’euros, c’est le chiffre. L’année dernière, la baisse du pouvoir d’achat et les crises successives ont raboté de 2,7% le chiffre d’affaires de la loterie, après un exercice 2021 record, qui avait coïncidé avec la sortie de la crise Covid. L’entreprise tourne avec 430 collaborateurs et en a engagé 67 l’année dernière. Intéressons-nous quelques instants à la nouvelle présidente du conseil d’administration et à cette société philanthrope quelque peu méconnue du public. Peux-tu te présenter et retracer ton parcours ? Je suis sortie en 2011 de l’université avec un diplôme d’ingénieure commerciale et j’ai directement commencé à travailler dans le secteur privé pour la boite Ice Watch qui était en plein essor. Je travaillais au développement de la marque à l’international ; je m’occupais du Moyen-Orient et du continent européen. C’était très instructif. Ensuite, j’ai eu l’opportunité de travailler pour une PME qui développait des magasins retail en Belgique et au Grand-Duché de Luxembourg.  Dans la foulée, j’ai passé un examen pour faire de l’audit au niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles, j’ai réussi mon examen pour être statutarisée mais j’ai passé également en 2014 l’examen du MR que j’ai réussi. J’ai donc arrêté l’audit et j’ai commencé à travailler au groupe MR du parlement. Denis Ducarme était chef de groupe à l’époque et je m’occupais de la commission Finances et Budget. Ensuite, Denis est devenu ministre des PME, Indépendants, Classe moyenne et Agriculture et là je l’ai suivi et je suis devenue directrice des Budget/Finances dans son cabinet. A l’heure actuelle je suis cheffe de cabinet adjointe pour le ministre David Clarinval et je suis en charge des cellules statut social, travailleurs indépendants et cellule PME. Depuis mai 2021, j’occupe la fonction de présidente du conseil d’administration de la Loterie Nationale. Connaissais-tu le secteur avant d’y rentrer ? Je ne connaissais pas les particularités du secteur des jeux de hasard. Je connaissais la Loterie Nationale en tant qu’entreprise publique. Je traitais en effet avec cette entreprise lorsque je travaillais au parlement au niveau de la commission finances/budget. Quand je suis arrivée à la loterie, j’ai dû très vite apprendre comment fonctionnait cette belle entreprise publique mais aussi le cadre réglementaire dans lequel elle évoluait et le secteur des jeux de manière plus large. D’abord son fonctionnement : sa stratégie, son contrat de gestion avec le gouvernement mais aussi le secteur des jeux de hasard de manière plus globale puisque la loterie a également une branche « paris sportifs » qui est régie par la loi sur les jeux de hasard et donc là effectivement c’était plus technico-juridique et j’ai dû m’en imprégner. En mai 2021, quand je suis arrivée comme présidente de la loterie, presque l’ensemble du conseil avait été renouvelé. Il s’agissait donc de matières nouvelles pour la plupart des membres. Les séances étaient donc plus didactiques car pour chacun des dossiers sur la table, un rétroacte était nécessaire. L’année 2021 a été marquée une fois de plus par la crise du Covid. Malgré cela, le nouveau CA mis en place a pu être témoin de l’adaptation rapide de la stratégie de la LN à la situation exceptionnelle qu’a représenté le Covid. L’entreprise publique a pu tirer profit de ses investissements dans le digital et dans les points de vente. Un conseil d’administration qui respecte les quotas de parité ? Oui, niveau quotas « entreprises publiques ». Je suis particulièrement fière que ce soit une femme à la présidence du conseil d’administration. Il y a 5 autres femmes qui siègent au conseil d’administration donc on atteint quasiment les 50% ; on va même au-delà de ce qui est imposé et c’est très positif. Est-ce que ce système de quotas est une bonne chose ? Non. Tout d’abord, je partage évidemment le constat qu’il reste encore beaucoup de travail pour assurer une bien meilleure représentativité des femmes dans certains milieux de la société et ce, notamment dans la haute fonction publique et dans la sphère politique. Néanmoins, et idéologiquement parlant, je suis contre le fait d’imposer un système de quotas « en faveur des femmes » et je suis encore optimiste de croire qu’il existe d’autres solutions pour promouvoir la représentativité des femmes que ce soit dans le secteur privé ou le secteur public. Il s’agit d’une fausse bonne idée selon moi car on stigmatise la femme qu’on choisit en fonction de son sexe plutôt qu’en fonction de ses compétences/connaissances. Pour certaines femmes, la parité forcée peut même paraître humiliante/stigmatisante. Les quotas sont selon moi une discrimination positive car ils créent une nouvelle inégalité  afin de promouvoir une égalité.  Le sujet de légalité homme-femme est un problème sociétal plus profond ancré dans les pratiques et les cultures et pour lequel la formation, l’éducation et la sensibilisation restent primordiales. Cependant, au vus des arguments que je viens d’énumérer, le système de quotas ne me semble pas suffisant pour améliorer la parité. Ce n’est pas en forçant les choses qu’on y arrivera. In fine, imposer des quotas reste pour moi une énorme faiblesse en tant que société. C’est quoi la Loterie ? La première loterie a été organisée en 1441 à Bruges et depuis elle a évolué et s’est diversifiée à travers le temps pour arriver à la loterie que nous connaissons de nos jours. C’est un modèle assez unique en Belgique, c’est un monopole d’état. Il faut se rappeler que la LN a une double mission : Offrir à chacun la chance d’assouvir son envie de jouer ; En contribuant ainsi positivement au plaisir de jouer, au bien-être et à la société (responsabilité sociétale). C’est pour ce faire que la LN : Assume sa mission de canalisation en organisant des jeux attractifs, accessibles et responsables caractérisés par leur dimension collégiale et leur transparence, et développés, commercialisés et soutenus dans cette optique.  La raison d’être de la LN est la collecte de fonds pour soutenir les bonnes causes par la canalisation active des joueurs. Mets les bénéfices qu’elle enregistre

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Crédit-temps, c’est quoi?

Le crédit-temps, c’est quoi ?

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Alors Luana… quelles sont tes Niouzz ?

Par Gauthier JACQUES

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Better, la philantropie en mieux !

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Le revenu universel selon Thomas More

Thomas More, inventeur du revenu universel ?
Par Gauthier JACQUES

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L’utilisation des armes à feu aux États-Unis, le combat face au lobbying

L’utilisation des armes à feu aux États-Unis, le combat face au lobbying Le mardi 24 mai dernier, un individu âgé de 18 ans a ouvert le feu dans une école élémentaire du Texas. Ce dernier a tué 21 personnes, deux adultes et dix-neuf enfants. Cet événement a bien évidemment choqué une multitude de personnes. Chaque année, de nombreuses attaques visant des écoles ont lieu. En moyenne, il y a 1,75 tueries par jour aux États-Unis. Le président américain, Joe Biden, et la vice-présidente Kamala Harris ont affirmé qu’ils lutteront contre les armes à feu : « trop c’est trop » a martelé la vice-présidente. Mais est-ce aussi simple que ça ? Les États-Unis d’Amérique sont l’un des pays qui vendent le plus d’armes au monde. Dans le pays de l’oncle Sam, on considère qu’avoir une arme est un droit inaliénable. La lutte s’annonce compliquée. Avant tout, il est nécessaire de rappeler quelques chiffres. Chaque année, aux États-Unis, en moyenne, 40.620 personnes meurent à cause des armes à feu. Soit 111 personnes par jour. De nombreuses victimes sont dues à des homicides. En 2021, il y avait 45.010 morts, dont 20.920 pour homicide, soit 46%. Les tueries de masses sont omniprésentes et la situation ne s’améliore pas. De nombreuses voies, dont celle du président Joe Biden, se lèvent pour tenter de réduire la vente d’armes. Toutefois, elles doivent faire face à un puissant lobby : la NRA ou National Rifle Association of America. Cette puissante organisation a été créée en 1871. À son début, elle regroupait des chasseurs. Aujourd’hui, l’association compte six millions d’adhérents. Son but est de protéger le second amendement de la Constitution qui donne à chacun le droit de posséder une arme. La NRA a une énorme influence au sein du paysage politique américain. En effet, l’association soutient de nombreux candidats du parti Républicain qui sont assez conservateurs. La NRA n’hésite pas à donner des dons à des sénateurs. Elle compte parmi ses rangs de forts soutiens comme Donald Trump ou Chuck Norris. À chaque tuerie, la NRA n’implique pas les armes à feu mais les « personnes instables qui détiennent des armes ». Ce puissant lobby bloque les nouvelles démarches dont l’objectif est de régulariser la vente l’utilisation d’armes à feu aux États-Unis. Toutefois, des associations se mettent en place et de plus en plus de personnes tiennent tête au lobby des armes à feu. Malgré tout, la situation n’est pas encourageante. Les Américains achètent toujours plus d’armes. Actuellement, 400 millions d’armes sont en circulation. La lutte ne fait donc que de commencer. Sources: https://information.tv5monde.com/info/etats-unis-pourquoi-la-nra-le-lobby-des-armes-americain-continue-de-dicter-sa-loi-458260?amp https://amp.france24.com/fr/amériques/20220527-après-la-tuerie-d-uvalde-le-tout-puissant-lobby-des-armes-tient-son-assemblée-annuelle https://www.moustique.be/actu/monde/2022/05/25/usa-les-chiffres-terrifiants-de-la-violence-par-arme-a-feu-239044?amp=1 https://www.lemonde.fr/international/article/2022/05/25/l-amerique-sous-le-choc-d-une-nouvelle-tuerie-dans-une-ecole-au-texas_6127575_3210.html https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/fusillades-aux-etats-unis/etats-unis-quinze-morts-dont-quatorze-enfants-dans-une-fusillade-dans-une-ecole-primaire-au-texas_5157031.html https://www.tf1info.fr/amp/international/fusillade-d-uvalde-au-texas-aux-etats-unis-deplore-t-on-deja-251-tueries-de-masse-depuis-le-1er-janvier-2221105.html