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Le revenu universel selon Thomas Spence

Le revenu universel selon Thomas Spence   Par Gauthier JACQUES   Thomas Spence, né en 1750 et décédé en 1814, était un démocrate radical et un avocat de la collectivisation de la terre. Il est le fils d’un cordonnier écossais. Thomas Spence a embrayé le pas avec son ouvrage Le droit des Enfants (de son titre original The Rights of Infants). Il reprend la théorie de Thomas Paine, jugée « insatisfaisante », en la modifiant quelque peu. En effet, selon Spence, dix pourcents ne sont pas suffisants ; c’est toute la rente foncière qui devrait être reversée. Il propose, à la place, de verser, au niveau de chaque municipalité, un véritable revenu de base distribué périodiquement à tous les membres de la communauté, sans exception. Ce système serait financé par le surplus des profits des loyers récoltés au niveau de chaque paroisse :   On peut raisonnablement supposer que ce surplus, qui doit être distribué à toutes les âmes vivant dans la paroisse au premier jour de chaque trimestre, se monte à deux tiers du total des loyers prélevés. Mais quel que soit son montant, cette part du surplus des loyers est un droit imprescriptible de tout être humain dans la société civilisée, au titre d’équivalent des ingrédients naturels de leur patrimoine commun, dont ils sont privés du fait de leur mise en location à des fins de culture et d’amélioration (Spence, 1797 : 87).   Sources   Damon Julien, Pauvreté et précarité en chiffres, Les Cahiers français, n° 390, 2016, pp. 8-14.   Lacroix, Jean-Michel. Histoire des États-Unis, PUF, coll. « Quadrige », 2006, p. 74.   Ferry, Jean-Marc. 2016. L’allocation universelle: pour un revenu de citoyenneté. Nouvelle éd. Lexio. Paris: les Éditions du Cerf.   Spence, Thomas.  The Rights of Infants. 1797, p.87.   Vanderborght, Yannick. Van Parijs, Philippe. L’allocation universelle. 2005. Repères 412. Paris: la Découverte.   Vigil-Ripoche, Marie-André. « Souffrance », Monique Formarier éd., Les concepts en sciences infirmières. 2ème édition. Association de Recherche en Soins Infirmiers, 2012, pp. 283-285.   Zinn, Howard. Une histoire populaire des États-Unis. De 1492 à nos jours, Agone, 2002, p. 85.

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Better, la philantropie en mieux !

Par Frédéric Steenhout

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Le revenu universel selon Thomas Paine

Thomas Paine, intellectuel, pamphlétaire, philosophe révolutionnaire britannique, américain et français, naquit en 1737 en Grande-Bretagne et décéda à Greenwich Village (New York) en 1809. Il est mondialement connu pour son engagement durant la révolution américaine (1775-1783) en faveur de l’indépendance des treize colonies britanniques en Amérique du Nord. Il a exposé ses positions dans un célèbre pamphlet intitulé Le Sens commun, publié quelques mois avant la signature de la Déclaration d’indépendance américaine en 1776. Dans Le Sens commun (Common sens de son titre original), Paine dénonce l’administration britannique. Le révolutionnaire trouvait anormal qu’une île règne sur un continent. Il sera le précurseur, comme l’évoque l’historien Howard Zinn (1922-2010), à de ce qu’on appel en droit international « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » (ou droit à l’autodétermination). C’est un principe selon lequel chaque peuple dispose ou devrait disposer du choix libre et souverain de déterminer la forme de son régime politique, indépendamment de toute influence étrangère.   Dans son ouvrage pamphlétaire, Thomas Paine propose que les États-Unis se munissent d’une constitution ainsi qu’un canevas à suivre afin de rédiger une Charte des Colonies Unies. Cette charte serait en quelque sorte un Magna Carta américaine. Pour rappel, la Magna Carta originale désigne plusieurs versions d’une charte arrachée pour la première fois par le baronnage anglais au roi Jean sans Terre en juin 1215 après une courte guerre civile qui culmine par la prise de Londres. Les barons, excédés par les demandes militaires et financières du roi et par les échecs répétés en France, y imposent, dans un esprit de retour à l’ordre ancien, leurs exigences : la libération d’otages retenus par le roi, le respect de certaines règles de droit propres à la noblesse, la reconnaissance des franchises ecclésiastiques et bourgeoises, le contrôle de la politique fiscale par un Grand Conseil.   Dans son ouvrage Justice agraire, l’auteur « propose un impôt de dix pourcents sur les transmissions de terre lors des successions et d’utiliser les sommes récoltées pour verser à chaque personne à l’âge de 21 ans une dotation de 15 livres puis à toutes les personnes âgées de plus de 50 ans 10 livres par an à vie » (Van Parijs, 2005). Sources: Damon Julien, Pauvreté et précarité en chiffres, Les Cahiers français, n° 390, 2016, pp. 8-14. Lacroix, Jean-Michel. Histoire des États-Unis, PUF, coll. « Quadrige », 2006, p. 74. Ferry, Jean-Marc. 2016. L’allocation universelle: pour un revenu de citoyenneté. Nouvelle éd. Lexio. Paris: les Éditions du Cerf. Spence, Thomas.  The Rights of Infants. 1797, p.87. Vanderborght, Yannick. Van Parijs, Philippe. L’allocation universelle. 2005. Repères 412. Paris: la Découverte

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Le revenu universel selon Thomas More

Thomas More, inventeur du revenu universel ?
Par Gauthier JACQUES

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L’utilisation des armes à feu aux États-Unis, le combat face au lobbying

L’utilisation des armes à feu aux États-Unis, le combat face au lobbying Le mardi 24 mai dernier, un individu âgé de 18 ans a ouvert le feu dans une école élémentaire du Texas. Ce dernier a tué 21 personnes, deux adultes et dix-neuf enfants. Cet événement a bien évidemment choqué une multitude de personnes. Chaque année, de nombreuses attaques visant des écoles ont lieu. En moyenne, il y a 1,75 tueries par jour aux États-Unis. Le président américain, Joe Biden, et la vice-présidente Kamala Harris ont affirmé qu’ils lutteront contre les armes à feu : « trop c’est trop » a martelé la vice-présidente. Mais est-ce aussi simple que ça ? Les États-Unis d’Amérique sont l’un des pays qui vendent le plus d’armes au monde. Dans le pays de l’oncle Sam, on considère qu’avoir une arme est un droit inaliénable. La lutte s’annonce compliquée. Avant tout, il est nécessaire de rappeler quelques chiffres. Chaque année, aux États-Unis, en moyenne, 40.620 personnes meurent à cause des armes à feu. Soit 111 personnes par jour. De nombreuses victimes sont dues à des homicides. En 2021, il y avait 45.010 morts, dont 20.920 pour homicide, soit 46%. Les tueries de masses sont omniprésentes et la situation ne s’améliore pas. De nombreuses voies, dont celle du président Joe Biden, se lèvent pour tenter de réduire la vente d’armes. Toutefois, elles doivent faire face à un puissant lobby : la NRA ou National Rifle Association of America. Cette puissante organisation a été créée en 1871. À son début, elle regroupait des chasseurs. Aujourd’hui, l’association compte six millions d’adhérents. Son but est de protéger le second amendement de la Constitution qui donne à chacun le droit de posséder une arme. La NRA a une énorme influence au sein du paysage politique américain. En effet, l’association soutient de nombreux candidats du parti Républicain qui sont assez conservateurs. La NRA n’hésite pas à donner des dons à des sénateurs. Elle compte parmi ses rangs de forts soutiens comme Donald Trump ou Chuck Norris. À chaque tuerie, la NRA n’implique pas les armes à feu mais les « personnes instables qui détiennent des armes ». Ce puissant lobby bloque les nouvelles démarches dont l’objectif est de régulariser la vente l’utilisation d’armes à feu aux États-Unis. Toutefois, des associations se mettent en place et de plus en plus de personnes tiennent tête au lobby des armes à feu. Malgré tout, la situation n’est pas encourageante. Les Américains achètent toujours plus d’armes. Actuellement, 400 millions d’armes sont en circulation. La lutte ne fait donc que de commencer. Sources: https://information.tv5monde.com/info/etats-unis-pourquoi-la-nra-le-lobby-des-armes-americain-continue-de-dicter-sa-loi-458260?amp https://amp.france24.com/fr/amériques/20220527-après-la-tuerie-d-uvalde-le-tout-puissant-lobby-des-armes-tient-son-assemblée-annuelle https://www.moustique.be/actu/monde/2022/05/25/usa-les-chiffres-terrifiants-de-la-violence-par-arme-a-feu-239044?amp=1 https://www.lemonde.fr/international/article/2022/05/25/l-amerique-sous-le-choc-d-une-nouvelle-tuerie-dans-une-ecole-au-texas_6127575_3210.html https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/fusillades-aux-etats-unis/etats-unis-quinze-morts-dont-quatorze-enfants-dans-une-fusillade-dans-une-ecole-primaire-au-texas_5157031.html https://www.tf1info.fr/amp/international/fusillade-d-uvalde-au-texas-aux-etats-unis-deplore-t-on-deja-251-tueries-de-masse-depuis-le-1er-janvier-2221105.html

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Qui est Aud-Rey

Rencontre exclusive avec la chanteuse Aud-Rey !

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Débrief’ mag | n°01

Chères amies libérales, chers amis libéraux, Quel plaisir de vous retrouver pour cette toute nouvelle revue papier !Je débriefe, tu débriefes, ensemble nous débrieferons l’actualité politique, économique, culturelle, etc. dans différents articles thématiques ! Nouveau nom “Débrief’mag”, nouveau format, nouvelles couleurs, l’ère du Piccolomagest révolue !Avant de vous plonger dans une passionnante lecture, j’aimerais vous adresser ces quelques mots.Depuis quelques mois déjà, notre philosophie libérale vogue de Charybde en Scylla mais ne faiblit pas pour autant. Tant de fois notre envie de liberté a été mise au ban, tantôt par des wokistes acharnés, tantôt par ce politiquement correct qui restreint de plus en plus notre pensée en voulant la faire passer dans un goulet d’étranglement de la perfide perfection commune.Cependant, tel un coquelicot après une tempête, notre libéralisme se plie et se redresse comme il l’a toujours fait depuis 175 ans. Puis, nos valeurs libérales se sont révélées plus fortes que jamais lors de cette crise ukrainienne qui aura des répercussions politiques, économiques, diplomatiques mais également idéologiques sur l’ensemble du territoire européen. Nonobstant, éveil et réflexion sont nos deux mots d’ordre pour les prochains mois. Ne nous laissons pas tenter par les extrêmes, acceptons les changements sociétaux inhérents à toutes civilisations modernes pour autant que ceux-ci soient éclairants et éclairés, ne tombons pas de l’absurde du politiquement correct, ne modifions pas notre passé mais acceptons-le comme d’autres l’ont fait avant nous, et surtout… soyons fiers d’être des libéraux ! Très belle lecture !Libéralement vôtre, Gauthier JACQUESRédacteur en chef.