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Éducation financière : l’investissement des jeunes à l’épreuve des inégalités

1. Un monde sous tension : quand la géopolitique fait trembler les marchés Se souviendra-t-on du Liberation Day comme du jour qui a mis fin à la mondialisation ? Le 2 avril dernier, l’administration Trump annonçait l’instauration de tarifs douaniers pour un ensemble de pays – 20 % à l’encontre de l’Union européenne. Une mesure qui semble marquer un tournant dans l’histoire du commerce international, sinon le glas du libre-échange. En réaction, la Chine a riposté en fixant des droits de douane à hauteur de 34 %. Et si Ursula von der Leyen s’est dite prête à réagir, le Premier ministre Bart De Wever a préféré évoquer « la voie du dialogue »… La porte des négociations reste donc entrouverte. Les politiques protectionnistes du chantre de l’America First ne sont pourtant pas nouvelles : les déclarations du président américain sur le conflit russo ukrainien, celles de J.D. Vance lors de la Conférence de Munich et les interventions médiatiques d’Elon Musk avaient déjà rappelé l’urgence d’un sursaut européen ainsi que la nécessité de renforcer notre autonomie stratégique sur les plans économique, industriel, militaire et politique. En attendant, les marchés encaissent le choc du Liberation Day. Aux États-Unis, le S&P 500, qui avait atteint un sommet en février, a brutalement chuté. En Belgique, le Bel 20 a connu l’une de ses pires séances depuis la crise du Covid, effaçant l’intégralité de ses gains de l’année. Ironie de l’histoire : le baromètre ING publié quelques semaines plus tôt révélait une confiance étonnamment forte des investisseurs belges envers… les États-Unis, et en particulier les secteurs de l’industrie et de la technologie. Cette foi dans la résilience du marché américain semble se heurter aujourd’hui au retour du réel et mettre à l’épreuve les nouveaux investisseurs. La quête de “l’argent facile” ou du “bon coup” est pleine de promesses. En effet, les jeunes Belges sont de plus en plus nombreux à se diriger vers des Exchange-traded funds (ETF) qui répliquent l’indice boursier américain S&P 500 ou des actifs risqués tels que la cryptomonnaie (après avoir atteint 109.000 dollars le jour d’investiture de Donald Trump, le Bitcoin est ainsi redescendu à son niveau d’avant les élections de novembre). Ce constat mérite notre attention : dans un contexte où les certitudes économiques vacillent et où les règles du commerce mondial se redessinent, la capacité à investir avec discernement devient un enjeu stratégique pour les jeunes générations. 2. De l’inégalité d’accès au savoir à l’enjeu de la liberté financière Malgré cet intérêt croissant pour la Bourse, selon la Fédération belge du secteur financier Febelfin, les principales raisons qui freinent les jeunes Belges dans leur volonté d’investir sont le manque de moyens, la peur de perdre de l’argent, et un déficit de connaissances financières. Résultat : leurs économies, quand elles existent, dorment. L’un des principes fondamentaux en investissement – celui des intérêts composés – rappelle que plus on commence tôt, plus le capital croît de manière significative avec le temps. Mais encore faut-il en comprendre les mécanismes. La définition de l’éducation financière donnée par l’OCDE insiste sur l’importance de savoir comprendre et évaluer les produits financiers, prendre des décisions éclairées, et ainsi améliorer son bien-être économique. Or, ces compétences restent souvent hors de portée pour une grande partie de la jeunesse. Les disparités de revenus et les questions d’héritage ne doivent pas faire oublier combien le manque d’accès à une éducation financière de qualité exacerbe significativement les inégalités socio-économiques. Disposer de compétences financières de base est essentiel pour gérer efficacement son budget et développer un patrimoine à long terme. Cette fracture est d’autant plus préoccupante que l’on sait – selon les études de Febelfin – qu’il existe une forte corrélation entre la connaissance financière, le  sentiment d’implication et la probabilité de rencontrer des difficultés économiques. Certains jeunes, issus de milieux favorisés, évoluent dans des contextes où l’éducation financière est transmise de manière informelle, leur offrant un accès anticipé et privilégié aux mécanismes de l’investissement. À l’inverse, celles et ceux dont les familles perçoivent encore l’argent comme un sujet tabou, ou qui ne bénéficient d’aucun accompagnement éducatif structuré, sont souvent exclus de cette dynamique. Ils deviennent alors particulièrement vulnérables aux turbulences économiques, ce qui accentue les fractures sociales existantes. Une éducation financière robuste constitue un levier essentiel pour une gestion personnelle efficace, mais également pour garantir la stabilité économique et sociale sur le long terme. Face à ce constat, des valeurs comme l’autonomie, la responsabilité individuelle et l’égalité des chances doivent être réaffirmées. Une étude menée en 2017 soulignait déjà l’importance d’intégrer ces apprentissages dans le parcours scolaire. L’école aurait donc un rôle a jouer : « Celle-ci doit créer l’espace nécessaire pour soutenir les jeunes issus de milieu sociaux défavorisés, qui ont tendance à être moins confronté à la socialisation financière à la maison. L’éducation financière à l’école permet d’atteindre tous le jeunes, en développant leurs compétences financières dans un contexte changeant marqué par le vieillissement de la population et la complexité croissante de l’environnement financier. » Investir dans l’éducation financière des jeunes apparaît comme la réponse la plus durable à l’instabilité ambiante. Car ne pas comprendre les règles du jeu, c’est s’en exclure d’office. La liberté financière ne s’improvise pas : elle s’apprend. Références Febelfin, « L’éducation financière des jeunes à améliorer », 2023. OCDE, « Principes de base de l’éducation financière », consulté en 2024. Van Campenhout, G. et al., « L’éducation financière à l’école : une stratégie pour réduire lesinégalités économiques », 2017. Baromètre ING des investisseurs, Février 2025. L’Echo, « Les Belges investissent de plus en plus jeunes et prennent plus de risques », 23août 2024. L’Echo, « Pire séance depuis la crise du covid pour le Bel 20 », avril 2025. L’Echo, « Droits de douane : Trump fait vaciller les marchés », avril 2025 Marin Buyse Rédacteur

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8 mars : interview avec la députée Latifa Aït Baala

Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ? Votre parcours scolaire et professionnel ? Je suis une femme d’origine marocaine, arrivée en Belgique en tant qu’expatriée française. Au fil du temps, je me suis pleinement investie dans la société belge et j’ai embrassé activement la politique, en rejoignant le parti MR (Mouvement Réformateur). Il y a 20 ans, j’ai été candidate aux élections européennes, marquant ainsi le début de mon engagement politique. Mon parcours académique m’a conduit à étudier en France et en Suisse, où je me suis spécialisée en droit européen et en études de genre. Professionnellement, j’ai eu l’opportunité de travailler aux Nations unies, où j’ai été confrontée à la diplomatie internationale et aux enjeux des droits humains à l’échelle mondiale. Mon passage au Parlement européen a renforcé mon désir de m’impliquer d’avantage dans la politique, en particulier pour répondre aux fractures sociales et territoriales que j’ai observé à Bruxelles. Au sein du MR, j’ai occupé divers postes, notamment celui de vice-présidente des femmes et j’ai contribué à des initiatives visant à promouvoir l’éducation permanente, en particulier pour les femmes lors de ma présidence au sein de l’ILFAC (Institut Libéral de Formation et d’Animation Culturelles). Actuellement, je suis députée bruxelloise, continuant ainsi mon engagement politique et mon désir de faire progresser les valeurs qui me sont chères, telles que la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité. Pourriez-vous nous en dire plus sur votre parcours au sein du Parlement bruxellois, et sur cette mandature qui se termine le 9 juin et de vos objectifs pour la prochaine ? Alors je crois qu’il n’aura échappé à personne qu’en fait cette législature a été marquée d’abord par une crise sanitaire, ensuite par une crise énergétique. Et donc quelque part notre mandature s’est imposée au fond à notre agenda politique, au moins ces deux volets- là. Ces événements ont mis en lumière les défis auxquels notre région est confrontée, et à la nécessité de répondre rapidement et efficacement. Malheureusement, en tant parti de l’opposition, nos propositions ont été systématiquement rejetées par la majorité. Cependant, je suis fière de travailler au sein d’un groupe politique paritaire, où huit députées femmes et huit députés hommes collaborent activement. Cette parité reflète notre engagement en faveur de l’égalité des sexes et de la représentation équilibrée au sein de nos institutions. Mon engagement s’est concentré sur plusieurs domaines clés, notamment les finances publiques, l’emploi, la formation et l’entrepreneuriat des femmes. Sur le plan financier, j’ai soulevé des préoccupations concernant la dette croissante de notre région, soulignant la nécessité d’une analyse approfondie de la situation budgétaire et d’une meilleure prise en considération de l’impact des politiques publiques sur le genre. En ce qui concerne l’emploi et la formation, j’ai plaidé en faveur d’une plus grande valorisation de l’apprentissage en alternance, soulignant son importance pour l’émancipation économique des individus. De plus, j’ai déposé des propositions visant à promouvoir l’entrepreneuriat féminin et à faciliter l’accès des femmes aux financements et aux ressources nécessaires pour démarrer leur propre entreprise. En matière de logement, j’ai souligné l’urgence d’agir face à la crise du logement qui touche de nombreuses familles bruxelloises. J’ai plaidé en faveur de mesures telles que l’allocation loyer, qui permet aux ménages les plus vulnérables de bénéficier d’une aide financière pour alléger le poids de leur loyer. Enfin, j’ai insisté sur la nécessité d’une action plus proactive en matière de sécurité et de lutte contre la drogue. J’ai souligné l’importance de coordonner les efforts entre les autorités régionales et fédérales pour répondre efficacement à ces défis, tout en appelant à une prise de conscience plus grande de la part de mes collègues politiques sur ces questions cruciales. En tant que femme et surtout en tant que femme en politique, quel est votre réalité sur le terrain ? Est-ce difficile au quotidien de se faire entendre ? Je pense que la réalité sur le terrain montre clairement que malgré les avancées vers l’égalité revendiquée par la société, les femmes, notamment en politique, rencontrent encore de nombreux défis. En tant que femme politique, il est souvent difficile de se faire entendre, surtout si l’on affiche un caractère affirmé. Bien que notre parti ait eu une première ministre, les combats pour les droits des femmes restent largement portés par des femmes, ce qui souligne le besoin continu de voix féminines dans les sphères politiques. Personnellement, j’ai dû forger une carapace pour affronter les obstacles, que ce soit sur le terrain ou au sein du Parlement. Malgré les progrès apparents, certaines attitudes et conceptions dépassées persistent, ce qui peut rendre notre travail difficile voire mettre en danger notre sécurité. Il est indéniable que les femmes politiques soient souvent confrontées à des menaces et des discriminations spécifiques, qui reflètent une vision de la femme comme un être inférieur et vulnérable. Cette perception, associée à des rapports de genre inégalitaires, crée un environnement où les femmes doivent souvent travailler deux fois plus dur pour obtenir la même reconnaissance que leurs homologues masculins. Pour surmonter ces défis, il est crucial de sensibiliser et d’éduquer à l’égalité des genres à tous les niveaux de la société. L’élimination des stéréotypes de genre dès le plus jeune âge est essentielle pour construire un avenir où les femmes sont pleinement valorisées et représentées dans tous les domaines de la vie publique et politique. Avez-vous des enfants ? Des filles ? Si oui, quels conseils leur donnez-vous et quels conseils donneriez-vous à toutes les jeunes filles qui grandiront pour devenir des femmes de demain ? Je suis maman d’une fille, aujourd’hui kinésithérapeute. Je crois fermement en l’importance de l’éducation et de la formation, un principe que j’ai transmis à ma fille. Ma propre mère m’a toujours enseigné que l’indépendance financière est cruciale pour les femmes, même celles qui choisissent de rester à la maison. Je suis heureuse d’avoir pu expérimenter cette indépendance dans ma propre vie. Je suis convaincue que l’autonomie financière est un élément-clé de la liberté individuelle. C’est cette conviction qui nous différencie, je pense, de certaines idéologies politiques.

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Blocus, focus !

D’ici à quelques jours, les étudiants francophones seront en blocus. Ce « blocus » ou les vacances de Noël (Des vacances vraiment ??), est une période qui permet de se préparer au mieux aux examens à venir. Remettre ses notes à jour, réviser, bref une période où ça ne rigole pas. Mais sais-tu que pour optimiser tes chances de réussite, faudra adopter certains conseils clés ? Les connais-tu ? Non ? Bonne nouvelle, nous allons les découvrir ensemble😊 #1 Hypnos, le dieu du sommeil sera votre allié Le sommeil est très important. Pour le bon fonctionnement de notre corps, nous devons dormir au moins 7 à 9 heures. Maintenant, moment de sincérité… Combien de temps consacres-tu au sommeil pendant l’année académique (sans les périodes d’exams) ? Et pendant les périodes d’examens ? #2 L’organisation : ne pas s’y prendre à la dernière minute ! Pourquoi stresser inutilement ? L’organisation est une des clés de la réussite. Pour qu’une matière soit assimilée par le cerveau, il est nécessaire de la répéter 2 à 3 fois. Donc pourquoi reporter cela ? Sur internet, tu trouveras divers modèles de planning qui te permettront d’organiser au mieux ton étude. #3 Avoir un espace de travail rangé et propre Qui n’aime pas travailler dans un espace qui est bien rangé et propre ?  Pendant le grand nettoyage de printemps profite pour ranger ta chambre ou l’endroit dans lequel tu prévois de travailler pour tes examens. Avoir un espace rangé te permettra d’avoir une meilleure concentration ! Et pendant l’étude, n’hésite pas à éloigner tes appareils électroniques ! #4 Faut manger quoi pendant le blocus et la session d’examens ? L’alimentation est très importante pour ton bien-être, ton humeur et ta fonction cérébrale. Que faire pour maximiser l’efficacité de ton apprentissage ? Étape 1 : Une bonne hydratation L’hydratation du corps est importante non seulement pendant l’effort physique, mais aussi mental. La bonne quantité de liquides affecte notre efficacité, car même une légère déshydratation provoque une léthargie, des difficultés de concentration… Il est préférable de boire de l’eau minérale et d’éviter les boissons gazeuses ! Après ces périodes, c’est à vous de voir 😉 Étape 2 : Régime qui stimule le cerveau Lors du choix des produits alimentaires, nous devons nous concentrer sur ceux qui contiennent des protéines saines, c’est-à-dire les poissons gras, les produits laitiers et la viande maigre. Grâce aux protéines, notre cerveau absorbe mieux et plus rapidement les connaissances – nous devenons donc plus efficaces. Lors de la session, il faudra éliminer les aliments lourds, gras et rapides de notre alimentation. Ils donnent une sensation de satiété pendant une courte période et notre corps doit travailler dur pendant une longue période, n’est-ce pas ? De plus, ils nous rendent somnolents et nous empêchent de nous concentrer. Donc à bannir  pendant cette période ! Il me reste juste à te souhaiter un bon blocus et une bonne session d’examens ! Wojslawowicz Wiktoria

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L’obligation scolaire

Le droit à l’éducation est un droit fondamental inscrit dans la Constitution belge mais aussi dans différents textes internationaux. Mais quelles sont les règles belges de l’obligation scolaire à respecter ? 🙋Qu’en est-il de l’obligation scolaire en Belgique ? L’obligation scolaire concerne tous les enfants qui sont domiciliés ou qui résident sur le territoire belge. Ils doivent commencer à aller à l’école lors de l’année scolaire qui prend cours dans l’année durant laquelle les enfants ont 5 ans. Par exemple, le cas de l’enfant qui a 5 ans le 30 novembre, sera soumis à l’obligation scolaire dès septembre alors qu’il n’a encore que 4 ans. Ou le cas de l’enfant qui a 5 ans le 30 janvier, il sera dès lors soumis à l’obligation scolaire à partir de la rentrée scolaire du mois de septembre. Pour respecter l’obligation scolaire, il faut que les élèves soient inscrits dans une école de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Communauté flamande ou de la Communauté germanophone. Les élèves peuvent également être inscrits dans une école dont l’enseignement est reconnu (soit une école qui n’est pas organisée ou subventionnée par l’une des trois Communautés, comme les écoles européennes, SHAPE…). L’élève, pour respecter l’obligation scolaire, peut aussi s’inscrire dans un IFAPME ou un SFPME. Enfin, deux autres options sont que la condition est d’envoyer une déclaration d’enseignement à domicile. Enfin, il existe, en Belgique, l’obligation scolaire à temps partiel. Cette obligation signifie que les élèves doivent suivre un enseignement qui combine une formation générale et de la pratique. C’est le cas de l’enseignement en alternance et des SFPME /IFAPME. 🚸Fréquentation et absentéisme Absolument toutes les absences doivent être légalement justifiées ! À partir de la neuvième demi-journée d’absence injustifiée, la direction de l’école doit avertir la direction générale de l’enseignement obligatoire et doit convoquer l’élève concerné ainsi que ses parents. La direction devra rappeler aux parents et à l’élève leurs responsabilités quant à l’obligation scolaire. Autrement dit, les parents sont responsables de s’assurer que leurs enfants fréquentent régulièrement et assidûment l’école. Si un élève fait preuve d’absentéisme, des mesures peuvent être prises à la fois à l’égard des parents et de l’élève lui-même. En ce qui concerne les parents, s’ils ne veillent pas à ce que leurs enfants fréquentent régulièrement l’école, ils peuvent être soumis à des sanctions administratives. Cela peut inclure des avertissements écrits, des amendes ou même des poursuites pénales. Les sanctions spécifiques peuvent varier d’une région à l’autre en Belgique, puisque l’enseignement est principalement de compétence régionale. Pour ce qui est des élèves, s’ils sont absents de manière répétée et non justifiée, ils peuvent faire l’objet de mesures disciplinaires de la part de l’école. Celles-ci peuvent inclure des avertissements, des retenues, des travaux supplémentaires ou, dans les cas graves, une exclusion temporaire ou définitive de l’établissement scolaire. À noter que, généralement, les écoles mettent en place des procédures visant à résoudre les problèmes d’absentéisme comme des réunions avec les parents et l’élève, des offres de soutien ou d’un suivi personnalisé. 📰Actualité au Sénat Le 26 mai dernier, le Sénat a voté un texte de proposition de résolution demandant au gouvernement fédéral d’abaisser l’âge de l’obligation scolaire à 3 ans, contre 5 ans actuellement. 👍Les avantages de l’obligation scolaire dès 3 ans Les avantages de cette proposition sont nombreux. Chaque enfant devrait pouvoir bénéficier des mêmes chances dès le plus jeune âge, de pouvoir accéder à l’école peu importe son milieu familial ou social, mais aussi à tous les bienfaits que cela peut lui apporter. Un rythme adapté à son âge, des habitudes de vie saines et des activités en phase avec son développement par exemple. A l’heure du numérique, l’école reste un lieu où le jeu et les apprentissages rythment les journées et ça ne peut qu’être bénéfique pour nos jeunes enfants. Aller à l’école maternelle c’est bien plus que d’apprendre à se séparer de ses parents. Le travail des institutrices/teurs offre un véritable panel de propositions visant à préparer les enfants au mieux aux apprentissages scolaires de l’école primaire. Leur travail exceptionnel doit être mis en lumière et être utilisé à renforcer cette proposition du Sénat. Enfin, à 3 ans, un enfant apprend plus facilement une nouvelle langue. Nous savons que dans certaines communes ou quartiers, le fait de ne pas baigner dans le français ou dans le néerlandais peut être un véritable frein aux apprentissages des enfants. Ces deux années peuvent réellement faire la différence. L’école se doit d’être un moteur d’émancipation, d’égalité et pousser nos plus jeunes le plus haut possible. 👎Les inconvénients de l’obligation scolaire dès 3 ans Bien que l’enseignement obligatoire dès 3 ans présente de nombreux avantages, il faut aussi prendre en considération les variations des besoins des enfants de cet âge. En effet, les enfants de 3 ans peuvent avoir des besoins très différents les uns des autres. Certains enfants pourraient bénéficier d’un environnement scolaire précoce, tandis que d’autres pourraient avoir besoin d’une approche plus souple et adaptée à leurs besoins individuels. Un autre point à ne pas négliger est le manque de ressources. L’abaissement de l’âge d’entrée à l’école pourrait nécessiter des investissements supplémentaires dans les infrastructures scolaires, les enseignants et les ressources pédagogiques adaptées aux jeunes enfants. Si ces ressources ne sont pas disponibles en quantité suffisante, cela pourrait entraîner des classes surchargées et une qualité d’enseignement réduite. L’obligation scolaire, avant d’être une obligation, est une opportunité pour tous les enfants d’acquérir les savoirs et les savoir-faire pour s’intégrer au mieux dans la société. Elle permet à tous les enfants, de tout milieu, de jouir d’une égalité des chances. Rédigé par ROBBEN Maylis et EGGERMONT Amandine du GT Enseignement