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Blocus, focus !

D’ici à quelques jours, les étudiants francophones seront en blocus. Ce « blocus » ou les vacances de Noël (Des vacances vraiment ??), est une période qui permet de se préparer au mieux aux examens à venir. Remettre ses notes à jour, réviser, bref une période où ça ne rigole pas. Mais sais-tu que pour optimiser tes chances de réussite, faudra adopter certains conseils clés ? Les connais-tu ? Non ? Bonne nouvelle, nous allons les découvrir ensemble😊 #1 Hypnos, le dieu du sommeil sera votre allié Le sommeil est très important. Pour le bon fonctionnement de notre corps, nous devons dormir au moins 7 à 9 heures. Maintenant, moment de sincérité… Combien de temps consacres-tu au sommeil pendant l’année académique (sans les périodes d’exams) ? Et pendant les périodes d’examens ? #2 L’organisation : ne pas s’y prendre à la dernière minute ! Pourquoi stresser inutilement ? L’organisation est une des clés de la réussite. Pour qu’une matière soit assimilée par le cerveau, il est nécessaire de la répéter 2 à 3 fois. Donc pourquoi reporter cela ? Sur internet, tu trouveras divers modèles de planning qui te permettront d’organiser au mieux ton étude. #3 Avoir un espace de travail rangé et propre Qui n’aime pas travailler dans un espace qui est bien rangé et propre ?  Pendant le grand nettoyage de printemps profite pour ranger ta chambre ou l’endroit dans lequel tu prévois de travailler pour tes examens. Avoir un espace rangé te permettra d’avoir une meilleure concentration ! Et pendant l’étude, n’hésite pas à éloigner tes appareils électroniques ! #4 Faut manger quoi pendant le blocus et la session d’examens ? L’alimentation est très importante pour ton bien-être, ton humeur et ta fonction cérébrale. Que faire pour maximiser l’efficacité de ton apprentissage ? Étape 1 : Une bonne hydratation L’hydratation du corps est importante non seulement pendant l’effort physique, mais aussi mental. La bonne quantité de liquides affecte notre efficacité, car même une légère déshydratation provoque une léthargie, des difficultés de concentration… Il est préférable de boire de l’eau minérale et d’éviter les boissons gazeuses ! Après ces périodes, c’est à vous de voir 😉 Étape 2 : Régime qui stimule le cerveau Lors du choix des produits alimentaires, nous devons nous concentrer sur ceux qui contiennent des protéines saines, c’est-à-dire les poissons gras, les produits laitiers et la viande maigre. Grâce aux protéines, notre cerveau absorbe mieux et plus rapidement les connaissances – nous devenons donc plus efficaces. Lors de la session, il faudra éliminer les aliments lourds, gras et rapides de notre alimentation. Ils donnent une sensation de satiété pendant une courte période et notre corps doit travailler dur pendant une longue période, n’est-ce pas ? De plus, ils nous rendent somnolents et nous empêchent de nous concentrer. Donc à bannir  pendant cette période ! Il me reste juste à te souhaiter un bon blocus et une bonne session d’examens ! Wojslawowicz Wiktoria

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Actualités papier

Débrief’ mag | n°03

Chères lectrices et chers lecteurs, Nous avons le plaisir de vous retrouver pour la troisième parution de notre Débrief’Mag. C’est pour moi un sacré challenge de prendre la relève du Débrief et d’attaquer, sans plus attendre, cette nouvelle édition. Je suis très heureuse de réaliser ce travail entourée d’une équipe de jeunes motivés, dynamiques et engagés. Nous avons, encore une fois, voulu pointer du doigt un sujet tabou sur lequel nous sommes très peu sensibilisés. Avez-vous déjà entendu parler de la prostitution estudiantine? Ce fléau de société qui touche les jeunes, mais qui involontairement, nous touche tous. Certains parleront de crise économique, d’autres d’égo mais la réalité en est assez loin. Pour la réalisation de ce travail, nous avons commencé par créer un sondage partagé dans plusieurs universités francophones belges. Celui-ci nous a rapporté plus de 200 réponses que nous avons méticuleusement analysées. Nous avons rencontré un inspecteur de police spécialisé dans la prostitution estudiantine, une ASBL qui vient en aide, accueille et soutient les TDS (travailleuses et travailleurs du sexe), une écrivaine ayant rédigé sur le phénomène nouveau qu’est le ‘sugar dating ’ et nous nous sommes également inspirés de diverses sources récentes parlant de cette prostitution. Dans chaque Débrief’Mag, nous aimons parler d’un sujet principal qui a pour but d’informer et de sensibiliser nos lecteurs en leur donnant peut-être une perspective différente sur ce sujet. En complément de notre dossier, nous voulions inclure un petit article sensibilisant sur la problématique du harcèlement. Nous sommes également partis à la rencontre d’un jeune entrepreneur. Inspirant !Et comme dans tout bon journal, une partie plus fun avec ‘les bonnes adresses du moment à Charleroi’, des conseils pour bien préparer sa rentrée dans l’enseignement supérieur et des jeux de fin de pages. L’équipe vous souhaite une agréable lecture, et au plaisir d’en discuter ultérieurement. Emma LenaertsRédactrice en chef

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De la virtualité à la réalité : comment l’éloquence devient un outil essentiel dans notre monde connecté

ON CONTEXTUALISE… Nous sommes en 2023 et les réseaux sociaux ont pris une place importante dans notre vie. Qu’il s’agisse de Facebook, Instagram, TikTok ou encore LinkedIn, nous avons tous une raison d’utiliser ces applications. Toujours est-il qu’une question mérite d’être posée : qu’en est-il du réel ? Pour des jeunes de notre génération, il n’est pas difficile d’avoir une communication correcte et d’élargir notre sphère d’influence pour celles et ceux le souhaitant… mais disposons-nous encore des outils pour prendre la parole aisément et exprimer nos idées de manière percutante ?À mon humble avis, dans le système éducatif, les efforts faits sont largement insuffisants et beaucoup d’étudiants sortent de « rhéto » (cette dernière année du secondaire dont le nom fait référence au fait de bien s’exprimer) dépourvus de cette capacité à exprimer leurs idées correctement. Paradoxalement, nous sommes dans une période où la voix des jeunes à plus d’importance qu’avant, et nous l’avons surtout vu ces dernières années. En effet, la pandémie, le confinement ont grandement conscientisé la société sur l’importance de la jeunesse. C’est donc important que nous puissions disposer des outils pour avoir un impact dans ce que nous voulons en ce qui concerne nos projets personnels, professionnels, et j’en passe.Cette volonté de faire parler davantage et mieux notre jeunesse, c’est la raison pour laquelle j’ai rejoint Felobel, la Fédération d’Éloquence Belge… FELOBEL Felobel, c’est une organisation qui réunit des jeunes de tout âge et de divers horizons autour de la passion de l’éloquence. Nous sommes apartisans politiquement, et cela nous permet encore davantage de placer la diversité comme moteur de notre évolution ! En effet, nous prenons beaucoup de plaisir et tirons beaucoup d’apprentissages à explorer ce qui rend chaque personne unique mais nous explorons aussi de nombreux styles liés à la prise de parole… parce que oui, l’éloquence, ce n’est pas juste ces grands orateurs en costume qui parlent avec des mots complexes de sujets philosophiques ou techniques ! L’éloquence ça peut être effectivement de la plaidoirie, mais aussi du slam, du rap, de la négociation, de l’interprétation, de la poésie, du théâtre, des discours de motivation, des débats parlementaires, des pitch’s entrepreneuriaux, des présentations en classe, et j’en passe !À terme, notre fédération souhaite enraciner l’éloquence au sein de la culture belge, à l’instar de nos voisins français qui ont une culture de l’éloquence plus importante que nous, comme nous avons pu le remarquer lorsque nous sommes partis en délégation à Bordeaux, à la rencontre d’un cercle d’éloquence local, l’année passée.Ceci dit, nous ne cherchons pas la « concurrence », mais nous souhaitons réunir ! Qu’il s’agisse du niveau national en réunissant et en soutenant les organismes d’éloquences locaux, régionaux et nationaux mais aussi au niveau international en établissant des liens d’amitié avec d’autres fédérations à l’étranger et en nous inspirant de ce qu’ils font, en mettant en avant le partage et que tout le monde puisse s’enrichir en expérience. Nous agissons suivant une structure à projets. C’est-à-dire que nous avons de nombreux concepts liés à la prise de parole : EloCoaching (coaching d’organisations externes), FeloTrainings (formations internes), EloJury (venir comme jury lors d’un évènement), etc. Parmi ces concepts, nous avons la possibilité de nous impliquer dans ce que nous voulons. Chaque aspect nécessite une communication, une mise en relation avec des acteurs propres ou extérieurs au milieu de l’éloquence, des manières de procéder, etc.Me concernant, j’ai suivi des formations internes pour acquérir les outils nécessaires au coaching en prise de parole, mais quand je le peux, je me forme en tant que coach lors d’ateliers de coaching pour à terme obtenir une certification de coach en éloquence.En plus de toute cette implication, nous passons aussi beaucoup de temps entre nous pour nous former, renforcer nos liens, etc. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous nous sommes rendus en Toscane, au mois d’avril. Cette « EloDelegation » était un teambuilding de quelques jours où nous avons appris à mieux nous connaitre, à nous amuser, à améliorer nos skills, etc.Nous avons logé dans une villa à proximité de Lucca, une charmante ville toscane que nous avons eu l’occasion de visiter et où nous avons pu pratiquer un peu d’éloquence sur la place publique. Au logement, nous avons eu l’occasion de faire plusieurs ateliers d’éloquence également, de danser et chanter ensemble mais aussi de visiter le village et piqueniquer sur une hauteur où nous avons pu voir un magnifique panorama des environs. Personnellement je me suis super bien amusé, j’ai adoré la visite de Lucca et cette matinée d’ateliers sur la place. Ça nous a appris un peu à sortir de notre zone de confort, les Italiens étaient d’ailleurs très curieux et s’arrêtaient pour nous regarder, nous applaudir, ce fut une chouette expérience dont je me souviendrai ! Nous devions d’ailleurs visiter Florence, mais ironie du sort pour des Belges, nous avons subi une grève des trains sur place ! Cependant, ça nous a permis de voir aussi à quel point nous pouvions aussi improviser quand le plan ne se déroule pas comme prévu et nous amuser malgré tout !Au point de vue culinaire, nous avons évidemment raffolé de moultes pâtes et pizzas !En tout cas, une chose est sûre, je ne compte pas quitter de sitôt Felobel et pour ceux qui souhaitent partager avec nous des moments de formation et de cohésion, nous vous accueillons les bras ouverts ! Nous vous invitons à nous suivre sur les réseaux pour vous tenir informés des prochains évènements mais également des prochaines phases de recrutement ! Simon Liegeois

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Actualités Enseignement

L’obligation scolaire

Le droit à l’éducation est un droit fondamental inscrit dans la Constitution belge mais aussi dans différents textes internationaux. Mais quelles sont les règles belges de l’obligation scolaire à respecter ? 🙋Qu’en est-il de l’obligation scolaire en Belgique ? L’obligation scolaire concerne tous les enfants qui sont domiciliés ou qui résident sur le territoire belge. Ils doivent commencer à aller à l’école lors de l’année scolaire qui prend cours dans l’année durant laquelle les enfants ont 5 ans. Par exemple, le cas de l’enfant qui a 5 ans le 30 novembre, sera soumis à l’obligation scolaire dès septembre alors qu’il n’a encore que 4 ans. Ou le cas de l’enfant qui a 5 ans le 30 janvier, il sera dès lors soumis à l’obligation scolaire à partir de la rentrée scolaire du mois de septembre. Pour respecter l’obligation scolaire, il faut que les élèves soient inscrits dans une école de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Communauté flamande ou de la Communauté germanophone. Les élèves peuvent également être inscrits dans une école dont l’enseignement est reconnu (soit une école qui n’est pas organisée ou subventionnée par l’une des trois Communautés, comme les écoles européennes, SHAPE…). L’élève, pour respecter l’obligation scolaire, peut aussi s’inscrire dans un IFAPME ou un SFPME. Enfin, deux autres options sont que la condition est d’envoyer une déclaration d’enseignement à domicile. Enfin, il existe, en Belgique, l’obligation scolaire à temps partiel. Cette obligation signifie que les élèves doivent suivre un enseignement qui combine une formation générale et de la pratique. C’est le cas de l’enseignement en alternance et des SFPME /IFAPME. 🚸Fréquentation et absentéisme Absolument toutes les absences doivent être légalement justifiées ! À partir de la neuvième demi-journée d’absence injustifiée, la direction de l’école doit avertir la direction générale de l’enseignement obligatoire et doit convoquer l’élève concerné ainsi que ses parents. La direction devra rappeler aux parents et à l’élève leurs responsabilités quant à l’obligation scolaire. Autrement dit, les parents sont responsables de s’assurer que leurs enfants fréquentent régulièrement et assidûment l’école. Si un élève fait preuve d’absentéisme, des mesures peuvent être prises à la fois à l’égard des parents et de l’élève lui-même. En ce qui concerne les parents, s’ils ne veillent pas à ce que leurs enfants fréquentent régulièrement l’école, ils peuvent être soumis à des sanctions administratives. Cela peut inclure des avertissements écrits, des amendes ou même des poursuites pénales. Les sanctions spécifiques peuvent varier d’une région à l’autre en Belgique, puisque l’enseignement est principalement de compétence régionale. Pour ce qui est des élèves, s’ils sont absents de manière répétée et non justifiée, ils peuvent faire l’objet de mesures disciplinaires de la part de l’école. Celles-ci peuvent inclure des avertissements, des retenues, des travaux supplémentaires ou, dans les cas graves, une exclusion temporaire ou définitive de l’établissement scolaire. À noter que, généralement, les écoles mettent en place des procédures visant à résoudre les problèmes d’absentéisme comme des réunions avec les parents et l’élève, des offres de soutien ou d’un suivi personnalisé. 📰Actualité au Sénat Le 26 mai dernier, le Sénat a voté un texte de proposition de résolution demandant au gouvernement fédéral d’abaisser l’âge de l’obligation scolaire à 3 ans, contre 5 ans actuellement. 👍Les avantages de l’obligation scolaire dès 3 ans Les avantages de cette proposition sont nombreux. Chaque enfant devrait pouvoir bénéficier des mêmes chances dès le plus jeune âge, de pouvoir accéder à l’école peu importe son milieu familial ou social, mais aussi à tous les bienfaits que cela peut lui apporter. Un rythme adapté à son âge, des habitudes de vie saines et des activités en phase avec son développement par exemple. A l’heure du numérique, l’école reste un lieu où le jeu et les apprentissages rythment les journées et ça ne peut qu’être bénéfique pour nos jeunes enfants. Aller à l’école maternelle c’est bien plus que d’apprendre à se séparer de ses parents. Le travail des institutrices/teurs offre un véritable panel de propositions visant à préparer les enfants au mieux aux apprentissages scolaires de l’école primaire. Leur travail exceptionnel doit être mis en lumière et être utilisé à renforcer cette proposition du Sénat. Enfin, à 3 ans, un enfant apprend plus facilement une nouvelle langue. Nous savons que dans certaines communes ou quartiers, le fait de ne pas baigner dans le français ou dans le néerlandais peut être un véritable frein aux apprentissages des enfants. Ces deux années peuvent réellement faire la différence. L’école se doit d’être un moteur d’émancipation, d’égalité et pousser nos plus jeunes le plus haut possible. 👎Les inconvénients de l’obligation scolaire dès 3 ans Bien que l’enseignement obligatoire dès 3 ans présente de nombreux avantages, il faut aussi prendre en considération les variations des besoins des enfants de cet âge. En effet, les enfants de 3 ans peuvent avoir des besoins très différents les uns des autres. Certains enfants pourraient bénéficier d’un environnement scolaire précoce, tandis que d’autres pourraient avoir besoin d’une approche plus souple et adaptée à leurs besoins individuels. Un autre point à ne pas négliger est le manque de ressources. L’abaissement de l’âge d’entrée à l’école pourrait nécessiter des investissements supplémentaires dans les infrastructures scolaires, les enseignants et les ressources pédagogiques adaptées aux jeunes enfants. Si ces ressources ne sont pas disponibles en quantité suffisante, cela pourrait entraîner des classes surchargées et une qualité d’enseignement réduite. L’obligation scolaire, avant d’être une obligation, est une opportunité pour tous les enfants d’acquérir les savoirs et les savoir-faire pour s’intégrer au mieux dans la société. Elle permet à tous les enfants, de tout milieu, de jouir d’une égalité des chances. Rédigé par ROBBEN Maylis et EGGERMONT Amandine du GT Enseignement

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Jeunesse Politique

“Ce n’est pas un métier, c’est une mission que nous avons”

Véronique Durenne, originaire de Celles et pharmacienne de formation, occupe la fonction de sénatrice depuis juillet 2019 au sein du Mouvement Réformateur. Durenne est intervenue lors de la séance plénière du 17 mars 2023 au sujet de l’autonomisation économique des femmes, sujet central à améliorer en Belgique selon la sénatrice, et pour lequel elle avait également pu cosigner des propositions de résolution. Elle nous partage ici son parcours, sa place de femme dans le monde politique, la violence qu’elle a vécue de la part de ses collègues et son avis sur certains sujets d’actualité comme le revenu universel ou la sécurité sur les campus universitaires. Vous avez un parcours très intéressant, pharmacienne de formation à sénatrice. Pourriez-vous nous en dire un peu plus ? Ça me touche toujours quand on me pose cette question. J’étais donc pharmacienne dans un village près de Tournai, la pharmacienne du village comme on pourrait le dire. Et puis un jour, le premier échevin de ma commune passe la porte de l’officine et me dit que les élections approchent, qu’ils ont besoin d’une femme, de personnes porteuses de voix comme des médecins ou des pharmaciens et qu’il a pensé à moi. Je le regarde et je lui dis que jamais je ne pourrais faire ça. Il m’a laissé le temps de réfléchir. Alors, ce soir-là, je rentre chez moi et j’en parle à mon mari qui lui est agriculteur. Il faut savoir que mon mari est quelqu’un qui s’intéresse à tout, il a une culture extraordinaire et il adore la politique, mais de loin. Il me dit que c’est super intéressant et que je devrais essayer. Moi-même je suivais l’actualité mais jamais ne m’est venu l’idée de faire de la politique. Après beaucoup de discussions, j’ai dit oui. On me met alors en deuxième place. Je fais la campagne et je joue le jeu. Et puis le soir des élections on me dit : « Voilà, Véronique, tu es échevine ». Et là, je cours le dire à mon mari et je me rends compte que je me suis mise dans un embarras pas possible. Il faut savoir que je suis quelqu’un de très sensible, un homme m’avait même dit : “Mon Dieu, Véronique, mon petit, tu devras avoir de larges épaules” et je repense souvent à ce monsieur. J’ai pris le post, j’avais été élue. Après tout, le citoyen me faisait confiance et il me connaissait en tant que pharmacienne donc on ne peut pas dire que je tombais de n’importe où. Je me souviendrai toute ma vie du premier jour où je suis arrivée en collège. J’étais très scolaire avec mon petit cartable et ensuite, j’ai appris sur le terrain.On m’a alors confiée la petite enfance et la culture, des matières qui m’étaient chères et proches en tant que jeune maman. Et mon échevinat s’est très bien passé. Aux élections suivantes, six ans plus tard, je dépasse la tête de liste et je deviens bourgmestre. Ensuite, je suis devenue bourgmestre empêchée, mais je connaissais les règles du jeu. Je suis donc devenue députée. Dans ma commune, ils l’ont un peu mal pris, ils m’ont dit que je les avais abandonnés, ils m’avaient élue bourgmestre et je suis partie. Donc j’étais députée, et un jour Charles Michel m’a appelée pour me désigner sénatrice. Et voilà où j’en suis aujourd’hui. C’est pour ça que j’encourage vivement les jeunes à se lancer dans la politique, vraiment. Je suis le bel exemple qu’on peut apprendre et y arriver. Avez-vous trouvé cet apprentissage difficile ? La politique est-elle réellement un monde d’hommes ? Je dirais que pour apprendre, il faut vraiment être sur le terrain. Et puis, le métier de politique est assez éphémère, ce n’est pas un métier, c’est une mission que nous avons. C’était difficile par temps, mais j’ai toujours eu mon mari à mes côtés, il m’a beaucoup aidée. Il faut aussi savoir que de mon temps, c’était un milieu très macho. À mes débuts, j’ai eu beaucoup de mal. Je me suis pourtant toujours accrochée. J’ai eu beaucoup de soutien de la part des citoyens et du bourgmestre, ça m’a beaucoup aidée. Et avec le temps, on apprend à s’endurcir. Vous encouragez les femmes et les jeunes femmes à entreprendre des études STEM (science, technology, engineering, and mathematics) et à développer leur estime de soi. La sécurité sur les campus universitaires y joue un rôle primordial et reste parfois un frein au développement de l’estime de soi. Quelles seraient vos propositions ?  Malheureusement, sans remettre en cause le travail qui est déjà fait, je pense que la formation des agents de sécurité est déficiente. Après ce n’est pas évident, et la critique est très facile. Il faut bien se mettre en tête qu’on doit toujours essayer de s’améliorer et de trouver des solutions. On a pu, grâce aux habilitations, ouvrir d’autres sections de formation. Là aussi je pense qu’il y a une formation qui doit être renforcée et améliorée pour que vous, les jeunes, puissiez-vous sentir en sécurité. Il faut une réelle prise de conscience de la part des professionnels qui vont vous encadrer. L’installation de caméras de surveillance peut également être une solution. C’est aussi à nous de jouer notre rôle et d’attirer l’attention, et pourquoi pas proposer une résolution. Pour terminer, la N-VA est en faveur de la suppression du Sénat. Quelle est votre position par rapport au maintien ou non du Sénat ? Pour moi, le Sénat a toute son importance. Premièrement, c’est le lieu de rencontre entre les différentes entités fédérées, et je le vois. C’est très important de pouvoir échanger avec nos amis néerlandophones et voir les différentes pratiques mises en œuvre des deux côtés de la frontière linguistique. Il faut peut-être le réformer. Effectivement, c’est une discussion que l’on doit avoir. Mais le Sénat a toute son importance malgré les nombreuses critiques à son égard. On pense qu’au Sénat on ne fait rien, alors que c’est complètement faux. Quand on voit les comptes rendus des différentes commissions et les textes qui

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Actualités Planète Santé Sciences Société

Le cannabis dans le milieu médical

Saviez-vous qu’il existe une société belge qui extrait des molécules issues de la plante du cannabis pour les utiliser dans le secteur de la santé ? Le groupe de travail santé a eu l’opportunité d’aller à la rencontre de l’un de ces fondateurs, Flora, bio-ingénieur de formation. En collaboration avec deux autres fondateurs, Lionel et Jonathan, tous deux ingénieurs de gestion, Flora a créé CBX medical, il y a deux ans et demi. Cette société belge est spécialisée dans le développement de produits à base de cannabinoïdes, tel que le cannabidiol (CBD). Ces produits sont uniquement disponibles en pharmacie. Les trois fondateurs sont en effet convaincus des bienfaits pour la santé de ces molécules non-stupéfiantes présentes dans la plante de cannabis. Aujourd’hui, ces produits à base de CBD se vendent surtout dans des CBD shop ou sur internet, alors qu’ils devraient se retrouver en pharmacie où une qualité et un conseil de la part de spécialistes peuvent être assurés. Leur but est de ramener ces produits à base de CBD et d’autres cannabinoïdes non stupéfiant comme le cannabigérol (CBG) dans les pharmacies. Pour cela, une grande partie de leur travail est d’aller sur le terrain, présenter leurs produits aux spécialistes de la santé et donner des formations. CBX medical repose sur deux piliers importants, la science et l’éducation. Pour le pilier scientifique, le CBD a été découvert en 1964, suivi de la découverte du système endocannabinoïde. C’est un sujet de recherche en pleine effervescence car il y a encore pleins de choses à découvrir et CBX essaye de le faire de différentes manières. Ils ont par exemple coordonné des mémoires au sein d’universités européennes notamment avec la faculté de pharmacie de l’Université Libre de Bruxelles et l’Université de Gembloux. De plus, ils ont aussi créé une fondation, la « CBX Foundation » dont la première initiative a été de créer un concours pour la recherche académique, qui récompense les meilleurs sujets de mémoire : la « Research Award for cannabis in Europe (RACE) ». La prochaine édition de RACE est prévue en 2024 et les étudiants peuvent déjà s’inscrire. Le but de CBX à travers ces initiatives est de stimuler le corps académique à s’intéresser à la plante de cannabis et toutes ces utilisations pour pousser la recherche en Europe. Pour le pilier éducation, Flora attire notre attention sur le manque de connaissances du monde médical au sujet des cannabinoïdes. Elle nous explique qu’au début du projet, CBX a vite été confronté à des problèmes lors de la présentation de leurs produits dans les pharmacies car ces derniers pensaient soit qu’il s’agissait de drogues soit ils ne savaient pas comment utiliser ces produits. Dans une logique de former ces professionnels, CBX medical a donc mis en place une série de formation pour les professionnels de la santé. Une autre activité complémentaire à leurs 2 piliers est la mise en place d’un champ expérimental l’année passée, dans la région de Chaumont-Gistoux, pour aider à développer la filière au niveau de l’agriculture en Belgique. Ils y ont planté deux variétés autorisées au niveau de l’Europe car elles ont une concentration inférieure à 0,3% de THC. Cette expérience va être réitérée cette année dans la commune de Lasne. A côté de cette plantation, CBX a aussi fait une exposition sur l’utilisation « zéro déchet » de la plante de cannabis, où ils ont illustré l’utilité de toutes les parties de cette plante. En plus d’être acteur dans la recherche, ils ont leur gamme de produits vendus en pharmacie qui répond à trois catégories de besoins : (1) bouger, (2) relaxer et (3) régénérer. Ces produits n’ont pas d’effets planant car ils ne contiennent pas de THC. Par exemple, dans la catégorie « bouger » on retrouve un gel refroidissant à base de CBD, le canflex, et un gel chaud à base de CBG, le canmove, pour les articulations et muscles. Laetitia Tursugian, déléguée santé

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Actualités Culture Jeunesse Société

La Foire du livre de Bruxelles

Amies lectrices, amis lecteurs, elle vous avait manqué, vous l’aviez attendue : la Foire du Livre de Bruxelles s’est tenue à Tour et Taxis du 30 mars au 2 avril dernier. Ce ne sont pas moins de 300 exposants, auteurs et éditeurs qui se sont rassemblés pour le plus grand plaisir des férus de lecture. Nous avons eu la chance d’être invités à la Soirée d’inauguration par le Centre Jean Gol. Son stand, au cœur de la fraichement rénovée Gare Maritime, valait certainement le détour. Nous avons pu y découvrir ouvrages et publications d’actualité. La présence de plusieurs personnalités politiques du Mouvement, notamment pour des séances de dédicaces, semblait également ravir les invités.  Le thème de cette édition, Osons l’imaginaire, nous a transporté au fil des allées, de rencontres en rencontres, vers un monde magique, formé de papiers et de mots. Nous avons, notamment, eu le plaisir de rencontrer le Verviétois Christian Janssen-Déderix, qui nous a parlé, avec passion, de son ouvrage ‘La Lignée Dorval’. La Foire du Livre, c’est aussi ça, des rencontres, des visages, des histoires et une ode à la culture et au partage. L’impressionnante foule présente et l’enthousiasme criant qu’elle dégageait nous ont rappelé à quel point le livre papier a encore de belles années devant lui. A l’heure de la technologie, il est cependant crucial de le promouvoir et de le préserver. Conservant ceci à l’esprit, nous attendons d’ores-et-déjà la prochaine édition avec impatience.  Alison Clément

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Actualités Politique

Chars occidentaux en approche !

La 25 janvier 2023, la nouvelle tombe. Les Etats-Unis donnent leur feu vert pour la livraison des chars M1 Abrams. Cette annonce suit celle de l’Allemagne qui après des semaines d’hésitation a donné enfin son aval pour l’envoi de ses chars lourds du nom de Léopard II à l’Ukraine. Le feu vert est également donné aux pays de l’Otan qui disposent de ces chars de production allemande. Le Royaume-Uni lui aussi enverra ses chars du nom de Challenger II.  Les chars occidentaux peuvent-ils changer le cours de cette guerre ?   Les chars qui seront livrés prochainement à l’Ukraine sont très puissants. Mundo Frank Ledwidge, ancien officier de l’armée britannique et actuellement professeur de stratégie et de capacité militaires à l’université de Portsmouth en Angleterre, a confié à la BBC que les meilleurs chars du monde sont allemands, britanniques et américains. Ces chars vont apporter une très grande aide aux hommes qui se battent sur le front.  Cette action implique-t-elle l’OTAN dans ce conflit armé ? L’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord garantit une sécurité qui repose sur un engagement sans failles en faveur de la défense collective, ce qui assure aux Alliés une sécurité lors de l’envoi des armes à l’Ukraine. Leur sécurité ne sera pas compromise. En d’autres termes, les pays membres de l’OTAN qui fournissent une aide militaire, financière à l’Ukraine ne seront pas impliqués directement dans ce conflit qui oppose l’Ukraine (pas encore membre de l’OTAN) et la Russie.  Comment évoluera ce conflit à l’est de l’Europe ? L’Ukraine s’approche-t-elle d’une victoire ? Combien va durer cette guerre ? Deux ans ? Cinq ans ? L’avenir nous le dira. Wiktoria Wojslawowicz Sources : https://www.bbc.com/afrique/articles/ceqg7de1901o https://www.nato.int/cps/fr/natohq/topics_192648.htm https://www.nato.int/cps/fr/natohq/topics_133127.htm https://www.touteleurope.eu/l-ue-dans-le-monde/guerre-en-ukraine-ou-en-est-l-union-europeenne/

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Actualités Économie

La disparition à petit feu de l’argent liquide

Le temps où nos grands-parents nous glissaient un billet de 50€ dans une carted’anniversaire en guise de dringuelle (de pourboire) est peut-être révolu et laisse place à unvirement bancaire avec « Bon anniversaire ! Mamy et Papy » en communication libre. Si certainssont attachés à leurs billets et aiment les avoir en main, d’autres préfèrent mettre leur argent surun compte en banque et payer uniquement par virement. La réalité, c’est que notre société évolue et l’argent liquide disparait peu à peu de la circulation pour diverses raisons, mais pas sans risque. Au fil du temps… Il est intéressant, avant tout, de revenir sur l’histoire de la monnaie. Pour rappel, lespremiers échanges étaient sous forme de troc (commercer un objet contre un autre). Mais cetteforme d’échange a vite posé quelques problèmes : parfois impossible si l’une des personnes neveut pas de l’objet proposé par l’autre, également compliqué si une grosse pièce ne peut êtredécoupée pour des petits échanges… Dès lors, la monnaie s’est rapidement imposée. Les objetsont alors une valeur monétaire. Si aujourd’hui « être riche » signifie avoir un chiffre à 6 zéros enactif, autrefois la richesse était le bétail. Cela a d’ailleurs eu une répercussion sur notre vocabulaire puisque pecus qui signifie troupeau en latin a donné « pécuniaire », idem pour caput (tête) qui a donné « capital ». Avant les pièces en métal et en or, la monnaie était du sel ou même des coquillages. Au fil des siècles, les Royaumes créent leur propre monnaie en vue d’unifier les échanges sur son territoire. Il faudra en revanche attendre 1750 pour connaitre la première monnaie internationale, le thaler (créé par l’impératrice Marie Thérèse de Habsbourg). A noter que le thaler va subir une distorsion phonétique et devenir « dollar ». À la fin du XVIIe siècle, suite à une pénurie de monnaie, les colons français installés au Canada inventent la monnaie fiduciaire. Mais c’est au XVIIIe siècle que la monnaie papier et les billets apparaissent en France. Dématérialisation Si l’argent liquide reste présent car il représente une réserve de valeur, actuellement, l’argent subi une dématérialisation. Il est maintenant possible de payer par carte mais aussi avec un smartphone et/ou avec une montre connectée. Ces paiements dématérialisés sont sans conteste nettement plus pratiques et rapides, d’autant plus depuis le « sans contact » : un bip et la transaction est faite ! La crise du coronavirus a évidement favorisé l’utilisation du « sans contact » pour une question d’hygiène. De plus, les paiements électroniques offrent aux commerçants une certaine sécurité. En effet, cela leur évite de tomber sur des faux billets ou sur des chèques en bois mais ce type de paiement permet aussi à n’importe qui de suivre et surveiller ses dépenses plus facilement. L’argent numérique, comme envisagé pour 2025, se présente comme des billets rangés à la banque centrale et non plus dans les portefeuilles des gens. Le passage historique de cet article oublie de rappeler qu’il existe actuellement une autre forme d’argent : la cryptomonnaie. Le dictionnaire Le Robert définit la cryptomonnaie comme unemonnaie numérique en usage sur internet, indépendante des réseaux bancaires et liée à un système de cryptage. Par exemple, le bitcoin est une cryptomonnaie. L’une des grandes caractéristiques de celle-ci est qu’elle ne laisse pas de traces. Alors, pour des transactions illégales, la cryptomonnaie sera privilégiée. Si cette monnaie récemment mise en place intéresse presque exclusivement aux jeunes, c’est parce que selon une étude allemande, ceux-ci n’ont grandi qu’avec des crises (crise de 2009, bulle d’internet, Brexit…) qui les encouragent à faire desinvestissements à risque comme les cryptomonnaies. Voilà donc un élément en plus qui va fairedisparaitre le cash dans les prochaines années. Quelle serait la réalité si l’argent liquide disparaissait définitivement?  D’après les dires de Jacques Fierens (avocat et professeur de droit à l’ULiège), il y aura un monde sans cash où il fait bon vivre et ensoleillé et un monde sombre avec de l’argent liquide en circulation où la souffrance et la misère sont prédominantes. De plus, si il n’y a plus de cash, cela veut donc dire que toutes les transactions se feront par carte bancaires, ce qui posera le problème de traçabilité. Personne n’aura de secret pour les banques.  Tous les paiements seront visibles par les banques et les influenceront sur le refus ou non d’un crédit (par exemple, une banque va refuser un prêt à quelqu’un qui joue souvent au casino). Pour les commerçants, la disparition du cash fera descendre le nombre de braquage mais il sera alors impératif de développer la cybersécurité des banques pour faire face aux hackers. Enfin, la suppression de l’argent liquide fera presque disparaitre le travail au noir. Cependant, la pauvreté ne disparaitra pas pour autant, un retour au troc est possible. Aussi, Il a été montré que sortir une liasse de billets de son portefeuille est plus significatif dans les esprits des individus que payer sans contact ou par une application. Que l’on préfère avoir son argent en main propre, que l’on préfère le savoir en sécurité dans une banque ou qu’on décide d’investir dans des cryptomonnaies, chacun gère son argent comme il l’entend. La marche vers la disparition totale de l’argent liquide est large mais il n’est pas impossible que dans quelques années le billets de 5€ tel que nous le connaissons actuellement devienne une pièce de collection, comme le franc. Sources – Histoire de la monnaie : https://group.bnpparibas/actualite/breve-histoire-monnaie– L’argent et ses métamorphoses : vidéo ARTE– La fin du cash : https://dossiers.lalibre.be/la-fin-du-cash/

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Rencontre avec Géraldine Demaret

C’est sur une note positive que le bilan de la Loterie Nationale s’est terminé en 2022. 1,48 milliard d’euros, c’est le chiffre. L’année dernière, la baisse du pouvoir d’achat et les crises successives ont raboté de 2,7% le chiffre d’affaires de la loterie, après un exercice 2021 record, qui avait coïncidé avec la sortie de la crise Covid. L’entreprise tourne avec 430 collaborateurs et en a engagé 67 l’année dernière. Intéressons-nous quelques instants à la nouvelle présidente du conseil d’administration et à cette société philanthrope quelque peu méconnue du public. Peux-tu te présenter et retracer ton parcours ? Je suis sortie en 2011 de l’université avec un diplôme d’ingénieure commerciale et j’ai directement commencé à travailler dans le secteur privé pour la boite Ice Watch qui était en plein essor. Je travaillais au développement de la marque à l’international ; je m’occupais du Moyen-Orient et du continent européen. C’était très instructif. Ensuite, j’ai eu l’opportunité de travailler pour une PME qui développait des magasins retail en Belgique et au Grand-Duché de Luxembourg.  Dans la foulée, j’ai passé un examen pour faire de l’audit au niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles, j’ai réussi mon examen pour être statutarisée mais j’ai passé également en 2014 l’examen du MR que j’ai réussi. J’ai donc arrêté l’audit et j’ai commencé à travailler au groupe MR du parlement. Denis Ducarme était chef de groupe à l’époque et je m’occupais de la commission Finances et Budget. Ensuite, Denis est devenu ministre des PME, Indépendants, Classe moyenne et Agriculture et là je l’ai suivi et je suis devenue directrice des Budget/Finances dans son cabinet. A l’heure actuelle je suis cheffe de cabinet adjointe pour le ministre David Clarinval et je suis en charge des cellules statut social, travailleurs indépendants et cellule PME. Depuis mai 2021, j’occupe la fonction de présidente du conseil d’administration de la Loterie Nationale. Connaissais-tu le secteur avant d’y rentrer ? Je ne connaissais pas les particularités du secteur des jeux de hasard. Je connaissais la Loterie Nationale en tant qu’entreprise publique. Je traitais en effet avec cette entreprise lorsque je travaillais au parlement au niveau de la commission finances/budget. Quand je suis arrivée à la loterie, j’ai dû très vite apprendre comment fonctionnait cette belle entreprise publique mais aussi le cadre réglementaire dans lequel elle évoluait et le secteur des jeux de manière plus large. D’abord son fonctionnement : sa stratégie, son contrat de gestion avec le gouvernement mais aussi le secteur des jeux de hasard de manière plus globale puisque la loterie a également une branche « paris sportifs » qui est régie par la loi sur les jeux de hasard et donc là effectivement c’était plus technico-juridique et j’ai dû m’en imprégner. En mai 2021, quand je suis arrivée comme présidente de la loterie, presque l’ensemble du conseil avait été renouvelé. Il s’agissait donc de matières nouvelles pour la plupart des membres. Les séances étaient donc plus didactiques car pour chacun des dossiers sur la table, un rétroacte était nécessaire. L’année 2021 a été marquée une fois de plus par la crise du Covid. Malgré cela, le nouveau CA mis en place a pu être témoin de l’adaptation rapide de la stratégie de la LN à la situation exceptionnelle qu’a représenté le Covid. L’entreprise publique a pu tirer profit de ses investissements dans le digital et dans les points de vente. Un conseil d’administration qui respecte les quotas de parité ? Oui, niveau quotas « entreprises publiques ». Je suis particulièrement fière que ce soit une femme à la présidence du conseil d’administration. Il y a 5 autres femmes qui siègent au conseil d’administration donc on atteint quasiment les 50% ; on va même au-delà de ce qui est imposé et c’est très positif. Est-ce que ce système de quotas est une bonne chose ? Non. Tout d’abord, je partage évidemment le constat qu’il reste encore beaucoup de travail pour assurer une bien meilleure représentativité des femmes dans certains milieux de la société et ce, notamment dans la haute fonction publique et dans la sphère politique. Néanmoins, et idéologiquement parlant, je suis contre le fait d’imposer un système de quotas « en faveur des femmes » et je suis encore optimiste de croire qu’il existe d’autres solutions pour promouvoir la représentativité des femmes que ce soit dans le secteur privé ou le secteur public. Il s’agit d’une fausse bonne idée selon moi car on stigmatise la femme qu’on choisit en fonction de son sexe plutôt qu’en fonction de ses compétences/connaissances. Pour certaines femmes, la parité forcée peut même paraître humiliante/stigmatisante. Les quotas sont selon moi une discrimination positive car ils créent une nouvelle inégalité  afin de promouvoir une égalité.  Le sujet de légalité homme-femme est un problème sociétal plus profond ancré dans les pratiques et les cultures et pour lequel la formation, l’éducation et la sensibilisation restent primordiales. Cependant, au vus des arguments que je viens d’énumérer, le système de quotas ne me semble pas suffisant pour améliorer la parité. Ce n’est pas en forçant les choses qu’on y arrivera. In fine, imposer des quotas reste pour moi une énorme faiblesse en tant que société. C’est quoi la Loterie ? La première loterie a été organisée en 1441 à Bruges et depuis elle a évolué et s’est diversifiée à travers le temps pour arriver à la loterie que nous connaissons de nos jours. C’est un modèle assez unique en Belgique, c’est un monopole d’état. Il faut se rappeler que la LN a une double mission : Offrir à chacun la chance d’assouvir son envie de jouer ; En contribuant ainsi positivement au plaisir de jouer, au bien-être et à la société (responsabilité sociétale). C’est pour ce faire que la LN : Assume sa mission de canalisation en organisant des jeux attractifs, accessibles et responsables caractérisés par leur dimension collégiale et leur transparence, et développés, commercialisés et soutenus dans cette optique.  La raison d’être de la LN est la collecte de fonds pour soutenir les bonnes causes par la canalisation active des joueurs. Mets les bénéfices qu’elle enregistre