L’équipe Piccolo a rencontré le secrétaire d’État à la digitalisation, Mathieu Michel, afin de parler de son concept de « portefeuille digital ».
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Comprendre pourquoi les jeunes votent « Zemmour », par Mouna Swaelens-Azzouz.
LA MINUTE 400 ans… ça se fait ! Molière, de son vrai nom Jean-Baptiste Poquelin, nait le 15 janvier 1622 à Paris et meurt le 17 février 1673. Il fréquente le collège de Clermont, connu aujourd’hui sous le nom de Louis-le-Grand où il rencontre des grandes personnes comme le prince de Conti ou encore le célèbre auteur du cogito ergo sum, Descartes. Très vite, le jeune Jean-Baptiste adopte le nom de Molière et réalise le rêve de toute une foule de comédiens ; il fonde le 30 juin 1643 une troupe de théâtre nommée l’Illustre Théâtre. La troupe se compose notamment de la célèbre Madeleine Béjart, comédienne française. Comme il est de règle dans toutes les précipitations, l’Illustre théâtre fait faillite en moins de deux ans. Jean-Baptiste décide de tout plaquer et de partir en tournée dans toute la France. En arrivant à Paris, il obtiendra l’appui du Roi Louis XIV et pourra s’installer au théâtre du Palais Royal, fondé jadis par le cardinal Richelieu. La grande carrière de Molière commence. En vers ou en prose, des Précieuses ridicules et de l’École des femmes en passant par un Malade imaginaire aux allures d’un Don Juan avare et misanthrope, parsemés d’un zeste de Femmes savantes, les chefs d’œuvres défilent. La vie de Molière est, inextricablement, un triomphe et une lutte permanente jusqu’à la quatrième représentation du Malade imaginaire où la fiction, devenant réalité, met fin d’une part à sa carrière et d’autre part à son existence. Comédien et martyr, il meurt sur scène le 17 février 1673, dans le rôle du malade. Sources : Brix Michel, 2014, Histoire de la littérature française.
LA MINUTE Qui est Spike ? Décembre 2019, le monde apprenait l’existence d’un nouveau virus qu’on connaît aujourd’hui sous le nom de SARS-Cov-2 ou virus de la Covid-19. À ce moment, personne ne se doutait que ce dernier allait provoquer une importante pandémie et bousculer nos modes de vie. Pourtant, le monde scientifique s’est hâté de concevoir un vaccin. Celui-ci permet d’éviter les complications dues à l’infection au virus SARS-Cov-2. Mais comment fonctionne-t-il et grâce à quoi ? Avant tout, il faut savoir comment un virus fonctionne et de quoi il est composé. Un virus est constitué d’un matériel génétique entouré d’une capside, le tout protégé par une enveloppe. Sur cette enveloppe on retrouve des protéines de surface. Le virus va utiliser ces protéines pour entrer en contact avec une cellule et insérer son matériel génétique. Il va utiliser la cellule pour se répliquer. Le Sars-Cov-2 utilise le même procédé mais à sa surface, on retrouve une protéine de surface : « Spike ». Le virus Sars-Cov-2 utilise cette protéine pour pénétrer à l’intérieur d’une cellule. Les scientifiques vont utiliser ce facteur pour le développement d’un vaccin. Le but du vaccin contre le virus de la Covid-19 est simple. On insère un ARN messager (ARNm) dans le corps. Cet ARNm contient le plan pour fabriquer la protéine « Spike ». Les cellules vont donc la produire. Notre système immunitaire va reconnaître cette protéine et lancer la production d’anticorps contre elle. De ce fait, le corps sera capable de reconnaître « Spike » sur la surface du virus et de s’en protéger. Sources : https://www.inrae.fr/actualites/avantages-desavantages-risques-ce-quil-faut-savoir-vaccins-arn https://www.chuv.ch/fr/chuv-home/espace-pro/journalistes/communiques-de-presse/detail/nouveau-test-serologique-pour-evaluer-limmunite-contre-le-sars-cov-2 https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/tag/proteine-spike/ https://press.pfizer.be/pfizer-et-biontech-choisissent-leur-principal-candidat-vaccin-a-arnm-contre-le-covid-19-et-demarrent-une-etude-pivot-de-phase-23-au-niveau-mondial https://vaccination-info.eu/sites/default/files/documents/MRNA-vaccine-infographic-FR.pdf https://www.insb.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/effets-surprenants-de-certains-anticorps-neutralisant-la-proteine-spike-du-sars-cov-2 https://www.insb.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/effets-surprenants-de-certains-anticorps-neutralisant-la-proteine-spike-du-sars-cov-2 https://www.inrae.fr/actualites/analyse-proteine-qui-permet-au-sars-cov-2-dinfecter-cellules https://sciencesnaturelles.ch/covid19-vaccination-explained/mrna_vaccines/wie_funktioniert_ein_mrna_impfstoff_ Image : https://www.futura-sciences.com/alternative/amp/breve/3882/
L’euro ne date pas d’hier. Il est le fruit de décennies de préparation. En effet, la route vers la monnaie unique est encore longue. En voici quelques dates-clés 1970 Le rapport Weber (en référence au Premier Ministre Luxembourgeois de l’époque) envisage une certaine union monétaire. 1972 Les pays membres de la CEE (Communauté économique européenne, fondée en 1957 par le traité de Rome) introduisent (par le président Pompidou) le « serpent monétaire ». Ce dispositif limitant la fluctuation des monnaies des pays membres tient la route jusqu’en 1979. 1986 La communauté européenne adopte le projet de marché unique avec l’ Acte Unique Européen (Single European Act). 1989 Le président de la Commission européenne, Jacques Delors, propose un plan (Rapport Delors) en trois phases pour arriver à la création d’une monnaie unique mais aussi d’une banque centrale européenne. 1992 Traité de Maastricht. Ce traité transforme la Communauté européenne en une Union Économique et Monétaire complète. Pour y participer, les pays candidats doivent respecter une série de critères. 1998 La Banque Centrale Européenne succède à l’Institut monétaire européen. 1999 Les États de la zone euro mettent en œuvre une politique monétaire unique. L’euro est introduit comme monnaie légale, mais n’existe encore que sous forme scripturale. 2002 Le 1er janvier apparaissent les pièces et billets en euro dans 12 pays de l’UE. … Aujourd’hui, l’euro est la monnaie de 340 millions d’Européens, dans 19 pays constituant la zone euro.
Par Gauthier Jacques, rédacteur en chef.
Par Maylis Robben Durant le XVIIe siècle, les grammairiens de l’Académie Française ont décidé de supprimer le genre féminin pour montrer la supériorité de l’homme ainsi que rendre plus noble la langue française. Quatre siècles plus tard, dans une volonté de faire avancer le combat féministe, les militants se penchent sur cette décision et proposent d’instaurer l’écriture inclusive. Mais qu’est- ce que l’écriture inclusive concrètement ? C’est ce qu’on appelle « le langage non sexiste », c’est- à-dire un usage de la langue française non genré (ni masculin ni féminin, mais neutre) qui évite toute discrimination sexiste. Cette manière d’écrire inclut, par définition, tout le monde : les hommes, les femmes ainsi que les personnes qui ne définissent pas leur genre, appelées les non-binaires. L’écriture inclusive se veut aussi de montrer davantage la femme dans la société. Pour ce faire, plusieurs plans d’action, controversés ou non, sont proposés. Sur le plan lexical, il y a une demande de féminiser les noms de métiers. Cette dernière est motivée par le souhait de l’inclusion du sexe féminin et sa représentation dans tout métier. Le terme « boulanger » est devenu « boulangère », au féminin, parce que des femmes ont commencé à faire ce métier. Féminiser les métiers est plus judicieux lorsque le sujet de la phrase est du genre féminin. D’ailleurs, le moniteur belge a publié le 26 novembre 2021 le décret du 14 octobre 2021 relatif au renforcement de la féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre et aux bonnes pratiques non discriminatoires quant au genre dans le cadre des communications officielles ou formelles. Aussi, le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes a proposé l’utilisation du point médian pour pratiquer au mieux l’écriture inclusive. Pour rappel, le point médian se situe au- dessus de la ligne de base et est employé à la fin du radical d’un terme lorsque l’on veut représenter la partie féminine dans l’ensemble désigné. Par exemple, pour citer l’entièreté des ingénieurs à la fois masculins et féminins à l’écrit, ce sera « les ingénieur•e•s ». Bien qu’utilisée depuis plusieurs années, cette proposition graphique est énormément débattue. Le problème de l’illisibilité causé par l’emploi du point médian qui allongerait les termes est pointé du doigt. Ainsi, la phrase, telle qu’écrite sans appliquer l’écriture inclusive, « Ces docteurs sont très fiers d’aider les séniors. » va devenir en utilisant les points médians « Ces docteur•e•s sont très fier•e•s d’aider les sénior•e•s. ». L’académie Royale de langue et de littérature françaises de Belgique dénonce également les difficultés que peuvent rencontrer les personnes souffrant d’un handicap, telles que les dyslexiques, ainsi que les enfants qui apprennent la langue française, déjà assez complexe. Deux réformes de la langue sont intéressantes à analyser et à appliquer plus couramment : l’habitude d’employer des mots épicènes et des termes collectifs, ainsi que l’accord de proximité. Un mot épicène est un mot identique au masculin et au féminin, comme « adulte », « artiste », « partenaire », etc. Dans le même style, les termes (ou noms) collectifs sont des termes qui désignent un ensemble et peut être suivi, ou non, d’un complément. Dans ce cas, plutôt que d’utiliser « ces étudiants » l’expression « ce groupe d’étudiants » sera privilégiée. Ces pratiques semblent plus digestes que l’utilisation du point médian pour les personnes ayant des troubles dys, pour les plus jeunes et pour les apprenants. De plus, même si cette révision grammaticale va demander un long moment d’adaptation au niveau des mentalités et des habitudes bien ancrées, appliquer l’accord de proximité ne parait pas absurde. L’idée est de laisser tomber l’accord selon le masculin – qui l’emporte sur le féminin – pour accorder en fonction du genre de la proposition la plus proche de l’adjectif qu’il qualifie, dit l’accord de proximité. De là, on ne dira plus « les garçons et les filles sont grands » mais « les garçons et les filles sont grandes » puisque les filles est le plus proche de l’adjectif grand, et inversement « les filles et les garçons sont grands ». Cet accord de proximité se présente comme plus logique pour les enfants que la règle grammaticale apparue au XVIIe siècle. Comme dit précédemment, l’écriture inclusive représente aussi les personnes non-binaires, qui ne revendiquent pas leur genre. C’est alors qu’au début des années 2010 le pronom « iel » apparait, contraction de « il » et de « elle » et traduit à they en anglais. De même, ce pronom nomme un groupe d’hommes et de femmes, mais également une personne dont le genre est inconnu. Voici, pour éclairer, trois exemples de phrases dans lesquelles iel est utilisé : – « iel vient au cinéma ce soir » où iel fait référence à une personne non-binaire ; – « iels iront au restaurant pour Noël » iels, alors employé au pluriel, fait référence à un groupe d’hommes et de femmes ; – « iel viendra se présenter pour la première fois lundi » là, enfin, le genre de la personne n’est pas connu. Depuis le 15 septembre 2021 le pronom « iel » est entré dans le dictionnaire en ligne du Robert et est définit comme « Pronom personnel sujet de la troisième personne du singulier et du pluriel, employé pour évoquer une personne quel que soit son genre. L’usage du pronom iel dans la communication inclusive. – REM. ON ÉCRIT AUSSI ielle , ielles » (Le Robert en ligne, s.d.). Cette entrée au dictionnaire fait évidemment débat. Pourtant, la langue française ne cesse d’évoluer et les dictionnaires s’adaptent. En d’autres termes, c’est parce que « iel » est utilisé, bien que de manière encore marginale, comme le précise Charles Bimbet, directeur général du Robert, qu’il est reconnu et mis au dictionnaire. Ce qui semble crisper le plus avec ce pronom neutre est la question de son accord grammatical. Quelle règle appliquer ? Garder l’accord au masculin, tout féminiser ou, appliquer la règle du point médian ? La grammaire française est déjà bien
Par Frédéric Steenhout
Par Wiktoria Ewa Wojsławowicz
Par Frédéric Steenhout