Un cimetière de vestes blanches. C’était le nom de l’action de protestation du 7 mai. Huit cents vestes de cuisiniers étendues sur la Grand-Place de Bruxelles par des patrons et employés du secteur pour symboliser leur désarroi. En effet, les mesures de confinement ont conduit à la fermeture totale des établissements horeca. Selon eux, les mesures prises par le gouvernement (baisse de TVA, aides aux indépendants, …) étaient insuffisantes. Heureusement, un mois plus tard, les restos, bars et cafés rouvriront à partir de ce lundi 8 juin. Par Melis Oz, journaliste Piccolo Image source : belga
Auteur/autrice : Lisa Michaux
« Je ne peux pas respirer« . Ce furent ses dernières paroles. La mort tragique de Georges Floyd causa un immense choc dans le monde entier. Cinquante-cinq ans après la fin des lois de ségrégation raciale aux Etats-Unis, des Américains continuent à être tués pour leur couleur de peau. Sur cette image, les idéaux symbolisés par la statue de la liberté tels que la liberté, les droits de l’homme, l’abolition de l’esclavage, sont étouffés par l’écrasant genou des violences policières. Quand les Afro-Américains seront-ils enfin libres de ces violences policières ? Quand cessera le racisme à l’encontre des Américains de couleur ? Par Melis Oz, journaliste PiccoloMag
Les examens viennent de commencer dans le supérieur, il est de plus en plus difficile de se concentrer vu tous les objets connectés qui nous entourent. Heureusement, nous vous proposons une solution! Il s’agit de FOREST, une application qui a pour but de vous aider à construire une bulle de travail. Mais comment ? Vous décidez « combien de temps » vous souhaiteriez rester concentré et au fur et à mesure que les minutes passeront votre arbre grandira. Si vous quittez l’application avant que le temps soit écoulé votre arbre mourra… Cette application est bien entendu disponible sur IOS et Android. Par Arthur Martin, journaliste Piccolo
Le samedi 23 mai a eu lieu le premier “Liberal breakfast”. Le concept est le suivant: rassembler des membres des JongVld et des Jeunes MR autour d’une thématique précise pour débattre. Au vu des circonstances, cette première édition s’est déroulée par vidéoconférence pour parler de la crise du Covid19. Plusieurs groupes se sont formés, un sur la liberté et la justice pour “l’après-Covid19”, un autre sur l’économie et le dernier sur la jeunesse et l’enseignement durant la pandémie. Le but de cette réunion était de permettre à chacun d’exprimer ses idées et de pouvoir débattre au delà de la frontière linguistique. Cette conférence a permis de mettre en avant l’union des deux organisations de jeunesse libérale malgré les différences communautaires. Par Arthur Martin, journaliste Piccolo
Une interview particulière, pour un personnage particulier. Propos recueillis par Maickel KRAUS Benoit Piedboeuf Député fédéral Bourgmestre de TintignyPrésident du MR Luxembourg L’interview Une petite présentation ? Dans quel coin de la Belgique vivez-vous ? Je suis Benoît Piedboeuf, j'occupe les fonctions de Député fédéral et de Bourgmestre dans la commune de Tintigny en Province du Luxembourg. En ce qui concerne mon âge, on ne demande jamais à une jolie femme de donner son âge… Je suis jeune. Belge, d'origine liégeoise, je vis maintenant en Gaume. C'est pour moi un magnifique endroit pour vivre et surtout pour être confiné. La Gaume, j'en parle sans chauvinisme. Depuis combien de temps êtes-vous engagé en politique ? Je suis engagé en politique depuis 1989, d’abord comme 1er échevin. Je n'ai pas arrêté depuis ! Au niveau communal, nous sommes en majorité absolue depuis longtemps. Qu’est-ce qui vous a motivé à vous engager en politique ? C'est un ami qui me l'a demandé. J'étais jeune, fraîchement diplômé l'université et actif dans plein de choses: au foot, dans des clubs de jeunes, etc. A cette époque, même si je m'y intéressais quelque peu, je n'avais jamais pensé faire de la politique un jour. J'étais libéral, sans être affilié. Mon ami m'avait alors demandé avec beaucoup d'insistance de me présenter aux élections communales. J’ai fini par dire « oui » et finalement, je n'ai jamais pu arrêter. Ce qui m'a motivé pour m’engager ? Je suis un créatif positif. J'essaye de faire des beaux projets. Je n'aime pas me mêler des affaires des autres, mais j'aime bien de poursuivre l'intérêt général et d'essayer d’améliorer le « vivre tous ensemble ». La politique engendre pas mal de stress ? Quel moyen avez-vous pour vous détendre en fin de journée ? En effet, la politique procure du stress, mais j'ai plein d'autres expériences pour m’aider. J'ai été banquier et conseiller fiscal et ces activités professionnelles compensent le stress des activités politiques. J'ai toujours été un « culturel », je m'intéresse à plein de choses : théâtres, opéras, concerts, lectures, et tout cela me donne une compensation. Et puis, je ne suis pas très stressé et j'aime bien ce que je fais, je ne souffre pas du stress. Quand il y a des périodes plus difficiles, elles sont souvent dues à d'autres personnes. Moi, je suis assez concentré et solitaire. Y a-t-il une personnalité (politique ou non) qui vous inspire dans votre travail ? J’ai beaucoup d'amis en politique que j'aime beaucoup. Je pense que mon inspiration, elle vient plutôt de tout ce que j'ai lu, vécu, partagé auparavant et qui ont construit ma personnalité. Il y a des réflexions, il y a des chanteurs, des gens comme Brassins, Simenon ou autre. C’est une philosophie de vie que j’ai fait grandir depuis mon adolescence. Ce qui a fait ma personnalité et ma façon de penser, je la mets en place dans à ma vie en général et à ma vie politique. Je suis avant tout un homme libre et tout cela a permis de faire ma personnalité. C'est toute mon histoire qui m'inspire. Et j'ai plein d'amis, évidemment, qui me donnent de bons conseils aussi. Comment arrivez-vous à combiner vie politique et vie privée ? Je vis et j'essaye d'être attentif aux autres. Tant dans ma vie politique que dans ma vie privée. Je suis UN et il est indivisible donc que je suis à 100% dans ce que je fais. J’essaye de faire attention à tout ce que je fais, et surtout de faire attention aux autres. Quel est votre dossier « coup de cœur » en politique ? • Pourquoi cette thématique est-elle si importante dans votre commune ? Il y en a beaucoup, mais le dernier en date, c'est celui de « l'habitat léger ». J'ai développé depuis 2017 ce projet dans ma commune en raison des logements trop chers. J'ai estimé qu'il fallait trouver des pistes pour permettre à des jeunes de se loger et d'économiser de l'argent ou pour des femmes seules, de se loger avec des enfants. J'arrive enfin à la concrétisation pour 2020. Cela est le résultat de beaucoup de travail, beaucoup de consultations. Quelles sont les mesures que vous avez mises en place pour concrétiser ce projet ? J'ai eu tous les accords avant même que la loi ne change. Donc, c'est un dossier emblématique de mon travail et je suis très heureux de l'avoir mené à bien. Avez-vous participé aux « Jeunes MR » à l’époque ? Je n'ai jamais été « Jeune MR », mais j'étais jeune et libéral certainement, mais je n'étais pas membre d'une structure. J'aurais pu ! Les Jeunes MR n'existaient pas vraiment dans la province de Luxembourg à l’époque. On m'a demandé d'être trésorier de la locale PRL au début, et bien entendu, j'ai accepté. Je suis très heureux de voir les Jeunes MR aujourd'hui. Tous ceux qui sont dans mon entourage, qui font un super boulot, qui ont une belle dynamique ainsi qu'une belle intelligence. Peut-être qu’ils seront un jour à notre place. Vu la situation de pandémie actuelle, comment arrivez-vous à adapter votre emploi du temps ? Comment continuez-vous vos activités politiques ? Par rapport au confinement, je n'ai pas vraiment de difficultés parce qu’avec tous les moyens informatiques, j’arrive à continuer à vivre socialement. Je vois toujours les personnes que j'aime. J'arrive à supporter le manque. Le week-end, quand je suis en Gaume, dans ma commune, je fais mon petit tour à vélo et ça, ça me détend. Je suis assez calme et je sais m'occuper. Je suis un solitaire de base, je n'ai pas de problème à être confiné parce que ce n’est pas le cas dans mon esprit. Comment pouvons-nous suivre vos actualités ? Sur les réseaux sociaux, via Facebook, Instagram, Twitter, LinkedIn, Messenger etc… Je réponds à tout moi-même, ce n’est pas toujours facile, mais je préfère être précis dans les réponses. Je le fais pour être complet et ne pas éterniser les échanges. Benoit Piedboeuf Benoit
Drones de surveillance des forces de police, logiciels anti-fraude des universités, applications de traçage des gouvernements… Pour sortir de la crise sanitaire, les nouvelles technologies viennent à la rescousse de nos institutions. Mais à quel prix ? Par Guillaume Soupart, membre Jeunes MR La crise du coronavirus qui touche l’Europe depuis bientôt deux mois a bouleversé nos comportements. Elle a également chamboulé le travail de nos hôpitaux et de nos instances démocratiques. Et elle a mené notre gouvernement dirigé par la Première ministre Sophie Wilmès (MR) à réaliser un exercice d’équilibriste. Aussi, elle a mis en exergue les difficultés que notre système institutionnel a engendrées suite aux nombreuses Réformes de l’État. Enfin, elle a modifié nos habitudes et atteint au cœur nos droits et libertés : liberté d’aller et venir, droit de quitter le pays (ou d’y entrer), libertés de réunion, d’aller à l’école, … Les nouvelles technologies sont venues aider nos sociétés. Combien de fois a-t-on entendu qu’il aurait été difficile de traverser cette crise sans leur précieuse aide ? Les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft) sont en pleine forme dans les marchés boursiers. Les E-peros se multiplient, les réunions en tout genre pullulent sur Zoom, les cours de l’enseignement supérieur se dispensent sur Teams, les emails virevoltent et, pour beaucoup, le télétravail est devenu la norme, les caisses enregistreuses ne fonctionnent presque plus qu’au paiement virtuel encouragé par l’augmentation des limites bancaires du paiement sans contact … Toutefois, les nouvelles technologies sont également venues apporter leur soutien à des mesures plus intrusives et certainement dans des situations que nos esprits considèrent comme plus délicates, plus intimes. D’une part, des drones ont survolé l’Europe. Des drones dans les rues, cela avait été vu en Espagne à la mi-mars, puis la pratique s’est installée en France. Un objectif : faire respecter le confinement en diffusant des messages à la population. Récemment, une commande de 651 drones a été publiée au Bulletin officiel des annonces des marchés publics français. Celle-ci a suscité de nombreuses tensions et parmi celles-ci surtout, la raison pour laquelle une telle commande devait être réalisée. La presse flamande a fait état également de l’usage de drones équipés de caméras de chaleur dans la zone de police de Bredene/Le Coq. D’autre part, si les universités et établissements d’enseignement supérieur ont depuis longtemps intégré dans leur pratique l’utilisation de logiciels anti-plagiat, la crise du Covid-19 les a poussés à réfléchir encore plus loin, les examens devant se tenir à distance. Du côté de l’Université Catholique de Louvain (UCL), on s’est doté de logiciels informatiques permettant la surveillance à distance pour certains examens comprenant le blocage d’accès à internet et aux fichiers de l’ordinateur ainsi que la vidéosurveillance – dans le respect du RGPD, nous dit-on. À l’Université libre de Bruxelles (ULB), l’Université de Liège (ULiège), l’Université de Mons (UMons) l’Université Saint-Louis (USLB) et l’Université de Namur (UNamur), on opte pour la ‘confiance’, des questions plus transversales ou des chartes signées par les étudiants. Enfin, le déconfinement sera accompagné de plusieurs dispositifs conseillés par les comités scientifiques. Celle qui fait le plus parler d’elle est l’application de traçage. Le concept est simple : grâce au Bluetooth, tous les appareils dans le voisinage du vôtre seront identifiés et s’il se trouve un porteur contaminé parmi eux, vous en serez avertis. Cela permettra d’enrayer la propagation du virus en isolant préventivement les personnes exposées, en les incitant à se mettre en quarantaine, à consulter un médecin ou à se faire tester. La belgian touch est classique : les Régions sont compétentes mais la protection des données reste dans le giron fédéral, quatre Ministres, quatre administrations et la création d’un organe de concertation dirigé par Emmanuel André (ULB) chargé de la coordination du comité interfédéral « testing & suivi des contacts » – tout un programme ! Le traçage sera également réalisé par 2.000 enquêteurs pour identifier les citoyens potentiellement contaminés. Ces derniers auront accès à une plate-forme digitale commune aux trois entités fédérées. Arrivent alors les questions liées à la cybersécurité, au respect du Règlement Général de Protection des Données – nouveauté européenne qui a fait couler beaucoup d’encre et soulevé de nombreuses interrogations – et à l’atteinte aux libertés, étendards de nos sociétés libérales. Elles sont débattues dans nos Parlements en ce moment-même. Synthèse des arguments politiques belges à ce propos : Définition stricte du concept et base légale spécifique Le traçage existe déjà en Belgique mais il ne se fait que via des enquêteurs. Une application permettrait d’automatiser et d’intensifier ce processus. La Belgique exclut de recourir à la technologie GPS, ce qui permettrait de pister et de géolocaliser les individus. La piste envisagée est l’utilisation du Bluetooth permettant uniquement de retracer les relations sociales entre les individus. En outre, il est important d’entériner le dispositif prévu dans un texte législatif ou un arrêté royal de pouvoirs spéciaux. Le RGDP permet une collecte de données si elle est réalisée dans un but d’intérêt général, si elle est nécessaire et si elle est efficace. La Secrétaire générale du Conseil de l’Europe a précisé que « Ce type de système ne peut être réalisé que si les preuves scientifiques démontrent de manière convaincante que les avantages potentiels en termes de santé publique sont supérieurs à ceux que procureraient d’autres solutions moins intrusives ». Participation volontaire au traçage électronique Aucun parti politique ne veut rendre le tracing obligatoire. Le Président du MR, Georges-Louis Bouchez, a souligné que le système mis en place, pour qu’il soit efficace, devait remporter une grande adhésion permettant ainsi d’obtenir une base statistique suffisante – servant d’appoint aux enquêteurs régionaux. Pour ce faire, il faut lever toute ambiguïté sur son utilisation en menant un débat public menant à un large consentement des citoyens. Celui-ci devra être libre et éclairé, notamment en permettant un accès en licence libre à l’application afin d’être transparent. 60% de la population devrait y recourir pour obtenir un résultat optimal. À Singapour, seuls 16% de la population ont téléchargé l’application avant que les mesures de confinement soient
Éclairage Dans les médias et sur les réseaux sociaux, les critiques ont rapidement dénoncé les précédentes mesures d’économie réalisées par le gouvernement fédéral Michel 1er. Mais qu’en est-il exactement ? Afin de répondre à ces accusations, nous avons décidé de faire le point sur le fonctionnement général du financement des soins de santé, notamment des hôpitaux et de démêler le vrai du faux de ce que le gouvernement fédéral Michel 1er a fait… et n’a pas fait. Par Julien Liégeois, rédacteur en chef et Pierre-Antoine Meurisse, journaliste Piccolo Le financement général des soins de santé en Belgique Il est d’abord important de savoir d’où provient le financement de la sécurité sociale. Il est assuré par 3 sources principales : l’État (subsides publiques), les cotisations patronales et les cotisations des travailleurs (c’est-à-dire les cotisations des salariés, indépendants et fonctionnaires). D’autres sources secondaires, plus spécifiques aux organismes assureurs, existent également à savoir, par exemple : les assurances hospitalisation, des véhicules automoteurs, etc. Ensuite, 3 mécanismes distincts sous-tendent le financement des soins de santé à savoir le “compte courant”, le “douzième budgétaire” et la “gestion globale”. Le “compte courant” est simplement la comparaison entre les dépenses estimées et les dépenses réelles. Vient ensuite le “douzième budgétaire”. Tu as déjà peut-être entendu parler de ce terme. C’est une procédure permettant à un gouvernement n’ayant pas de majorité parlementaire de continuer à prendre des décisions financières pour certains secteurs. Cette procédure était d’ailleurs d’application pour le gouvernement minoritaire Wilmès I avant qu’il ne trouve une majorité de sièges en gagnant la confiance du Parlement. Enfin, la “gestion globale” est, elle, constituée des cotisations citées ci-avant. Elle consiste en une perception des contributions financières et une attribution de celles-ci pour le financement du système de soins de santé. Ce sont d’ailleurs l’Office National de Sécurité Sociale (ONSS) et l’Institut National d’Assurances Sociales pour Travailleurs Indépendants (INASTI) qui répartissent ces cotisations perçues entre les 7 branches de la sécurité sociale et les institutions qui y sont liées (comme représenté ci-dessous). Après avoir compris d’où provenait le financement des soins de santé et les outils utilisés pour le gérer, il est à présent question de la constitution du budget. Tout d’abord, celui-ci est annuel et consiste en une projection de financement pour l’année suivante. Le budget, avec les recettes produites, doit tenir compte des dépenses qui sont prévues afin d’assurer leur financement. Mais concrètement, qui élabore ce budget ? Le gouvernement seul ? C’est en fait plus complexe que cela. Il y a deux parties à considérer : le secteur des soins de santé et le secteur des indemnités. Pour le budget du secteur des soins de santé, il s’agit du Conseil général de l’INAMI. Parmi ses missions, il doit déterminer les orientations de politique générales en matière de soins de santé. Ce Conseil, devant lui-même tenir compte d’autres sous-commissions, est constitué de plusieurs représentants : des employeurs, des travailleurs salariés, des indépendants, des organismes assureurs et du gouvernement. De plus, le commissaire du gouvernement donne lui aussi son avis en matière de budget. Quant au ministre de tutelle, il doit approuver ou non le budget final. Pour les finances du secteur des indemnités, il s’agit de plusieurs comités de gestion qui jouent un rôle important (liste cfr. illustration ci-dessous). Source: https://www.inami.fgov.be/fr/inami/organes/Pages/soins-sante-organes.aspx Aussi, dans l’élaboration du budget, il est nécessaire de tenir compte de la norme de croissance théorique. Par exemple, s’il est estimé que les dépenses escomptées pour l’année 2021 seront plus importantes que celles de l’année 2020, le budget doit augmenter. Pour ce faire, il est possible d’utiliser cette norme de croissance spécifique qui est fixée par le gouvernement. Il s’agit en fait d’une marge financière d’augmentation du budget pour ce secteur, en plus de l’indexation. Elle est à établir en fonction des prévisions sur les futures dépenses en soins de santé. C’est au gouvernement que revient la décision d’établir cette norme. Il s’agit donc d’un choix politique. Une fois qu’elle est délimitée, le financement des soins de santé pourra croître chaque année sur base de cette dernière. Il est également important de retenir que cette norme, vu qu’elle anticipe les futures dépenses, est théorique. Il est donc possible qu’en fonction des besoins sur le terrain, elle ne s’applique pas entièrement et que les dépenses soient moindres qu’initialement prévu. C’est d’ailleurs par le taux de croissance nominal que les dépenses sont évaluées une fois qu’elles sont appliquées. Financement des hôpitaux en Belgique : différentes sources Tout d’abord, il faut savoir que la Belgique comporte trois types d’hôpitaux généraux. Il y a les hôpitaux classiques qui représentent 77% du paysage hospitalier général belge. Ceux-ci accueillent les patients 24h/24 pour une aide médicale spécialisée et offrent des traitements de chirurgie et de médecine interne, complétés par d’autres disciplines telles que la gériatrie, la maternité et la pédiatrie. Ensuite, il y a les hôpitaux universitaires qui possèdent quant à eux les mêmes services que les hôpitaux classiques, mais se voient également attribuer les missions de formation des professionnels de santé, de recherche et de développement scientifique. Ils sont reliés à une université disposant d’une faculté de médecine proposant un cursus complet. Ils ne représentent que 7% du paysage hospitalier général belge. Celui-ci est complété par les hôpitaux à caractère universitaire qui sont des hôpitaux généraux contenant un certain nombre de lits universitaires dépendant d’une université. En ce qui concerne les principales sources de financement des hôpitaux généraux en Belgique, on retrouve le Budget des Moyens Financiers, les forfaits INAMI, les honoraires des dentistes, des médecins et de certaines catégories du personnel soignant et paramédical, les produits pharmaceutiques, la quote-part patient et enfin, les suppléments de chambres. Le Budget des Moyens Financiers provient de la répartition individuelle du budget global hospitalier entre tous les hôpitaux du pays. Chaque hôpital reçoit donc de ce budget globalisé des subsides lui permettant de fonctionner. Il couvre 3 éléments: les coûts d’infrastructure et de matériel, les coûts de fonctionnement et les coûts de régularisation des budgets précédemment alloués aux moyens financiers. D’ailleurs,
En Europe : Protestation chez les Libéraux allemands Traduction : « Le conseil d’éthique allemand exige un débat juste à propos de la façon dont nous pouvons ouvrir de manière progressive les libertés. Des masques de protection sensés oui, des muselières non ! Il est temps de continuer à développer des stratégies pour une distanciation plus petite et de continuer à développer les contrôles du virus. » La tension monte en Allemagne. « Des masques de protection sensés oui, des muselières non ! » clame Christian Lindner, Président du parti libéral-démocrate allemand (FDP). Pour lui, Angela Merkel et le gouvernement allemand empêchent tout débat face à la crise contre le coronavirus. Cependant pour la Chancelière, la situation est encore « trop fragile » pour relâcher le confinement. Par Julia Pirlot, journaliste Piccolo
Une équipe norvégienne de médecins et d’infirmières qui sont déployées par le biais du mécanisme de protection civile de l’Union Européenne, aide ses collègues italiens à combattre coronavirus à l’hôpital Bolognini près de Bergame. Par Julia Pirlot, journaliste Piccolo
Suite à la crise du Coronavirus et des mesures de distanciation sociale, les Jeunes MR s’adaptent et font des réunions en appel vidéo. Ici, réunion du bureau des Jeunes MR de Bruxelles (@JeunesMRBxl) via Zoom avec le président du MR bruxellois David Leisterh (@LeisterhDavid) et le président des JongVLDBrussel (@JongVLDBrussel) (Crédit à José Vanobost sur Twitter @JoVanobost). Par Julia Pirlot, journaliste Piccolo