Par Gauthier JACQUES
Par Gauthier JACQUES
Par Frédéric Steenhoudt
Article de Guillaume Bello
Par Olivier Humblet
Article de Laetitia Tursugian
Par Gauthier Jacques
Le revenu universel selon Thomas Spence Par Gauthier JACQUES Thomas Spence, né en 1750 et décédé en 1814, était un démocrate radical et un avocat de la collectivisation de la terre. Il est le fils d’un cordonnier écossais. Thomas Spence a embrayé le pas avec son ouvrage Le droit des Enfants (de son titre original The Rights of Infants). Il reprend la théorie de Thomas Paine, jugée « insatisfaisante », en la modifiant quelque peu. En effet, selon Spence, dix pourcents ne sont pas suffisants ; c’est toute la rente foncière qui devrait être reversée. Il propose, à la place, de verser, au niveau de chaque municipalité, un véritable revenu de base distribué périodiquement à tous les membres de la communauté, sans exception. Ce système serait financé par le surplus des profits des loyers récoltés au niveau de chaque paroisse : On peut raisonnablement supposer que ce surplus, qui doit être distribué à toutes les âmes vivant dans la paroisse au premier jour de chaque trimestre, se monte à deux tiers du total des loyers prélevés. Mais quel que soit son montant, cette part du surplus des loyers est un droit imprescriptible de tout être humain dans la société civilisée, au titre d’équivalent des ingrédients naturels de leur patrimoine commun, dont ils sont privés du fait de leur mise en location à des fins de culture et d’amélioration (Spence, 1797 : 87). Sources Damon Julien, Pauvreté et précarité en chiffres, Les Cahiers français, n° 390, 2016, pp. 8-14. Lacroix, Jean-Michel. Histoire des États-Unis, PUF, coll. « Quadrige », 2006, p. 74. Ferry, Jean-Marc. 2016. L’allocation universelle: pour un revenu de citoyenneté. Nouvelle éd. Lexio. Paris: les Éditions du Cerf. Spence, Thomas. The Rights of Infants. 1797, p.87. Vanderborght, Yannick. Van Parijs, Philippe. L’allocation universelle. 2005. Repères 412. Paris: la Découverte. Vigil-Ripoche, Marie-André. « Souffrance », Monique Formarier éd., Les concepts en sciences infirmières. 2ème édition. Association de Recherche en Soins Infirmiers, 2012, pp. 283-285. Zinn, Howard. Une histoire populaire des États-Unis. De 1492 à nos jours, Agone, 2002, p. 85.
Par Frédéric Steenhout
Thomas Paine, intellectuel, pamphlétaire, philosophe révolutionnaire britannique, américain et français, naquit en 1737 en Grande-Bretagne et décéda à Greenwich Village (New York) en 1809. Il est mondialement connu pour son engagement durant la révolution américaine (1775-1783) en faveur de l’indépendance des treize colonies britanniques en Amérique du Nord. Il a exposé ses positions dans un célèbre pamphlet intitulé Le Sens commun, publié quelques mois avant la signature de la Déclaration d’indépendance américaine en 1776. Dans Le Sens commun (Common sens de son titre original), Paine dénonce l’administration britannique. Le révolutionnaire trouvait anormal qu’une île règne sur un continent. Il sera le précurseur, comme l’évoque l’historien Howard Zinn (1922-2010), à de ce qu’on appel en droit international « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » (ou droit à l’autodétermination). C’est un principe selon lequel chaque peuple dispose ou devrait disposer du choix libre et souverain de déterminer la forme de son régime politique, indépendamment de toute influence étrangère. Dans son ouvrage pamphlétaire, Thomas Paine propose que les États-Unis se munissent d’une constitution ainsi qu’un canevas à suivre afin de rédiger une Charte des Colonies Unies. Cette charte serait en quelque sorte un Magna Carta américaine. Pour rappel, la Magna Carta originale désigne plusieurs versions d’une charte arrachée pour la première fois par le baronnage anglais au roi Jean sans Terre en juin 1215 après une courte guerre civile qui culmine par la prise de Londres. Les barons, excédés par les demandes militaires et financières du roi et par les échecs répétés en France, y imposent, dans un esprit de retour à l’ordre ancien, leurs exigences : la libération d’otages retenus par le roi, le respect de certaines règles de droit propres à la noblesse, la reconnaissance des franchises ecclésiastiques et bourgeoises, le contrôle de la politique fiscale par un Grand Conseil. Dans son ouvrage Justice agraire, l’auteur « propose un impôt de dix pourcents sur les transmissions de terre lors des successions et d’utiliser les sommes récoltées pour verser à chaque personne à l’âge de 21 ans une dotation de 15 livres puis à toutes les personnes âgées de plus de 50 ans 10 livres par an à vie » (Van Parijs, 2005). Sources: Damon Julien, Pauvreté et précarité en chiffres, Les Cahiers français, n° 390, 2016, pp. 8-14. Lacroix, Jean-Michel. Histoire des États-Unis, PUF, coll. « Quadrige », 2006, p. 74. Ferry, Jean-Marc. 2016. L’allocation universelle: pour un revenu de citoyenneté. Nouvelle éd. Lexio. Paris: les Éditions du Cerf. Spence, Thomas. The Rights of Infants. 1797, p.87. Vanderborght, Yannick. Van Parijs, Philippe. L’allocation universelle. 2005. Repères 412. Paris: la Découverte
Thomas More, inventeur du revenu universel ?
Par Gauthier JACQUES