par Steenhout Frédéric
Catégorie : ARCHIVE-PICCOLOMAG-News en bref
L’équipe du Piccolomag a recontré le député Bruxellois, David Leisterh pour parler des « heritage days » et du wokisme !
Par Pierre de Saint Moulin L’année 2021 fut mouvementée pour tout le monde et le secteur aérien ne fut pas épargné. Trop de pilotes malades, des réservations en chute libre – pardonnez cette expression – et j’en passe. Les compagnies aériennes ont été touchées de plein fouet par la Covid-19. En témoigne le Directeur général de Lufthansa, Carsten Spohr, qui annonçait fin d’année la suppression de 10 % des vols assurés par sa compagnie. Si cela ne tenait qu’à lui, il en aurait supprimé bien davantage, faute de demande. Mais il n’a pu s’y résoudre car la réglementation européenne prévoit que les « slots » attribués aux compagnies ne peuvent être conservés d’année en année qu’à condition d’en utiliser un certain pourcentage. Dès lors, afin de respecter cette obligation, c’est avec des avions vides ou presque que Lufthansa opérerait 18.000 vols pour ne pas perdre ses « slots ». Une absurdité, que ce soit sur le plan économique ou écologique, qui n’a pas tardé à faire bondir notre ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet (Écolo). Ayant déjà envoyé une lettre à la commissaire européenne du Transport en juillet dernier, car craintif qu’une telle situation puisse se produire, l’écologiste a repris la plume en ce début d’année afin de demander à la Commission européenne de revoir ces règles qu’il juge « inadaptées en temps de Covid ». Mais qu’est-ce qu’un « slot » au juste ? Des compagnies vont-elles vraiment faire voler des avions à vide ? Et quel est l’objectif derrière cette mesure de l’Union européenne ? Tentons d’y voir plus clair. Deux fois par an, les compagnies aériennes se voient attribuer un certain nombre de créneaux de décollage et d’atterrissage. Ce sont les «slots». Plus l’horaire du vol est pratique pour les passagers, plus le slot a de la valeur. Entre les compagnies, forcément, la concurrence est très rude. Etant donné qu’il y a plus de demandes de vols que de slots disponibles, une règle a été fixée au niveau européen : les compagnies doivent utiliser au moins 80% de leurs slots – sous peine de les perdre pour la saison suivante. Cependant, avec la crise sanitaire, les imprévus sont devenus la norme, et cette règle n’avait plus lieu d’être. En mars 2020, elle a donc été suspendue. Les compagnies ont par conséquent pu conserver leurs slots même si elles n’en utilisaient aucun. En mars 2021, la règle a été rétablie, mais le seuil de 80% abaissé à 50%. Cet été, le seuil sera relevé à 64 %. C’est moins que 80%, mais cela reste conséquent, surtout pour une compagnie avec de grosses difficultés financières, qui doit tout de même desservir toutes ses destinations. Or, la demande est très différente sur l’ensemble d’un réseau international comme celui de Lufthansa. Et justement, étant donné que la Covid perturbe encore le trafic, la Commission européenne va changer l’assouplissement à la règle des 80% pour la saison qui démarre en octobre prochain, et dont les négociations débuteront dans les prochaines semaines. Lufthansa a donc pour objectif de faire du bruit en amont, en annonçant faire voler 18 000 avions à vide sous contrainte de la réglementation européenne. Le souci, c’est que Lufthansa est la seule compagnie à faire état d’une telle situation. Du côté de la concurrence, Ryanair a déclaré dans un communiqué qu’ils avaient demandé « à la Commission européenne d’ignorer les fausses déclarations de Lufthansa concernant l’exploitation de “vols fantômes” dans le seul but de “bloquer” leurs créneaux horaires et de se protéger de la concurrence des compagnies aériennes à bas prix ». Ryanair estime qu’il suffirait à Lufthansa de diminuer drastiquement le prix de ses billets afin de remplir ses vols. Par ailleurs, chaque compagnie peut faire valoir, en cas de force majeure, une clause de non-utilisation des slots, une sorte de soupape de sécurité qui peut aller jusqu’à lever tout quota de vols. Selon un fonctionnaire de la Commission, l’activation de cette clause peut être demandée en cas de restrictions imposées par un État membre sur les voyages, ou d’autres mesures ayant un effet équivalent, dès lors qu’elles seraient justifiées par des raisons sanitaires, par exemple l’émergence d’Omicron. Il n’y aurait donc aucune nécessité d’opérer ces vols à vide. Les allégations de vols à vide de Lufthansa ont donc été logiquement réfutées par la Commission européenne. Nous avons donc affaire à un gros coup de communication de la part de Lufthansa afin de mettre la pression sur la Commission. Un coup de communication qui consistait à outrer un maximum de personnes, et le moins qu’on puisse dire, c’est que cela a fonctionné. Sources https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/transports/pourquoi-lufthansa-est-contrainte-d-effectuer-des-milliers-de-vols-inutiles_AN-202112290188.html https://www.lesoir.be/418031/article/2022-01-14/la-commission-europeenne-refute-les-allegations-de-vols-vide-de-lufthansa?referer=%2Farchives%2Frecherche%3Fdatefilter%3Dlastyear%26sort%3Ddate%2Bdesc%26word%3Dvols%2B%25C3%25A0%2Bvide https://www.lesoir.be/417976/article/2022-01-14/avions-vides-ryanair-tacle-lufthansa-et-brussels-airlines?referer=%2Farchives%2Frecherche%3Fdatefilter%3Dlastyear%26sort%3Ddate%2Bdesc%26word%3Dvols%2B%25C3%25A0%2Bvide https://www.lesoir.be/416134/article/2022-01-05/georges-gilkinet-demande-la-commission-dagir-contre-les-vols-davions-vides
L’équipe Piccolo a rencontré le secrétaire d’État à la digitalisation, Mathieu Michel, afin de parler de son concept de « portefeuille digital ».
La politique étrangère de Vladimir Poutine exhume la doctrine Brejnev des décombres de l’Union soviétique. Une doctrine qui habilita Moscou à intervenir dans la question de souveraineté des pays satellites. Certes, parler actuellement des pays satellites de l’URSS est légèrement anachronique mais nous ne pouvons pas négliger la marée que provoque la Russie sur les pays comme le Kazakhstan, l’Ukraine, la Biélorussie etc. Selon Vladimir Poutine, la chute de l’Union soviétique est la plus grande catastrophe géopolitique du XXème siècle. Il est charmé par l’ancien régime dans la mesure où même le nationalisme que son gouvernement promeut est un nationalisme soviétique. Par exemple, comme le dit Dominique Arel, professeur et titulaire de la Chaire en études ukrainiennes, pour le Kremlin, le nationalisme ukrainien est un complot occidental et l’Ukraine est unie organiquement avec la Russie. L’intérêt que Poutine montre à l’ancien gouvernement du Bloc de l’Est peut être à la fois un point fort et un point faible pour lui. Fort, dans le sens où il contribue à la popularisation de ses politiques et faible car son échec s’est vu une fois en 1991 avec la dislocation de l’URSS. Pour Irina Lazarevna, historienne russe, la seule façon de traverser cette situation et d’atteindre la démocratie est de passer par Staline et le système qu’il a créé. In effectum, dans un tel contexte, l’Union européenne peut jouer un rôle important. L’UE, en tant qu’un des porte-drapeau de la démocratie dans le monde en soutenant les militants des droits de l’homme et les pays voisins de la Russie, peut renforcer les tendances démocratiques dans la région et dans le pays. De l’autre côté, l’homme le plus puissant de Russie n’est pas seulement fasciné par la pensée de Staline, il est également envouté par Ivan Iline, philosophe russe. Poutine en imitant Iline, insiste sur la supériorité des russes sur les européens. Il pense qu’à l’avenir l’Union Eurasienne conçue par la Russie l’emportera sur l’Union Européenne. Autrement dit, Staline et lline semblent être la latte et le crayon avec lesquels Poutine fait l’ingénierie de ses politiques. La dernière définition que nous puissions lui donner est celle de David Bell, historien américain, qui reconnaît Poutine comme un Césariste. En d’autres mots, il a fondé son régime en grande partie sur la victoire militaire et à ce titre nous pouvons citer les victoires sur la République tchétchène, la Géorgie et la Crimée. Sources: https://www.theguardian.com/commentisfree/2019/jul/10/vladimir-putin-russia- rehabilitating-stalin-soviet-past https://www.nybooks.com/articles/2018/04/05/god-is-a-russian/ https://www.eurozine.com/fascism-or-caesarism/
Comprendre pourquoi les jeunes votent « Zemmour », par Mouna Swaelens-Azzouz.
LA MINUTE 400 ans… ça se fait ! Molière, de son vrai nom Jean-Baptiste Poquelin, nait le 15 janvier 1622 à Paris et meurt le 17 février 1673. Il fréquente le collège de Clermont, connu aujourd’hui sous le nom de Louis-le-Grand où il rencontre des grandes personnes comme le prince de Conti ou encore le célèbre auteur du cogito ergo sum, Descartes. Très vite, le jeune Jean-Baptiste adopte le nom de Molière et réalise le rêve de toute une foule de comédiens ; il fonde le 30 juin 1643 une troupe de théâtre nommée l’Illustre Théâtre. La troupe se compose notamment de la célèbre Madeleine Béjart, comédienne française. Comme il est de règle dans toutes les précipitations, l’Illustre théâtre fait faillite en moins de deux ans. Jean-Baptiste décide de tout plaquer et de partir en tournée dans toute la France. En arrivant à Paris, il obtiendra l’appui du Roi Louis XIV et pourra s’installer au théâtre du Palais Royal, fondé jadis par le cardinal Richelieu. La grande carrière de Molière commence. En vers ou en prose, des Précieuses ridicules et de l’École des femmes en passant par un Malade imaginaire aux allures d’un Don Juan avare et misanthrope, parsemés d’un zeste de Femmes savantes, les chefs d’œuvres défilent. La vie de Molière est, inextricablement, un triomphe et une lutte permanente jusqu’à la quatrième représentation du Malade imaginaire où la fiction, devenant réalité, met fin d’une part à sa carrière et d’autre part à son existence. Comédien et martyr, il meurt sur scène le 17 février 1673, dans le rôle du malade. Sources : Brix Michel, 2014, Histoire de la littérature française.
LA MINUTE Qui est Spike ? Décembre 2019, le monde apprenait l’existence d’un nouveau virus qu’on connaît aujourd’hui sous le nom de SARS-Cov-2 ou virus de la Covid-19. À ce moment, personne ne se doutait que ce dernier allait provoquer une importante pandémie et bousculer nos modes de vie. Pourtant, le monde scientifique s’est hâté de concevoir un vaccin. Celui-ci permet d’éviter les complications dues à l’infection au virus SARS-Cov-2. Mais comment fonctionne-t-il et grâce à quoi ? Avant tout, il faut savoir comment un virus fonctionne et de quoi il est composé. Un virus est constitué d’un matériel génétique entouré d’une capside, le tout protégé par une enveloppe. Sur cette enveloppe on retrouve des protéines de surface. Le virus va utiliser ces protéines pour entrer en contact avec une cellule et insérer son matériel génétique. Il va utiliser la cellule pour se répliquer. Le Sars-Cov-2 utilise le même procédé mais à sa surface, on retrouve une protéine de surface : « Spike ». Le virus Sars-Cov-2 utilise cette protéine pour pénétrer à l’intérieur d’une cellule. Les scientifiques vont utiliser ce facteur pour le développement d’un vaccin. Le but du vaccin contre le virus de la Covid-19 est simple. On insère un ARN messager (ARNm) dans le corps. Cet ARNm contient le plan pour fabriquer la protéine « Spike ». Les cellules vont donc la produire. Notre système immunitaire va reconnaître cette protéine et lancer la production d’anticorps contre elle. De ce fait, le corps sera capable de reconnaître « Spike » sur la surface du virus et de s’en protéger. Sources : https://www.inrae.fr/actualites/avantages-desavantages-risques-ce-quil-faut-savoir-vaccins-arn https://www.chuv.ch/fr/chuv-home/espace-pro/journalistes/communiques-de-presse/detail/nouveau-test-serologique-pour-evaluer-limmunite-contre-le-sars-cov-2 https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/tag/proteine-spike/ https://press.pfizer.be/pfizer-et-biontech-choisissent-leur-principal-candidat-vaccin-a-arnm-contre-le-covid-19-et-demarrent-une-etude-pivot-de-phase-23-au-niveau-mondial https://vaccination-info.eu/sites/default/files/documents/MRNA-vaccine-infographic-FR.pdf https://www.insb.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/effets-surprenants-de-certains-anticorps-neutralisant-la-proteine-spike-du-sars-cov-2 https://www.insb.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/effets-surprenants-de-certains-anticorps-neutralisant-la-proteine-spike-du-sars-cov-2 https://www.inrae.fr/actualites/analyse-proteine-qui-permet-au-sars-cov-2-dinfecter-cellules https://sciencesnaturelles.ch/covid19-vaccination-explained/mrna_vaccines/wie_funktioniert_ein_mrna_impfstoff_ Image : https://www.futura-sciences.com/alternative/amp/breve/3882/
L’euro ne date pas d’hier. Il est le fruit de décennies de préparation. En effet, la route vers la monnaie unique est encore longue. En voici quelques dates-clés 1970 Le rapport Weber (en référence au Premier Ministre Luxembourgeois de l’époque) envisage une certaine union monétaire. 1972 Les pays membres de la CEE (Communauté économique européenne, fondée en 1957 par le traité de Rome) introduisent (par le président Pompidou) le « serpent monétaire ». Ce dispositif limitant la fluctuation des monnaies des pays membres tient la route jusqu’en 1979. 1986 La communauté européenne adopte le projet de marché unique avec l’ Acte Unique Européen (Single European Act). 1989 Le président de la Commission européenne, Jacques Delors, propose un plan (Rapport Delors) en trois phases pour arriver à la création d’une monnaie unique mais aussi d’une banque centrale européenne. 1992 Traité de Maastricht. Ce traité transforme la Communauté européenne en une Union Économique et Monétaire complète. Pour y participer, les pays candidats doivent respecter une série de critères. 1998 La Banque Centrale Européenne succède à l’Institut monétaire européen. 1999 Les États de la zone euro mettent en œuvre une politique monétaire unique. L’euro est introduit comme monnaie légale, mais n’existe encore que sous forme scripturale. 2002 Le 1er janvier apparaissent les pièces et billets en euro dans 12 pays de l’UE. … Aujourd’hui, l’euro est la monnaie de 340 millions d’Européens, dans 19 pays constituant la zone euro.
Par Gauthier Jacques, rédacteur en chef.